<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314</id><updated>2011-08-01T07:44:53.544-07:00</updated><title type='text'>Tahiti Rain Song</title><subtitle type='html'>Mon coeur devient cendrier</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>45</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-114050826377366056</id><published>2006-02-20T23:50:00.000-08:00</published><updated>2006-02-20T23:51:03.783-08:00</updated><title type='text'>I'm so lonely I could...</title><content type='html'>Nouveau Blog : &lt;a href=http://begstealborrow.blogspot.com&gt;Beg / Steal / Borrow&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-114050826377366056?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/114050826377366056/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=114050826377366056' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/114050826377366056'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/114050826377366056'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2006/02/im-so-lonely-i-could.html' title='I&apos;m so lonely I could...'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-114010989354611138</id><published>2006-02-16T09:11:00.000-08:00</published><updated>2006-02-16T09:11:33.560-08:00</updated><title type='text'>Beg / Steal / Borrow</title><content type='html'>Je dois retrouver ma vie. Comme un drogué, comme un imbécile, comme un vieillard. Je supplierais, je volerais, j’emprunterais pour ça. Bien sûr, avant, je dois savoir où je l’ai perdu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’année dernière. Ça c’est sûr. Plutôt au début d’ailleurs. Et puis quand j’y pense, c’est étrange, parce que sans ma vie, j’ai tout de même écrit le Manuel de Cristallographie, soit ma meilleure œuvre à ce jour. L’aurai-je perdu tout de suite après, ou en l’écrivant ? Je pourrai dire que l’écrire m’a vidé, que le livre m’a emprunté ma vie et que c’est exactement pour ça que j’attends avec angoisse les réponses des éditeurs, parce que j’attends simplement qu’ils me rendent ma vie. C’est tentant, mais ce serait oublié quelque chose d’important : mes quatre mois de travail l’année dernière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forcément, même sans y penser, je sais que c’est bien ça la principale cause de la disparition de ma vie. Pourtant, j’ai vécu de belles choses, très importantes, pendant que je travaillais : aller à Strasbourg pour voir Garden State, cette soirée spéciale DIG ! où j’ai vu Camille Goemans, voir In The Mood For Love en plein air tout en dégustant un milk-shake fraise, aller à Paris, rencontrer Coco Rosie aux Eurockéennes, me baigner en plein orage. Essayons de trouver les différents moments où la carapace s’est brisé. &lt;br /&gt;La soirée en janvier 05 où je me suis pris une si grosse cuite que je me suis retrouvé à chanter presque nu sur une scène. Pas terrible, pas spécialement gratifiant mais bon, ça peut encore aller. Précisément, ça m’a montré que même bourré, personne ne veut chanter Time For Heroes avec moi.&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.boysintheband.co.uk/timeforheroes.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pré-soirée où j’ai appris la note de mon mémoire et où je l’ai jeté par la fenêtre. Ma première prise de conscience que jamais, quoi que je fasse, n’importe quelles études, mon travail ne pourra être accepté par l’establishment. &lt;br /&gt;A Strasbourg, après Garden State, quand j’ai volé une affiche de Chet Baker. Malgré tout, j’avais encore des principes.&lt;br /&gt;&lt;img src=http://fraser.typepad.com/photos/uncategorized/garden_state.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule et unique fois où je vis Camille Goemans, comme d’habitude, rongé à vie par les remords et pourtant bien conscient que le personnage que j’en ai tiré est beaucoup plus intéressé qu’elle n’aurai jamais pu l’être, quels que soient ses efforts. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là je confonds les bons et les mauvais souvenirs, non ? Disons que ce sont tous des pierres sur mon chemin, le chemin vers la destruction de l’adolescent qui est en moi. Ça ne me dérange pas plus que ça. Mais si c’est en lui qui réside mes facultés à écrire, rêver, être amoureux, qui y a t’il en l’autre ? L’adulte. L’argent, le travail, la fin qui justifie les moyens ? Plutôt crever. Bien que c’est ce que la société tout entière attend de moi comme elle l’attend de chacun d’entre nous. Peut-être que cet adulte est une coquille vide. Ça expliquerait pourquoi j’ai l’impression d’avoir de nouveau 14 ans et d’être un imbécile. Si c’est le cas, alors tant mieux. A moi d’attendre, attendre que cet esprit s’ouvre, soit prêt à recevoir tout ce que je veux conserver de l’adolescent et tout ce que je veux créer de toute pièce, pour lui. J’y mettrai aussi, allez, ne soyons pas vache, un peu de compétences dans le travail, juste de quoi acheter à manger, des cds, et me sentir à mon avantage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois quand même parler de deux événements, sans ordre chronologique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux Eurockéennes, le premier soir, alors que j’avais déjà vu Coco Rosie et que j’avais enchaîné ma journée de travail avec ma journée de concert, je me suis senti extenué. Vraiment, à en dormir debout. Quoi de plus naturel, j’étais fatigué. Pour me retaper, je me suis payé une crêpe, j’en ai mangé deux bouchées et je l’ai jeté. Et là, je suis allé m’assoire dans la pénombre. Je ne sais pas ce qui c’est passé. J’en suis ressorti peut-être cinq minutes plus tard, en pleine forme. Je me suis réveillé. J’ai switché. Un clic, et ce n’était plus moi. Un déclic, et l’adolescent, vidé de ses forces, ne pouvait plus maintenir le contrôle de mon corps. L’adulte, tapi dans l’ombre, lui cédait sa place et se proposait de le relayer un peu. Depuis, il n’a jamais voulu céder sa place en retour, et toutes mes interrogations, mes désespoirs et mon ennui ne sont que les dommages collatéraux de la guerre qu’ils se font à l’intérieur de moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://simplemission.typepad.com/photos/uncategorized/coco1&gt;&lt;br /&gt;Et dans cette chasse à la recherche de ma vie, de mon âme, comment ne pas mentionner Paris. La première nuit, ok je l’admets, j’ai pété un plomb. Mais j’étais seul dans une grande ville, j’avais payé cela avec mes économies et je ne savais tout simplement pas quoi faire. Non c’est vrai, je ne connaissais pas le métro et j’étais déçu par la première vision de mon quartier, malgré Montmartre. Pourtant, les signes que j’étais au bon endroit ne manquait pas : croiser Devendra Banhart dans la rue, voir un épisode surréaliste de Lucky Luke où Woody Allen à la vedette, etc. Au fond, c’est vrai quand même : c’était décevant. Pourquoi ? Parce que c’est comme partout. Comme chez moi. Parce que les gens avaient les mêmes têtes, gros durs ou gens normaux. Parce que les filles ne me regardaient pas, parce que les poèmes ne me sautaient pas à l’esprit, parce qu’on ne me dressait pas de couronnes de lauriers, parce que rien n’était gratuit, parce que rien n’était extraordinairement beau, parce que rien n’était exceptionnel, parce que rien n’était magique au premier coup d’œil. Evidemment, j’ai appris à apprivoiser ces sentiments et à voir qu’ils étaient faux. Mais quand on dépense beaucoup d’argents en frais matériels (train, hôtel) de l’argent qu’on a passé des mois à économiser en y pensant, de l’argent qui nous à aider à tenir le coup pendant qu’on travaillait, qu’on voyait tous nos rêves s’évanouir, dévorés par la réalité, ses dents acérées, sa noirceur en expansion, on attend d’être sauvé, d’être arraché à la vie, entrer en Arcadie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://personal3.iddeo.es/masters/comicos/imagenes/tapadera.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh Oh Oh Oh I left something in Paris…  L’espoir, peut-être. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je supplierais, je volerais, j’emprunterais …&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-114010989354611138?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/114010989354611138/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=114010989354611138' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/114010989354611138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/114010989354611138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2006/02/beg-steal-borrow.html' title='Beg / Steal / Borrow'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-114001755979084223</id><published>2006-02-15T07:21:00.000-08:00</published><updated>2006-02-15T07:32:39.830-08:00</updated><title type='text'>Can’t stand me now</title><content type='html'>&lt;img src=http://images.google.fr/images?q=tbn:6bb84oVEOxGoAM:img.photobucket.com/albums/v296/3Cees/031.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers lecteurs, j’ai deux grandes nouvelles à vous annoncer :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- je suis au bord de craquer&lt;br /&gt;- vous n’existez pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce cas, pourquoi écrire. Et si j’écris, pourquoi ne pas l’avoir fait depuis tellement de temps. Depuis que nous sommes en 2006 en fait. &lt;br /&gt;Je ne sais pas. Je rentre d’un bistrot où en distinguant un verre de blanc et j’ai lu la Ballade de la Geôle de Reading par Oscar Wilde et j’ai simplement l’impression que c’est le moment. Je fais beaucoup de ce genre de choses en ce moment, trouver un lieu pour lire, sortir un bouquin, aller jusqu’au bout, y rester des heures. Sans doute parce que l’année cinéma s’annonce aussi mauvaise que celle qui vient de s’achever. A part, évidemment, les deux merveilles de prévues par Paul Auster, La Vie Intérieure de Martin Frost par l’auteur lui-même, avec Sophie Auster, et le Pays du Bout du Monde, adaptation, avec Eva Green. Soit les deux femmes de ma vie en ce moment. Pourquoi en suis-je revenu à Eva Green d’ailleurs ? On pourrait dire qu’elle ne m’a jamais quitté mais ce serait trop facile. Je crois que c’est à cause de Sophie Auster qui a un peu le même air et aussi parce que j’ai croisé cette fille, dans les escalators de la Fnac, qui m’a immédiatement fait me poser cette question « Pourrai-je l’aimer assez pour aller jusqu’à la tuer ? ». La réponse était oui bien sûr, et si rajoute que j’écoutais en même temps l’opéra de la BO de Match Point, l’affaire est close. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ebauches de disques de l’année 2005 :&lt;br /&gt;Sophie Auster&lt;br /&gt;Baxter Dury – Floorshow&lt;br /&gt;Babyshambles –Down In Albion&lt;br /&gt;Maximo Park – A certain trigger&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est comme aujourd’hui, un peu avant de m’installer au bistrot, en sortant de la médiathèque, pas très fier, le dvd de Spinal Tap en main, cette fille rentre d’un pas décidé avec ses cheveux incroyablement châtain, mon regard rencontre le sien et nous attendons le premier à montrer des signes de timidité sans que cela n’arrive, nous restons les yeux dans les yeux le temps de quelques secondes jusqu’à ce que nos chemins font que nos yeux se perdent, une éternité. C’est ce genre chose, et uniquement ce genre de chose, qui me permet de vivre encore. Me dire que quelque part je pourrai vivre quelques temps dans les bras de cette fille. Même si ce n’est jamais ces filles que je côtoient dans ma vie quotidienne, et même si le simple fait de l’entendre parler aurait très certainement fait partir mes espoirs. Quoique, elle a parlé en fait. Pendant que je rangeais le dvd de Spinal Tap dans mon sac et que très discrètement mais pas sans intention je sortais un recueil de Keats le temps de faire de la place, elle parlait et demandait à une employée un dvd dont je n’ai pas pu entendre le titre. La femme lui répondait, je rangeais le recueil de Keats et dans son silence, je reconnaissais ses yeux sur moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.ewradio.co.uk/images/689.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que quelqu’un de normal aurait attendu dehors qu’elle sorte ? Elle n’en avait pas pour longtemps, cinq minutes au plus. Je ne suis pas un homme normal, j’aurai été mort de trac. Et de toute façon ça ne m’a même pas traversé l’esprit sur le moment. J’en ai même honte, là, maintenant, alors que je découvre cet état de fait : je suis un amoureux d’amours manqués. Même si au fond le Manuel de Cristallographie ne parle que de ça. &lt;br /&gt;Si je pouvais retourner dans le temps, échangerai-je mon heure et demi de Ballade de la Geôle de Reading contre cinq minutes à parler avec cette jeune fille ? J’hésite très fortement. Permettez-moi le doute. Maintenant, si la chance vaudrait que j’ai une seconde occasion, je pense que j’essaierai de la saisir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernières œuvres lues :&lt;br /&gt;Tour du monde en 80 jours – Cocteau&lt;br /&gt;High Fidelity – Nick Hornby&lt;br /&gt;Les enfants terribles – Jean Cocteau&lt;br /&gt;La ballade de la Geôle de Reading – Oscar Wilde&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derniers films vus :&lt;br /&gt;La femme est l’avenir de l’homme – Hong Sang Soo&lt;br /&gt;Taste of tea&lt;br /&gt;Le maître du grand judo – Akira Kurosawa&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://static.flickr.com/27/43660974_344e62a5d1_m.jpg&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-114001755979084223?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/114001755979084223/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=114001755979084223' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/114001755979084223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/114001755979084223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2006/02/cant-stand-me-now.html' title='Can’t stand me now'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-113924216991597980</id><published>2006-02-06T07:49:00.000-08:00</published><updated>2006-02-06T08:09:30.766-08:00</updated><title type='text'>Crevez, vermines</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.10kbullets.com/images/reviews/brandedtokill-02.jpg&gt;&lt;br /&gt;Detective Bureau 2-3&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qui peut bien faire que j’aime tellement Seijun Suzuki ? Je ne sais pas trop. Il fait un peu partie de ma nouvelle vie, au côté de Wong Kar Wai, Hong Sang Soo, Cocteau, René Crevel, les Smiths. Des éléments un peu bizarre, rentrés sans que je leur demande. Je n’ai eu que deux vies pour l’instant : d’octobre 2003 à Juin 2004 et de Juillet 2004 jusqu’à une date indéfinie. Ma première  vie s’est fini de la même façon qu’elle a commencé : un peu dégueulasse, très embrouillée, vierge. Dans cette espace confiné, tout a été bouleversé chez moi : j’ai découvert les films, Lost In Translation, Elephant, j’ai pas mal lu, je n’ai plus pu me débarasser des Libertines. Ma deuxième vie, c’est l’ancrage de l’espoir, puis sa disparition. Toute l’histoire, c’est la bataille désespoir contre espoir et l’on se demande si ce dernier va réapparaître un jour. En y repensant, ça résume bien ce que j’écris : Champs Elysées, Manuel de Cristallographie, c’est ma deuxième vie, Le Poumon, Céline, et ma nouvelle tentative de roman, Nos Nuits Ardentes, c’est ma première vie. Ma première vie, une sorte d’errance, une recherche faites d’expérimentations très bonnes, très mauvaises, qui s’enchaînent, se donnent du sens. Revenons-en au propos de base. Seijun Suzuki est entré dans ma vie sans que je l’attende.  Comme toutes les grandes figures de ma deuxième vie, j’ai d’abord était vaguement intéressé, puis plutôt lasse, très attiré, jusqu’à ce qu’elles fassent partie de moi. Mais c’est vrai qu’on a plus facilement envie de s’habiller comme Pete ou Carl que comme Morrissey et Seijun Suzuki. Et pourtant, au lieu de ce qu’on voudrait être, ils sont ce que nous sommes. &lt;br /&gt;&lt;img src=http://dvdbcko.dvdcritiques.com/upload/589/Capt_film.jpg&gt;&lt;br /&gt;Seijun, c’est la beauté fortuite d’une tasse de thé parce que par hasard, je l’ai orienté d’une telle façon sous ma lampe. Seijun sublime le réel sans faire de films. A aucun moment, on ne détecte de jeux d’acteurs ou de jeux de lumières. On peut les déduire d’après ce qui se passe, d’après la beauté des plans, mais ils ne sont pas visibles. Seijun a cette force, la même que Wong Kar Wai, celle dont parle Catherine Vaubaun dans I Heart Huckabees. Grâce à lui, tout est connecté, je suis Joe Shishido, Joe Shishido est ses joues, etc. Je placerai Detective Bureau 2-3 juste après la Jeunesse de la Bête, suivi de La Marque du Tueur. Le reste est en rentré, parce qu’il n’y a pas Joe Shishido. Joe et Seijun forment un couple magique qui a la puissance de sortir de l’écran. Je me souviendrai à jamais de ma première vision de la Jeunesse de la Bête, je me rappelle exactement de l’atmosphère dans ma chambre, du temps qu’il faisait noir, du couloir qui n’était pas allumé. C’était il y un an. Il est tellement difficile de parler autrement de Seijun et Joe. Résumer les films serait inintéressant. Les théoriser serait un boulot de vieux critique chiant. Seijun et Joe marchent pour moi. Seijun et Joe vivent en moi. Alors c’est impossible de les raconter, de les donner à quelqu’un d’autres, pour aucun argent, aucun sentiment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.angelfire.com/ok4/shishido/shishido.gif&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est Noël. C’est supposé l’être. Je n’en vois pas les stigmates. Je suis coincé sur la quatrième page de Nuits Ardentes. J’aimerai pouvoir écrire des choses aussi prenantes que ce que j’ai écrit ici dans le passé, mais c’est tout bonnement impossible, puisque ça parle de minuscules morceaux de moi, compréhensibles uniquement par moi. Serai-je un jour capable d’écrire quelque chose sur un(e) autre que moi ? C’est le seul cadeau de Noël que je demande vraiment au Père Noël, sans y croire, en sachant qu’il m’observe, comme le sait Stevie Griffin quand il commande de l’uranium. Je suis censé être entrain d’écrire cette quatrième page de Nuits Ardentes. Et je ne sais pas quoi dire. Ou plutôt je sais trop. J’aimerai être surprenant, j’aimerai prendre à la gorge et transformer le lecteur. Lui donner une sensation de vide. Ne pas savoir le faire ne veux pas dire que j’écris mal ou que je n’est aucun chance de réussir à publier un livre. Non, j’aimerai avec cette capacité pour moi, simplement. Pour pouvoir être fier. Le secret, c’est que j’aimerai me prendre à la gorge, me transformer, et me donner une sensation de vide autour de moi. Je suppose que ce sont les états d’âmes de ceux qui essayent d’écrire.&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.posterplanet.net/animation/images/familyguywanted.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la période de Noël, normalement, j’ai de la bonne musique, des surprises et quelques surprenantes séances de cinéma. Pour l’instant, je n’ai rien eu de tout ça. Rien de très existant à fouler la terre musicale depuis pas mal de temps ce qui fait que je réécoute Louder Than Bombs des Smiths et la BO de Champs Elysées. Au cinéma, il n’y a guère que Trois Enterrements qui était à voir et c’est une bouse sans nom (mauvaise musique, caricatural, scénario moulé dans 21 grammes, réalisation pas forcément époustouflante, très mauvaise caractérisation des personnages, volonté manifeste d’en faire une parabole= pleins d’erreurs, aucune grandeur, à part les 5 secondes où ils ne trouvent pas Jimenez, qui devient une espèce d’Albion dont Melquiadès était nostalgique alors qu’elle n’a jamais existé –mais l’inconsistance du scénario vient vite boucher la brèche). Côté dvd, Sympathy for Mr Vengeance était du niveau de Trois Enterrements, Huckabees très sympa mais pas bouleversant en tant que film. Il n’y a que Seijun Suzuki pour graver quelques images dans ma tête, des couleurs, le rouge, le blanc de la salle de bal dans la scène finale du Vagabond de Tokyo. Je devrai peut-être d’ors et déjà m’acheter le dvd d’Hong Sang Soo ou des Marx Brothers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.sfgenerationnext.com/images/moviephotos/Anything-Else.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou bien . Ou bien est-ce moi qui déconne dans tout ça. Moi qui n’arrive plus à savourer les instants qui faisaient mon bonheur précédemment. J’ai parlé plus tôt de deux vies. En réalité il y en a une troisième qui a commencé en avril 2005, mais je ne l’ai pas mentionné car il s’agit de la vraie vie. Et je suis encore coincé dedans. Toujours dans la même crise, se sentir inutile, perdre son temps, tout le temps, dans n’importe quelle situation. Je n’arrive plus à respirer avec mon Poumon. Transformer tout en magie. Trop d’échecs peut-être. Trop d’obstacles passés. Trop d’obstacles à venir. Réussir à les franchir tous, c’est réussir ma vie. Ni plus ni moins. Le temps file beaucoup plus vite qu’avant. Le temps joue contre moi. Les éléments se déchaînent pour m’arrêter. Ce qui veut dire que, malgré ce que nous pouvons bien dire, je suis sur la bonne voie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma propre petite théorie, c’est qu’au milieu de tout ce chaos, la vie nous donne des preuves de sa propre cohésion, de l’existence, au moins à la base, d’un sens. Ces preuves, c’est ce que nous appelons les belles choses de la vie. Par exemple, quelques jours plus tôt, je croise pour la deuxième fois un car de touriste qui me donne l’impression de tourner en rond à la recherche du centre ville. Sur sa plaque d’immatriculation, allemande, je lis les quatre premières lettres qui sont : « LöST ». Ce sont des choses qui ne s’inventent pas. Comme, je traîne près du Corpus Delicti en attendant que la librairie où j’ai commandé les invisibles n’ouvrent. Dans une très petite rue, je crois une fille magnifique, vraiment, avec des yeux verts, des vêtements extraordinaires, des cheveux bruns et une coupe magnifique, longue, naturelle et travaillée. Immédiatement, elle me fait penser Sophie Auster. De retour chez moi, j’ouvre le magazine de la FNAC pour la trouver en première page avec l’annonce de son passage à Strasbourg le 6 janvier (même si c’est pour me rendre compte plus tard que ce concert semble annulé). Ou bien, j’imprime une très vieille couverture de Faust trouvée sur internet lors de mes recherches sur Down In Albion. En fait, elle ressemble beaucoup à la couverture de cet album. Cet un scan d’un livre de bibliothèque. Il y a le numéro en haut à gauche, le tampon de la bibliothèque, etc. Et il se trouve que cette bibliothèque est celle d’un certain Dr Scherer. Soit un « n » de moins que mon propre nom de famille. Le tampon indique la date de 1887. Tout ce que recoupe. Quand on sait que je voulais utilisée cette image pour la couverture du Manuel de Cristallographie, et quand on connaît l’histoire interne à mon roman à propos de ce titre et de cette couverture … Tout se recoupe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça y est, je ressens l’esprit de Noël. Avoir reçu deux de ses indices en un jour m’a aidé. Et puis il y a eu Ghostbusters II à la télévision, les facéties de Bill Murray, retrouver un medley magnifique de Chet Baker, regarder Anything Else en dvd ce soir, la reste n’a (presque) plus d’importance, même le fait que Nos Nuits Ardentes est toujours bloqué à trois pages alors que je devrai déjà être à cinq.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.fatbankroll.nu/img/ghostbusters_videon.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une preuve le déroulement du monde a une causalité : la playlist random de mon lecteur mp3 suit une trame unique. Parfois, je l’écoute et je retrouve dans enchaînement de chansons que j’ai déjà entendu, la dernière fois que j’en suis servi quelques heures ou jours plutôt. J’écoute, je dépasse le stade où je m’étais arrêté précédemment et découvre de nouveaux enchaînements. Ce qui veut dire que ce que j’écoute de cette façon-là, toutes les chansons, font partie d’un fil, tiré à l’infini par les possibilités de combinaisons, sur lequel j’avance, innocent et ignorant, que je retrouve un enchaînement, c’est que j’ai reculé de quelques minutes sur le fil, puis je recommence à découvrir le fil inconnu. Il n’y a pas de hasard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pourquoi est-ce que je n’en profite plus ? Pourquoi je n’arrive plus à savourer la moindre chose ? Pourquoi ne suis-je pas entrain d’écrire Nos Nuits Ardentes, au lieu d’être là à être fatigué et à (mal) bloguer ? La réponse à cette question est forcément dans la fonction random de mon lecteur mp3, dans l’écran rayé qui indique, parmi les quelques 3200 chansons chargées, « That’s the story of my life » du Velvet dans une version étrange, qui commence au bout milieu d’une phrase et où la voix de Lou Reed est plus fragile que jamais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne comprends pas pourquoi quand je repense à cette année, je brois du noir. Bien sûr, j’ai quelques idées. Mais quand même, quels bons moments y-at’il eu …&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.metroactive.com/papers/sonoma/01.05.05/gifs/baker-0501.jpg&gt;&lt;br /&gt;Regarder Pete live à Bricklane le 4 janvier&lt;br /&gt;Le soir de la Saint Valentin à écouter Adam Green&lt;br /&gt;Lire les Chroniques de Dylan à la fenêtre d’un salon de thé&lt;br /&gt;Voir la Vie Aquatique&lt;br /&gt;Voir  une fille jeter des fleurs dans le Rhin à Strasbourg&lt;br /&gt;Voir Garden State pour la première fois à Strasbourg&lt;br /&gt;Chercher, sous la pluie, complètement paumé, la bo de garden state à la sortie de cette séance&lt;br /&gt;Participer à cet atelier d’écriture&lt;br /&gt;Voir Dig pour la première fois et y rencontrer le fantôme de Camille Goemans&lt;br /&gt;Ecrire fiévreusement sur elle à la bibliothèque &lt;br /&gt;Découvrir Le Grand Ecart de Jean Cocteau, par hasard sur un marché.&lt;br /&gt;Enfin lire Détours de René Crevel&lt;br /&gt;Aller à Paris. Voir Devendra Banhart. Me saouler à la terrasse d’un restaurant chinois. Voir les Champs Elysées&lt;br /&gt;Aller aux Eurockéennes, voir Coco Rosie en vrai, The National, Interpol, etc. Me rendre compte que je tiens mieux l’épuisement qu’avant.&lt;br /&gt;Découvrir Chungking Express le lendemain des Eurockéennes. &lt;br /&gt;Voir Locataires de Kim Ki Duk et en sortir inspiré.&lt;br /&gt;Me baigner sous un orage&lt;br /&gt;Voir In The Mood For Love en plein air&lt;br /&gt;Picnicer et se saouler avant de voir Sideways&lt;br /&gt;Ecrire le Manuel de Cristallographie en aout.&lt;br /&gt;Ecouter Television dehors quand il fait beau, en mangeant une glace à la verveine et au pain d’épice.&lt;br /&gt;Me retrouver totalement seul en septembre. &lt;br /&gt;Me balader dans Rome gelé en écoutant l’album « Legs 11 » des Libertines&lt;br /&gt;Voir Match Point à 11 heures du matin un dimanche à Strasbourg&lt;br /&gt;Lire l’Attrape Cœur dans le train en revenant de cette journée, dans un compartiment plongé dans le noir, entouré de deux filles qui lisent et d’une qui dors.&lt;br /&gt;Lire Le Diable au corps en allant à Strasbourg un autre jour par le train&lt;br /&gt;M’endormir en écoutant la bo de Match Point dans le train du retour.&lt;br /&gt;Voir le Cameraman de Buster Keaton à l’option cinéma&lt;br /&gt;Télécharger et écouter Down in albion quasiment en même temps qu’il a surfacé sur le net&lt;br /&gt;Lire cette interview de Peter dans Rock’n’folk à la médiathèque, le soir.&lt;br /&gt;Aller directement après dans la vieille piscine municipale de 1900.&lt;br /&gt;Découper les pages du rock’n’folk, discrètement, à la médiathèque. &lt;br /&gt;Mettre un point final au Manuel de Cristallographie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle était splendide cette année, alors quoi ? J’ai commencé à travailler. Mes amis sont tous partis depuis septembre et nous avons tous changé. Il y a eu moins de bons films. Il y a eu plus de choses, parfois décevantes tout en restant bien, comparés aux sentiments simples, mais gravés à jamais, des années précédentes, comme attendre un bus en sortant pour la première fois de Lost In Translation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis cette année,  c’est officiel,  je suis devenu fou. J’ai peté un plomb, j’ai régressé jusqu’aux pires moments de l’adolescence.&lt;br /&gt;Je peux le dire parce que nous sommes le 32 décembre et je suis à Rome. Rien n’a d’importance durant cette période, rien n’est réel et rien n’existe. &lt;br /&gt;J’écris ça parce qu’il faut que j’exorcise cette folie. Elle a commencé, sans erreur possible, avec mon stage, fin avril. Là-bas, j’ai fait des choses dont j’ai encore honte mais que je recommencerai demain si j’y retournais. Et je ne veux pas les refaire. J’ai eu des hallucinations. J’ai volé des choses. Je me suis caché dans des endroits sombres. J’ai fait des malaises. J’ai eu peur . J’ai été ridicule. Aujourd’hui je sais encore que ce qui m’est arrivé à cette période m’a transformé pour le pire et parfois je rechute. Et malgré ça ils me reprennent comme quoi en aucun cas il n’y a de justice. Et moi, je suis prêt à retomber dedans, quelque chose en moi le souhaite même. Le pire de moi. J’écris ça parce que je ne veux pas le refaire. Si je le dis dans mon blog, ça n’arrivera pas, c’est de la magie. JE NE VEUX PAS REDEVENIR FOU. JE VEUX FAIRE MON STAGE ET RESTER MOI MÊME. Il y a cette photo d’identité qui a été prise de moi là-bas. Je suis maigre à faire peur, j’ai la peau jaune, des cernes sous les yeux, et la photo est tellement claire que je semble me dissoudre dans le décor. Dès que j’ai vu cette photo, j’ai su qu’elle ferait parti de la couverture du Manuel de Cristallographie. A la rentrée, j’en finirai le design. J’enverrai le manuscrit à des éditeurs après avoir fini la deuxième correction orthographique. Quoi qu’il advienne, je verrai si toute cette folie était vaine…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il advienne, je dois écrire Nos Nuits Ardentes. S’il n’y a que sexe, douleur et souvenirs qui existent sur terre, alors ce sera le matériau de ce bouquin. Je dois l’écrire comme un peintre, me relier à mon passé. Je dois oublier mon esprit et me servir du reflet de mon corps comme d’un passage vers mes personnages. Je dois tout bouleverser et leur donner un avenir des plus incroyables. Je dois le finir avant le 25 janvier ou alors j’enverrai Le Poumon après l’avoir décrassé de ces fautes d’orthographes. Je dois toucher au paradoxe de l’humanité, être bon tous le temps comme les meilleurs moments de blog, transcender la narration et l’histoire. Et J’Y ARRIVERAI.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.afterimagegallery.com/claxtonbaker.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nuit, comme pour exorciser tout ce que j’ai pu écrire dans le post précédent, je fais un rêve des plus prenants, un de ceux qui vous hantent encore le matin, comme je n’en ai plus fait depuis longtemps. Le début se situait dans un parc, légèrement semblable aux jardins des Tuileries, mais tout les parcs se ressemblent en gros plan, et il avait un petit garçon, son chien, et peut être plus loin, le père du garçon. Je ne sais plus pourquoi, j’ai frappé ce petit garçon. Très durement. Je reste persuadé que j’avais une raison et que ce garçon méritait vraiment vraiment ce que je lui ai fait subir. Quoi qu’il en soit, je l’ai très gravement amoché. Je fuis, je prends un bus, discute paumé le chauffeur, le prenant pour ma grand mère, les choses s’arrêtent là. A l’université, j’erre dans les couloirs. Je fais plusieurs conneries habituelles: j’espionne dans les chiottes, j’essaie d’ouvrir des casiers, etc. Mon téléphone sonne. J’apprends que le père du petit garçon me fait un procès pour coups et blessures sur un mineur de moins de 16 ans. Je risque très gros. Complètement hébété, je m’approche d’une fontaine à eau, m’appuie contre elle et discute avec la fille splendide qui se trouvait à côté. Elle compatit, me regarde avec un air de tendresse comme on en a jamais porté sur moi. Le jour du verdict je suis dans le Tribunal et en même temps d’un espèce d’énorme magasin de piscine. La cour me condamne à 23000 euros de dommages et intérêts pour la famille du petit garçon et n’étant pas solvable, ce sera mes parents qui auront à en supporter la charge. Ils m’assurent que tout ira bien mais je sais qu’ils doivent payer les traites de la maison. Simultanément, je deviens fou dans le tribunal et prend une grande inspiration sur le plongeoir du magasin de piscine. J’hurle au juge que je veux aller en prison, je paierai ma dette ainsi, je pourrai y travailler et payer les dommages et intérêts de cette façon, au fur et à mesure, ou bien emprunter la somme juste avant d’être incarcéré et la remboursé de la même façon, en travaillant pour le système carcéral. Je ne veux pas que mes parents aient à racheter des fautes que j’ai commises moi-même. Le juge n’écoute pas. Sur le plongeoir du magasin de piscine, je repense à la jeune fille de la fontaine à eau et j’entends ma voix remplir le tribunal. Du haut d’une demi douzaine de mètres je saute dans une piscine aux parois transparentes, le bleu artificiel de l’eau devient mon monde et ma chute dans ce vide de coton ne s’arrête pas.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aimerai, comme Bret Easton Ellis, avoir sept ans, sept jour sur sept pour écrire un roman. Au bout de tout ce temps, c’est forcément un bon roman qui sort, ne serait-ce que parce que je pourrai le réécrire deux ou trois fois par an jusqu’à arriver à la perfection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rêve prémonitoire : hier j’ai effectivement couru après un gosse avec une furieuse envie de l’assassiner. Et en plus il l’avait mérité. Ce n’est pas intéressant d’en dire plus, mais ça justifie mon rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.ard.de/-/id=233256/property=detail/width=150/height=180/ijxuk4/index.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça y est, je l’ai enfin cette idée qui n’est pas autobiographique, que ne parle pas de moi, qui ne s’inspire pas que des mes fantasmes personnels. A la page 6 des Nos Nuits Ardentes, en version nouvelle. Je ne dis pas que c’est l’idée du siècle, mais c’est une idée, vivante et indépendante. Du coup, ça dépendra de la tournure des choses mais je considère la nouvelle comme une étude pour le roman du même nom et je ne sais pas si je vais pas plutôt utilisé Le Poumon comme une nouvelle pour participer au concours d’écriture.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-113924216991597980?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/113924216991597980/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=113924216991597980' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/113924216991597980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/113924216991597980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2006/02/crevez-vermines.html' title='Crevez, vermines'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-113501039118988622</id><published>2005-12-19T08:27:00.000-08:00</published><updated>2005-12-19T08:39:51.226-08:00</updated><title type='text'>It begins to rain fish ( ou des grenouilles)</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.dvdbeaver.com/film/DVDReviews9/i-heart-huckabees/I-HEART-HUCKABEES-cover.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I Heart Huckabees de David O’Russel&lt;br /&gt;Disons le tout net : point de vue dramaturgie, ce film est raté. Donc, il n’a pas reçu cinq étoiles dans vos manuels de profs ratés qu’on appelle aussi magazine. La seule question intéressante serait de s’avoir si l’auteur a fait exprès ou non. Huckabees est l’histoire d’Albert (Jason Schwatrzman) qui embauche des enquêteurs existentielles qu’il a rencontré par coïncidence, afin de résoudre une autre coïncidence (trois fois, il a croisé un portier noir) et plus généralement, l’aider à redonner du sens à sa vie. Voilà pour le canevas général. Eventuellement, Albert a un autre et un pire ennemi, les enquêteurs existentielles ont une concurrente à la philosophie opposée. Huckabees est présenté comme un film " philosophique ", mais bien sur, ça ne veut rien dire. C’est juste un film qui a envie de rire un peu, de dire ou trois choses, de se poser trois ou quatre questions et d’inventer les réponses, parce que les questions en elle-même ne l’intéressent absolument pas. Huckabees pourrait, et a été, interprété comme un bête de film de propagande pour une pensée unique. Sauf que c’est faux, parce que du côté des donneurs de leçons (les enquêteurs existentiels), il y a deux visions qui s’opposent, la théorie de la connexion entre tous le monde (illustré par un drap qui représente l’univers, sur lequel tout le monde est semblable et tout le monde est pourtant unique) de Dustin Hoffman et le nihilisme d’Isabelle Huppert. Tous au long du film, on passe en même temps que les protagonistes de l’une à l’autre, dans un délire d’images, d’expériences, de cris presque exaspérant. Aucune des deux ne sont convaincantes, ils en ressort plutôt qu’elles sont ridicules, tout comme ceux qui font leur apologie. C’est quand les deux s’annulent, vers la fin, qu’elles prennent sens : nous sommes tous connectés par le drap, la vie est une expérience fascinante, mais elle se nourrit de la moisissure, de tout ce qui est mauvais sur Terre. Ça ne veut rien dire et on peut tout en faire. Avant toute chose, c’est la victoire de l’imagination. Télécharge Huckabees, regarde-le sur ta petite télé, c’est comme si tu étais au cinéma, six mois plus tôt. Ferme-les yeux, tu es dans un bar avec Adam, Carl et Peter. Garde les fermés et tu vois Clémentine qui te regarde sous la couette. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://pullquote.typepad.com/photos/uncategorized/huckabees_336x280.jpg&gt;&lt;br /&gt;Bientôt tu pourra chanter en regardant Charlotte et sa perruque rose. La chose qui nous manque, c’est le souvenir que ça c’est réellement passé. Parce qu’à la base, c’est déjà un souvenir que nous voyons, puis que nous rappelons. La moitié de la chose, c’est tout ce que nous avons. Et c’est suffisant. Est-ce que l’auteur a fait exprès que du point de vue de la dramaturgie, le film soit raté ? Que la logique des scènes n’est pas très articulé, qu’on ne se retrouve plus dans la chronologie passé un certain moment, que l’on ne puisse pas suffisamment s’identifier à l’un des personnages ? Je ne sais pas. Toujours, toujours, le monde a besoin de la moisissure. D’une certaine façon, je ne sais pas pourquoi, ça me rappelle la fin d’Annie Hall : " Because we need the eggs ". On a pas la coquille, mais on a quand même les œufs, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des fois, je promène sur internet tous dans des livres et je tombe sur un extrait, une nouvelle, que je lis et qui me fait dire " ok, l’auteur a un sujet là, il a de l’imagination en plus ". ça arrive des fois j’ai bien dit, sûrement pas à chaque fois. Et aussi certain que ce genre de textes ne soit pas forcément très original, pas forcément très intéressant, ce sentiment général qui prima va emporter le lecteur en lui. Ce sentiment, il n’existe pas dans ce que j’écrit. Vraiment ça me ruine de devoir le dire mais c’est vrai. Jamais le lecteur ne pourra se dire en me lisant " bon dieu ça c’est malin " ou " mince, je ne m’attendais pas à ça, je n’aurai pas pu l’imaginer ". Donc voilà, plutôt que de me lamenter le long des lignes qui viennent, optons plutôt pour des résolutions de Nouvelle Année :&lt;br /&gt;Résolution n°1 : prendre plus de temps pour peser la validité de chaque mots au sein de chaque phrase, etc.&lt;br /&gt;Résolution n°2 : sortir de la très mauvaise vague sous entendue dans Céline et Manuel de Cristallographie et qui consiste, comme dans Champs Elysées, à me lamenter sur mon propre sort vaguement déguisé, vaguement transposé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pour ça que je me remet doucement aux comics avec la Doom Patrol de Morrisson et les Invisibles. Sortir la tête de mon cul. Qu’on se le dise, ce sera dur. (et bien sûr, parce que comme dans Huckabees, je ne peux me contenter d’une seule vision de la réalité, voici la vision négative : jamais je n’arriverai à respecter ces résolutions parce que dans l’année qui vient, je n’aurai absolument pas le temps, et de toute façon si j’étais vraiment doué, j’aurai incorporé ces deux choses à mon écriture).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2046 de Wong Kar Wai&lt;br /&gt;&lt;img src=http://citaya.org/images/products/2046.jpg&gt;&lt;br /&gt;Ce film date quand même d’un an déjà et par son biais je peux me rendre compte à quel point 2003 et 2004 nous ont gaté en cinéma comparé à l’année pourrie qu’a été 2005. A sa sortie, je l’avais déjà vu deux fois, et maintenant que je le possède en dvd, je me rends compte qu’à chaque nouvelle vision ce film se lie à des nouvelles choses que j’ai expérimenté, vécu, ou découvert. Ça me rappelle ce que m’avait dit Geoff, assis dans le Café Bergerac, en regardant une photo de Pete, à propos de Champs Elysées. Et c’est vrai aussi que si je veux faire un lien avec le début de mon post, à aucun moment dans ce film on se dit : " mince, je ne m’attendais pas à ça, je n’aurai pas pu l’imaginer ". Le côté malin est par contre beaucoup plus présent dans le film mais ce n’est pas totalement absent de mon style non plus. Bref, le cinéma de Wong Kar Wai me bote au plus haut point. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://us.movies1.yimg.com/movies.yahoo.com/images/hv/photo/movie_pix/sony_pictures_classics/2046/gong_li/2046_2.jpg&gt;&lt;br /&gt;Ce qui frappe dans 2046, c’est à quel point la narration est fluide. On pourrait le rapprocher de Kill Bill en meilleur. Là où Tarantino utilise des flashbacks en dessins animés, avec des filtres de couleurs, etc., Wong Kar Wai réussit par un tour de force incroyable, à intégrer sans rupture aucune toutes sortes de styles à son film. Et vraiment, on passe de futurs lointain à passé récent, de souvenirs à fictions, de couleur à noir et blanc, sans à aucun moment s’en rendre autrement compte que par la beauté des plans. C’est proprement incroyable et c’est là toute la force du film. M. Chow est un célibataire qui revient de Singapour où il a entretenu une liaison trouble avec une joueuse de tripots, à Hong Kong, il couche avec sa voisine, écrit un roman futuriste nommé 2046, fait des piges pour des journaux, vit une vie mondaine, tombe amoureux de la fille de son logeur, revoit une vieille connaissance de Singapour qui fait semblant de ne pas le reconnaître et se fait assassiner par son amant, repense à une femme qu’il a aimée, retrouve sa voisine, passe différents Noël solitaires, arrange la liaison de la fille de son logeur avec un japonais, etc. Vraiment, ce pourrait être une chronique rapide et rigolote de la vie d’un homme ou au pire, un pur n’importe quoi trop embrouillé. Mais ça ne l’est pas. Et c’est la force même qui empêche le film de tomber dans ce n’importe quoi qui en fait un chef d’œuvre. Ce serait très difficile d’essayer de cartographier cette force, la cerner et la restreindre pour pouvoir en parler. Toutefois, cette force, c’est, facilement Wong Kar Wai. C’est aussi à travers lui le montage du film. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.sonyclassics.com/2046/_pix/splash_mainimg.jpg&gt;&lt;br /&gt;Parce que Wong n’a pas de réel scénario à communiquer aux acteurs, il leur donne leurs personnages et leurs répliques, voilà tout. Alors le scénario doit bien être quelque part. Sans hésiter, il est dans la tête de Wong, et c’est par le montage qu’il l’exprime. C’est une force digne des meilleurs romanciers et c’est ce qui fait l’originalité et l’intérêt. Il n’est pas classique, absolument pas, au sens où l’époque, l’histoire, et les costumes pourrait nous le faire penser. En un sens, la seule chose qui le diffère de Kill Bill, c’est un jogging jaune fluo. Peut-être que bientôt Sofia Coppola nous prouvera qu’elle peut faire aussi bien avec Marie Antoinette : donner vie à des simples post its. Bien plus difficile que d’animaux des gorilles et des dinosaures.&lt;br /&gt;&lt;img src=http://muray.cocolog-nifty.com/blog/images/2046.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sympathy for Mr. Vengeance de Park Chan Wooh&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://bilder.filmstarts.de/thumbs/film/filme/s/sympathy.for.mr.vengeance/SympathyforMr.Vengeance-Poster03.jpg&gt;&lt;br /&gt;Je serai rapide. Globalement, je donnerai 8/10 à ce film. Sur l’échelle de la catastrophe bien sûr. Je crois que je n’avais pas vu de films plus bêtes que celui-ci, au moins en 2005. Comme Séance, le plus raté des Kyoshi Kurosawa, c’est l’histoire d’un enlèvement d’enfant qui tourne mal . Première remarque : comment est-ce que ça aurait pu finir bien ? Alors pourquoi devoir se taper une heure de faux suspens sur l’issue de l’enlèvement, ce qui ne laisse plus qu’une heure pour l’histoire de vengeance. C’est comme si Tarantino avait consacré Kill Bill Volume 1 à tout ce qui s’est passé jusqu’à la tuerie dans la chapelle et Kill Bill Volume 2 à la vengeance de Beatrix. Ça n’aurait plus eu d’intérêt à la longue, surtout pour le 1. Mais Park ne s’est pas non plus trop embêté avec le montage, ni avec le scénario d’ailleurs, ni avec les acteurs non plus (il n’y a personne à la hauteur de Choi Min Sihk). Il a juste eu quelques idées, très violentes d’ailleurs. Donc, qu’est-ce que tout ça signifie ? Si j’avais vu Sympathy for the devil avant Cannes 2004, je n’aurai, personnellement, pas donné la Palme d’Or à Old Boy. Sinon, je l’aurai fait, à l’inverse du jury. Maintenant, il ne faut pas rabaisser Old Boy pour autant. C’est un film magnifique, un opéra, réglé par une musique au couteau, par plans très ingénieux. Malgré tout, parfois, on retrouve les incohérences qui dominent Sympathy for the devil. Mais ce dernier n’a rien. Old Boy lui, a une force.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-113501039118988622?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/113501039118988622/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=113501039118988622' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/113501039118988622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/113501039118988622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/12/it-begins-to-rain-fish-ou-des.html' title='It begins to rain fish ( ou des grenouilles)'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-113284921556049777</id><published>2005-11-24T07:58:00.000-08:00</published><updated>2005-11-24T08:20:15.630-08:00</updated><title type='text'>Pourquoi Down In Albion est une tragédie (1ère version)</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 267px; CURSOR: hand; HEIGHT: 242px; TEXT-ALIGN: center" height="200" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7195/211/320/dowinalbion.jpg" width="180" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec :&lt;br /&gt;Pete Dohety as La Bête&lt;br /&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 241px; CURSOR: hand; HEIGHT: 188px; TEXT-ALIGN: center" height="194" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7195/211/320/petedohertyaslabete.jpg" width="272" border="0" /&gt;Kate Moss as La Belle&lt;br /&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 169px; CURSOR: hand; HEIGHT: 171px; TEXT-ALIGN: center" height="139" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7195/211/320/katemossaslabelle.jpg" width="105" border="0" /&gt;Mick Jones as La Mort&lt;br /&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 195px; CURSOR: hand; HEIGHT: 130px; TEXT-ALIGN: center" height="166" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7195/211/320/mickjonesasthedeath.jpg" width="217" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;General Santa as Le Diable&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7195/211/320/santi_nativesong.jpg" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Tout d’abord, un poil de sémantique : qu’est-ce qu’une tragédie ? Pour Aristote, c’est un genre dramatique censé inspirer chez le spectateur terreur et pitié ;son protagoniste doit posséder un défaut tragique, qu’il appelle la " faute ". Enfin il considère que la tragédie doit représenter les actions d’hommes nobles ( la rock star) par opposition à la comédie qui s’intéresseraient aux hommes bas. Pour définir la tragédie, Yves Lavandier garde deux éléments : l’exercice du libre arbitre du personnage et la présence d’un défaut tragique (aussi appelé obstacle interne au protagoniste).&lt;br /&gt;Je me suis allé longtemps posé la question de comment j’allais présenter l’étude de " Down in albion " pour qu’elle soit compréhensible de tous. Déjà, il est nécessaire de l’avoir écouté plusieurs fois, de lire mon texte avec le livret et le cd et de ne pas hésiter à relire plusieurs fois l’analyse, après une première lecture, après une nouvelle écoute, etc. Nous allons commencer par évoquer le contexte et les références de l’œuvre avant d’effectuer une analyse titre par titre qui permettra de mettre en évidence une trame pour enfin tirer des conclusions et noter les questions en suspens.&lt;br /&gt;Différents thèmes impregnent le disque de part en part : l’amour (" fuck forever ", " in love with a feeling ", ...), la mort (les nombreux " death on the stairs " …), l’enfer (" what katy did next ") et le mot " down " qui veut dire en bas, au plus bas et en dessous (" down in albion ", " pipedown ", …). Peter Doherty lui-même décline le cd en trois partie, la première étant la rencontre de la Belle et la Bête, puis la Bête est punie et va en prison, et dans la troisième partie, quelque chose d’autre arrivent. En recoupant les éléments, il est très facile de tirer des lignes directes depuis La Divine Comédie de Dante, Faust de Goethe et Orphée de Jean Cocteau. Dans la Divine Comédie, Dante va en Enfer, puis au Purgatoire et au Paradis, guidé par son amour perdu, Béatrice. Dans Faust, le protagoniste fait un pacte avec le diable lui assurant créativité et longue vie. Dans Orphée, le poète est obligé de se rendre là où siège la Mort pour récupérer l’âme de sa femme. Ces œuvres étaient citées sans arrêts plus ou moins directement dans Down In Albion (la référence à Cocteau du premier titre par exemple), c’est à leur relecture post-moderne que je convie le lecteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Belle et la Bête&lt;br /&gt;C’est la scène d’exposition, celle où les personnages sont présentés et se rencontrent. Un garçon (la Bête) et une fille (la Belle) tombent amoureux. Déjà quelque chose cloche, un détail fait changer les comportements ( " Conversation turn devil " ) et de la même façon, quand la Belle se regarde dans le miroir (" Is she more beautiful than me "), la voix de la Bête intervient et la coupe même (" Beautiful ") de la même façon que la " conversation turned devil " plus tôt et le " me " de la Belle se transforme en " She " de la Bête, une entitée indéfinie, une instance féminine surgit peut-être du passé. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Fuck Forever&lt;br /&gt;Le couple s’aime, baise, pour toujours pensent-ils. La chanson est toute en éructation orgasmique, en non-sens flottant au-dessus du lit nuptial et les riffs de guitare évoque une activité sexuelle débridée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A’Rebours&lt;br /&gt;Etendus sur le lit, ils se racontent et déjà le tableau s’assombrit. Bientôt, ils se font des promesses d’enfants, des promesses dans le sang.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;The 32nd of December&lt;br /&gt;A peine commencent-ils à avoir des remords que déjà ils décident de ne plus abord les sujets difficiles d’A Rebours (" Speak but don’t talk about it "). Toujours étendus, le sommeil se fait de plus en plus pesant, ils essayent de se connaître sans évoquer le passé et finissent par s’endormir tout en parlant (la voix de la Bête sur la dernière phrase, le dernier " do " qui s’éteint. )&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pipedown&lt;br /&gt;La chanson ressemble à une fièvre. Les mots s’enchaînent, font des phrases qui n’ont pas forcément de sens qui font des couplets qui n’ont pas forcément de sens. La Bête dors et cauchemarde, elle s’enfonce de plus en plus dans les visions horribles et finit par tomber dans un trou sombre qui l’emmènent loin (" it’s an underground trap, underworld trap). On comprend que, comme l’explique le titre, la Bête s’enfonce, elle va " down ", donc " down in albion ", sous Albion, sous la terre, aux Enfers.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sticks and Stones&lt;br /&gt;La Bête se retrouve à la fin de tout (les Enfers) et c’est de là que son périple commence (" we’ll begin at the end so far away down "). Nous comprenons que la Bête traverse le fleuve Styx (le " Sticks " de " Sticks &amp; Stones ") sur la barque du Passeur, ce dernier siffle une étrange chanson, derrière eux le Soleil du monde réel s’éloigne et le Passeur lui conseille de ne pas le regarder (" don’t look back into the mother fuckin sun "). Finalement, ils arrivent sur la rive des Enfers, le Passeur repart et laisse la Bête pénétrer seule le Royaume.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Killamangiro&lt;br /&gt;La Bête se réveille aux Enfers, autour de lui des gens sont enfermés dans des cages suspendus, ils l’invectivent, lui demande de l’argent, puis se lamentent de leur condition (" why would pay, to see me in a cage "). Le premier péché que croise la Bête est donc l’avarice.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;8 Dead Boys&lt;br /&gt;La Bête rencontre 8 garçons morts qui parlent entre eux. Leurs visages sont grêlés (" you look better now than the last time "), ils s’engueulent, remettent en cause leur amitié (" when it suits you you’re a friend of mine "), se plaignent de leur déchéance (" the life (light) that you wanted was not in store ") et d’être aux Enfers (" so you’ll be in the dark once again ").&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;In Love With A Feeling&lt;br /&gt;Toujours visitant les Enfers, la Bête pense à son amour pour la Belle et devant lui apparaissent toutes les perversions. C’est de ce sentiment, la perversité, que la Bête commence à être amoureux, et en même temps que ce sentiment se propage en lui, un homme étrange attend (" there’s a odd man on the stairs ") et l’observe, tout en s’approchant de plus en plus au fur et à mesure que les fantasmes de la Bête prennent corps.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pentonville&lt;br /&gt;A bout milieu de ses scènes de péchés la silhouette sombre se découvre. C’est le diable, c’était lui dans les escaliers (In Love With A Feeling). Il prend la parole et présente ses enfers et leur fonctionnement. Vers la fin, il montre qu’il peut imiter la voix de n’importe qui et pour l’impressionner, prend celle de la Bête.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;What Katy Did Next&lt;br /&gt;Le diable continue à parler avec la voix de la Bête. Il s’agit de lui sans aucun doute possible puisqu’il nomme son Royaume (" hell hath no fury ") et seul le Diable a une vie qui peut tuer quelqu’un quand on la raconte (" I’ll tell you my story it’ll make you wish you’d never been born ", à ce sujet, voir le mythe de Lucifer). Il lui propose un arrangement, il veut parler à sa place à la Belle (" I’ll tell her you love her ") et on comprend qu’il s’agit d’un pacte donnant-donnant. La diable veut la Belle rien que pour lui, de toute façon, l’amour de la Bête n’est pas réciproque (" for your love to be true, it must come from her too ") mais il veut bien lui passer des messages, et de toute façon, bientôt, elle ne lui manquera même plus (" You won’t be missing her soon ").&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Albion&lt;br /&gt;La chanson commence avec le bruit inconnu d’un mécanisme non identifiable, peut-être un moteur. La Bête est de retour sur terre et traverse de nombreux paysages ( la litanie des villes). Dans les chœurs, on reconnaît la Mort et le Diable qui dressent un parallèle entre le monde réel (" Anywhere in albion ") et les Enfers (" Down in albion "). La chanson se termine comme elle a commencée, avec un bruit de moteur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Back From The Dead&lt;br /&gt;Dès le début, on identifie ce qu’étais le moteur dans " Albion ", les petits bruits aigus qui commencent back from the dead sont les freins d’un train à vapeur, les " oh oh " sont les lâchés de vapeur et le rythme de la chanson évoque celui, circulaire, du mécanisme qui actionne les roues. Ce vieux train, qui fut électrique dans " Albion ", est celui, intemporel, qui ramène de la mort et annonce le retour de la Mort. A la fin, les sifflements du train se transforment en derniers cris des animaux nocturnes. Le matin approche. La Bête est revenue de la mort.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Loyalty Song&lt;br /&gt;La Bête se réveille au côté de la Belle comme il s’y était endormi. Il évoque son passage aux Enfers, le remet en question et finalement le considère comme un rêve. C’est peut-être le passage le plus primesautier du disque, celui où la Bête savoure le plus d’être avec la Belle. Alors pourquoi de titre ? Sans aucun doute il s’agit, inconsciemment de la loyauté envers le Diable et le pacte qu’a signé la Bête.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Up The Morning&lt;br /&gt;La mort (Mick Jones) susurre à la Bête de se lever(" Up the morning " et le passage sur " Death into the stairs "). C’est la fin du bonheur qui n’aura duré qu’une chanson. Se lever, ça veut dire perdre à nouveau le contrôle et se soumettre à la volonté du diable.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Merry Go Round&lt;br /&gt;C’est le Diable qui introduit la chanson dans le premier couplet. Il parle d’un amour incontrôlable et partagé, contrairement à dans What Katy Did Next. Très vite, la pièce se met à tourner (" How Merrily we go round ") et quand enfin tout se calme, la Bête se releve comme si elle avait dormi depuis longtemps (" like a lord in a bath for days ") et le Diable lui conseille de prendre l’air afin de retrouver des couleurs et de se remettre de la scène monstrueuse qui vient de se passer (" You should get some sun on you face "). La Bête quitte la scène. C’est au Diable de conclure et il nous révèle peut-être quelque chose sur la nature du pacte qu’il a passé avec la Bête (" I’ve been so good to that boy why did I steel all my lighters ? "). La Bête aurait pris le feu du Diable, le pacte était un passage de témoin. Désormais, le Diable, c’est la Bête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récapitulons : Down In Albion est l’histoire d’un garçon, la Bête, qui pour aimer la promise du Diable(la Belle) se retrouve aux Enfers, et désespéré d’en sortir, il finit par vendre son âme et de retour sur terre, offre la Belle au Diable.&lt;br /&gt;Ce n’est pas une version définitive, c’est pour le moment la meilleure retranscription de ce que représente chaque chanson, et je sais qu’avec un peu plus de temps et d’acharnement de ma part, cette trame sera totalement clarifiée.&lt;br /&gt;Comme nous venons de le voir, chaque chanson a sa place dans le développement du récit de Down In Albion, les critiques qui taxent l’album d’être trop long ou d’avoir des chansons faibles ne sont pas justifiées. Le titre même, Down In Albion, évoque quelques chose comme Low And Down In Albion, les hauts et les bas en Albion, en portant l’accent sur les bas, tandis qu’on peut aussi identifier ce titre comme un nom pour les Enfers, sous Albion. Ce qui frappe dans ce récit, c’est l’absence de Dieu. Il est absolument inexistant alors que la Mort et le Diable ont le beau rôle. Dans ce disque, il n’y pas d’espoir, contrairement à la Divine Comédie de Dante et on peut se demander si l’album aura des suites qui passeront par le Purgatoire et le Paradis ou bien si, comme dans les histoires de vampires, le royaume de Dieu n’existe pas, ou tout au moins, ne se manifeste pas autrement que par ses échecs.&lt;br /&gt;A ce sujet, il serait possible de voir la couverture de l’album comme l’image de Dieu, assit seul, endormi ou mort, au milieu de son Royaume abandonné par la vie. A moins qu’il ne s’agisse de Cerbère, le chien qui garde l’entrée des Enfers. A moins qu’il ne s’agisse de la Bête, piégé dans ces même Enfers.&lt;br /&gt;D’autres questions restent en suspens :&lt;br /&gt;Qui est la Belle ? une prostituée ?&lt;br /&gt;Qui est la Bête ? cerbère ?&lt;br /&gt;Quelle est la nature précise du pacte passé entre la Bête et la Belle ?&lt;br /&gt;Comment et pourquoi la Bête est arrivé aux Enfers sans passer par la Mort ?&lt;br /&gt;Qu’arrive-t-il à la Bête après Merry Go Round ?&lt;br /&gt;Que signifie ce " She " ? albion ?&lt;br /&gt;Des hypothèses seront développées plus tard, en même temps que l’analyse des thèmes sera étendue. En attendant, pour être prêts, relisez cet article et réécoutez l’album, normalement, tout devrait prendre sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-113284921556049777?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/113284921556049777/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=113284921556049777' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/113284921556049777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/113284921556049777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/11/pourquoi-down-in-albion-est-une.html' title='Pourquoi Down In Albion est une tragédie (1ère version)'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-113025037483345140</id><published>2005-10-25T07:14:00.000-07:00</published><updated>2005-10-25T07:27:17.676-07:00</updated><title type='text'>Le Vendredi 24 octobre, il est 04:56 du matin :</title><content type='html'>"Qu’est ce que la musique ? Non, plutôt, qu’est-ce qu’une chanson (parce qu’il faut bien s’avouer que ce n’est pas pareil) ? C’est un petit trou de serrure sur lequel l’auditeur plaque son œil . Pour satisfaire son plaisir, un spectacle se déroule sous ses yeux, il peut rester des heures à le regarder en fantasmant que la porte va s’ouvrir. Tout le monde connaît ses maisons, celles dans lesquels on aime flirter avec les murs, parce qu’on sait que ce qui se trouve derrière correspondra à nos attentes. Quand dans mes moments de lucidité, je m’observe et j’observe les autres, je comprends que nous avons érigé ça comme un mode de vie ici à Londres. Tout n’est que chansons, nous sommes tous des chansons. Nous ignorons notre conscience car nous ne pouvons pas la supporter. Londres fonctionne ainsi, ses artères bercent les nuits de chansons depuis quarante ans, sur la sono des pubs, j’ai toujours l’impression d’entendre une de mes compilations persos et si ce n’est pas le cas, je sors ma guitare de son étui. et je la joue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7195/211/320/DSCN4129.jpeg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est vrai que dans cet environnement, je suis plus prolifique que jamais. Le carrousel et sa musique vont de plus en plus vite, tous les soirs nous jouons, passés les premiers engagements, nous nous sommes retrouvés dans des petits pubs, et puis nous nous sommes fait remarquer encore et encore, de premières parties en affiches de salles lugubres. Une semaine s’est écoulée ou beaucoup plus, je n’en sais rien, je préfère oublier, je suis une chanson. Je ne retiens rien. Je suis le même. J’ai de l’esprit pendant 2 minutes 30 et ensuite, je recommence. Je suis brillant. Les gens m’embrassent. Je suis beau quand je pleure. Alors je n’ai rien d’humain. Je suis autre. Les anglais aiment la débauche alors les Narcisses leur en donnent. Je n’aurai jamais vraiment cru y prendre plaisir. D’ailleurs, ce n’est pas le cas 50% du temps. Les autres 50%, je suis en sueur, torse nu, agrippé par une guitare, je bois pour avoir de l’énergie et quand l’instrument n’est plus là, quand on me l’a enlevé pour le débrancher et laisser la place au groupe suivant, je titube, j’oublie mon existence, ma tête tourne si vite que je m’accroche à la première jeune fille qui croise mon regard et je la garde jusqu’à la fin de la nuit. J’ignore leur excuse, mais les autres garçons et filles font pareil. A aucun moment, plus jeune ou plus tôt dans la soirée, je n’ai voulu que ça arrive. Simplement, ce sont les évènements qui se déroulent. Le monde réel ne me manque pas. Camille me manque. J’aurai cru pouvoir passer ma vie entière dans ses bras, à ne rien craindre, à l’aimer, aujourd’hui je voudrai pouvoir jouer ma musique rien que pour elle, lui susurrer les mots qui ne parlent qu’à elle ;elle a disparu, elle a explosé dans l’air, moi je n’ai plus que mes chansons, tout ce qui reste d’elle, tout ces portraits que je veux jouer si fort qu’elle puisse prendre vie à nouveau et apparaître devant moi, sur scène, en chair et en os, faisant ainsi disparaître les milliers de spectateurs inconnus dont elle prendrait la place. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je sais bien que ça n’arrivera pas et, comme des milliards de personnes qui se lèvent chaque matin, je fais semblant pour avoir la force de continuer. Les comportements de ce genre, je les repèrent tellement facilement. La nuit dernière, j’avais gardé assez de lucidité pour prendre conscience de la tristesse de ceux qui m’entouraient quand les regards ont commencés à se croiser, quand les mots sont devenus poésie et que les mains se frôlaient, touchaient une épaule, une bouche, des cuisses. Tristan embrassaient une anglaise couverte de taches de rousseur qu’on avait rencontré à la fin de notre set acoustique dans le métro le soir même vers 19 heures et à ce moment-là, j’ai compris que c’était le constat d’un double échec. Enfin, nous, lui, eux, moi, ils, elle, c’est-à-dire Les Narcisses, passions aux aveux : ces baisers lancés à la curiosité criaient que nous avions perdu tout espoir en l’existence d’une âme sœur et que nous étions incapable de changer le monde. D’ailleurs, une nuit a passée, et c’est toujours le cas (comme en suis-je venu à utiliser de l’imparfait ? le contenu fait sens, peut-être). L’on en revient au début, puisque c’est le sens des chansons. Elles existent pour rendre beau le fait que l’amour n’existe pas et pour nous faire oublier le reste. Les restes. Nos vies ne sont rien comparés à ces soi-disant restes. Les restes sont tout. 6 milliards d’êtres humains, une bonne part qui souffre le martyre, qui meurt de fin, de maladies, et qui meurt tout court. Aucune chanson (devrai-je précise, aucune bonne chanson) ne peut parler de ces restes. J’ai pourtant essayé. Une chanson élude, une chanson ferme les yeux et oublie. Alors que faire ? L’horreur existe, sur cette terre, elle est même majoritaire. Faut-il oublier ? Faut-il en avoir conscience ? Parce que non, c’est une certitude, nous ne pouvons rien y faire. Qu’est-ce qui est le mieux ? Savoir sans pouvoir ou espérer pouvoir sans savoir. Je n’en sais rien, je suis une chanson, je ferme les yeux et oublie. "&lt;/p&gt;&lt;p align="right"&gt;Extrait des répétitions du Manuel de Cristallographie&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-113025037483345140?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/113025037483345140/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=113025037483345140' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/113025037483345140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/113025037483345140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/10/le-vendredi-24-octobre-il-est-0456-du.html' title='Le Vendredi 24 octobre, il est 04:56 du matin :'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-112887990358352501</id><published>2005-10-09T10:22:00.000-07:00</published><updated>2005-10-09T10:55:34.416-07:00</updated><title type='text'>Endlessly Falling</title><content type='html'>Ok, logiquement, mon pas en avant pour cette année, c’est de commencer des cours de cinéma jeudi soir (comme avant, c’était aller à la médiathèque, aller dans un cinéma d’art et d’essai, aller dans un atelier d’écriture). Ce soir je regarde un peu de La Vie Aquatique à la lumière de mon globe terrestre. Dans l’après midi, je continue de visionner les épisodes des Vampires de Louis Feuillade, j’en parlerai quand j’aurai fini. Au fond, je n’ai pas grand chose à dire, malheureusement. Je l’impression que ce n’est pas un besoin (ça l’est de moins en moins, comme si le monde gagné finalement son duel avec moi et que blesser, je passais mon temps à me reposer). Je vais aller à ce cours et dans le même temps, je vais chercher des bouquins sur l’écriture dramatique et ce genre de choses. C’est Woody qui me l’a conseillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, il y a toujours les films et la musique pour m’inciter à écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 15 février, j’écrivais que le premier album d’Interpol avait mal vieilli. Je ne pouvais pas être plus dans le faux. Je l’ai acheté là, avec le vrai boîtier, la vraie pochette, même si j’en ai marre de ces disques où les paroles ne sont pas imprimées. Ça n’a pas vieilli du tout, toujours la même force. Sinon, il faut bien que j’avoue toujours être sur la même pente : j’ai attends un certain niveau de saturation. Un monde sans fin de musique s’offre à moi et j’ai de plus en plus de mal à assimiler quoi que ce soit. C’est pour ça que j’essai d’architecturer mes goûts du moment. Exemple simple, en trois courants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. le Rock’n’Roll :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7195/211/320/quairock.jpeg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ses sources, deux musiques, le rythm and blues des noirs et le folk des blancs. Bob Dylan et son année 66 résume bien ces inspirations. C’est la musique moderne la plus vieille, elle est encore dominante aujourd’hui après 50 ans d’histoire, et si le son a évolué au fil des décennies, par l’innovation technologique, musicale et le métissage, on peut très bien tirer une lignée depuis le début jusqu’à 2005.&lt;br /&gt;En ce moment, j’écoute : Bob Dylan, The Rolling Stones, The Kinks, John Lennon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. le Psychédélisme :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.boudist.com/images/love-police-big.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là je suis quand même forcé d’admettre que c’est un drôle de nom que j’ai choisi. Le psychédélisme, c’est du rock’n’roll. Mais quand on y réfléchit, c’est du rock’n’roll qui oublie son origine première (le blues) et se pervertit avec des musiques et des sons d’ailleurs ( de l’orient et de l’imaginaire) et des rythmes totalement inédit. C’est exactement la façon qu’à Anton Newcomb de décrire sa démarche et c’est pourquoi le Brian Jonestown Massacre se trouve dans cette catégorie.&lt;br /&gt;En ce moment, j’écoute : Brian Jonestown Massacre, Syd Barrett, Devendra Banhart, Coco Rosie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. La Cold Wave :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.identitytheory.com/idgraphics/homebody.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parle bien ici du sous genre de la New Wave. Ce son-là, il vient de nulle part. Il n’a jamais été entendu ailleurs. A sa source, il y a le punk, comme le rythm and blues est à la source du rock’n’roll. Les punks ont pris leurs guitares et en on joué comme jamais. C’était une nouvelle manière. La cold wave en est bel et bien le fruit, elle le surpasse évidemment. Et aujourd’hui encore, le genre est perpétué. Quand on l’écoute, la cold wave se rapprocherait plus du jazz que du rock d’ailleurs, par sa façon de souffler le chaud et le froid, par le son de ses guitares qui rappellent des cuivres. La preuve, c’est l’album de Nouvelle Vague ( il est peu probable que les titres des Stones s’en sortirait en bossa nova). La cold wave est un genre à part entière qui, sans innover, a inventé, et s’il existe des déchets, la source de bonnes chansons semble souvent impérissable.&lt;br /&gt;En ce moment, j’écoute : Interpol, Echo and the bunnymen, The National, The Chameleons, Bahaus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va maintenant falloir que je parle de deux films asiatiques :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Cette façon d’écrire … Qu’est-ce que je déteste ça. Scolaire, nul, tellement sérieux que s’en est comique. Quand je vois mon niveau, j’ai envie de pleurer. Je suis si mauvais. Et ce que je peux voir du reste du monde est encore pire, alors forcément, ça n’incite pas aux progrès. De toute façon : il faut travailler pour progresser. Alors je vais continuer ce post comme si de rien n’était alors qu’en réalité, j’ai très peur de ne plus progresser. ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chungking Express de Wong Kar Wai&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.filmarchiv.at/events/sommer03/pics/openair/P6156833.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je devais faire une liste définitive, ce film finirait sans doute dans le top 3, même s’il ne soulève aucune question, s’il ne propose rien d’autre qu’une vie meilleure. Comme beaucoup de derniers très très très bons films (Lost In Translation, Eternal Sunshine), c’est une sorte de comédie romantique indie, alors que si l’on y regarde bien les très très très bon films des décennies précédentes parlaient de guerres, de crimes, de morts et d’adultères. Aujourd’hui, c’est l’amour. Comme si le 21° siècle allait voir la disparition de l’amour, du couple, de la gémellités, et que le cinéma essayait de le retrouver. Parce que sincèrement, qui peut me dire, dans les yeux, que Chungking Express, ce n’est pas de la science fiction ? Ou alors peut-être que le cinéma embellit simplement les histoires d’amour et essaie de nous les montrer comme elles sont réellement et non pas de la façon décevante dont nous les percevons. Quoi qu’il en soit il m’a fallu longtemps pour me rendre compte que l’actrice du film est aussi une des chanteuses les plus connues en Asie et que c’est elle qui chante la chanson très Lost In Translation du générique. Chungking Express est divisé en deux parties, deux histoires qui ne se rejoindront pas, qui n’ont rien à voir, si ce n’est que leurs personnages se connaissent ou se sont déjà croisés dans le quartier de Chungking. La première partie m’a immédiatement semblée ennuyeuse et digne de peu d’intérêt. C’est là que je me suis dit que j’avais perdu mes 20 euros appâtés par la couverture du DVD qui me rappelait un album de Chet Baker. Et puis vient la deuxième partie, et tout change. Tony Leung a un rôle splendide, bien plus humains que celui des deux hits 2046 et In The Mood For Love, il joue avec des peluches, se fait larguer, parle à son savon. Ça suffit à le rendre collector. Quant au personnage de Faye Wong, il nous fait aimé plus que tout les Mamas and The Papas, ce qui est une prouesse absolument remarquable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Je n’ai plus envie de faire de critiques de films. Je suis lassé, lassé de tout, c’est horrible. Tout ça a cause du temps, du temps qui file.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kaïro de Kyoshi Kurosawa&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.fantastikasia.net/IMG/jpg/kairo2.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;C’est un tout autre genre de films. Je sais que j’ai déjà plus envie d’en parler. Le résume rappelle Ring : « des jeunes gens meurent après avoir vu un site internet ». Et si l’on ne connaissait pas Kyoshi Kurosawa, on ne donnerait même pas sa chance à ce film. Pourtant, ce serait bien dommage, étant donné que ce film est sans aucun doute le négatif parfait de Chungking Express : la même photo, un effet différent. Un garçon pas débrouillard installe internet sur son ordinateur, et dès que la connexion s’effectue, une image apparaît, son ordinateur piraté, et le garçon se retrouve à observer la webcam dans un étrange homme effrayant. En parallèle, chez eux, des gens deviennent fous et disparaissent : ils possèdent tous un ordinateur, ils ont tous le même regard avant de disparaître. Le garçon du début rencontre une jeune fille mordu d’informatique et de science à son université : elle décide de l’aider à se débarrasser de ce pirate qui continue d’hanter son ordinateur. Et les disparitions continuent, de plus en plus évidentes, vidant le japon qui n’est plus qu’un fantôme. A travers cette vague morbide incontrôlable, où ceux touchés par ce mal s’isolent, perdent le goût de l’humanité et des mots, c’est le monde actuel qui transparaît, où la parole disparaît, où le sens n’a plus loi : on s’isole, on oublie ce que veut dire partager. La première image du film est la dernière : les survivants de toutes nationalités sont réfugiés dans un cargo fantôme qui pourrait être le Belafonte de La Vie Aquatique, ils se côtoient parce qu’ils ont un but commun : se survivre à soi-même. C’est une nouvelle civilisation qui naît sur ce bateau et si le reste du monde a disparu, c’est à cause du vide de son existence. C’est le sentiment le plus fort et le plus poignant qui ressort de ce film. Pour ceux qui ne le savaient pas : nos vies sont vides. Notre cerveau est un handicap. Parce que, c’est évident, pour être heureux nous devrions nous contenter de chasser de la viande, nous reproduire, nous chercher des poux au sommet du crane. Malheureusement, d’un point de vue philosophique, nous avons reçu ce « supplément d’âme » qui est censé compensé notre manque d’habilité manuel par rapport aux autres animaux (l’oiseau peut voler, le félin court vite, la fourmi a une force phénoménale, etc.), nous sommes supposé avoir l’intelligence. Pourtant quand on aborde le problème avec une science de comptoir : qu’est-ce que les singes ont plus que nous ? L’agilité, mais nous l’avons seulement oublié au fil des mutations. A part ça, ils se débrouillent très bien sans le supplément d’âme. Non, ce qu’il faut comprendre, c’est que la vie humaine et l’évolution qui a été nécessaire pour y arriver, n’est qu’un accident. Rien de plus, un accident génétique. De simple singe, la race a évolué, apportant à chaque fois plus d’intelligence, jusqu’à nous. Mais est-ce si évident ? Est-ce si normal qu’un animal (ce que nous sommes) ait de l’intelligence ? Non absolument pas, je le répète, c’est un accident, les animaux ne sont pas censé en avoir, tout cela n’est que le fruit d’erreurs contre nature : nous ne sommes pas censés être intelligent. Nous ne pouvons pas vivre notre vie animale avec une intelligence, nous ne pouvons y être heureux et bien sûr, nous courons à l’autodestruction. C’est normal, un accident a toujours pour but la destruction de quelque chose. C’est ça que veut dire Kaïro : notre mort à tous, en tant qu’animaux, au moment où (par le biais d’internet, de l’isolement) l’on est confronté à notre intelligence. Le moment clé du film, c’est celui où l’on sait enfin ce que voient les gens avant de disparaître : une figure masculine, sombre, sérieuse, c’est Dieu, notre plus grande création pré-20° siècle, qui montre ce qu’est l’homme réellement : bien plus qu’un animal. Et c’est dans cette contradiction qu’est située la raison du vide de nos vies, nous oscillons entre notre condition première d’animaux et nos possibilités d’êtres humains. Si l’on étudie bien toutes les données, la plupart de nos problèmes viennent de nos origines animales : la guerre (la chasse), la pollution ( on se contente de relâcher tout dans la nature au lieu de réfléchir à d’autres moyens), la violence et l’argent (l’autorité, le besoin de contrôle qu’ont les chefs de meutes), etc. C’est en s’abandonnant totalement à l’humain que l’on trouvera la solution : la musique, les films, l’écriture, la technologie. Il faut tout y donner, en faire le centre de nos vies au lieu de ses outils. Car tant que ça reste des outils, nous sommes des animaux avec un supplément d’âme ( une équation bancale), si ça devient notre raison de vivre, c’est un nouvel univers qui s’ouvre. L’avenir, si nous voulons survivre, devra absolument s’éloigner de nos pulsions primaires, quitte à devoir les récréer plus tard dans un univers contrôlé, avant tout, nous devons innover et nous abandonner totalement à la machine, notre invention à nous, parce que c’est ainsi que nous deviendrons Dieu et sa création, que nous avons nous même crées. Ainsi, la boucle est boucle, nous devenons notre créature donc nous devons nous-mêmes. Rien de plus simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.asia.cinedie.com/images/kairo2.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rushmore de Wes Anderson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.austinchronicle.com/issues/vol18/issue24/screens.film.rushmore.jpeg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j’ai du mal à écrire de longues chroniques sur certains films comme Chungking Express ou Rushmore, ce n’est pas que je ne les ai pas aimés, à l’inverse, j’ai plus aimé Rushmore que Kaïro. C’est simplement qu’il y a moins à dire : Rushmore par exemple est une pure création , ce sont de fausses émotions, de fausses vies totalement géniales et mieux que la notre. Il n’y a rien à dire, il faut juste se contenter de vivre. Succomber à Olivia Williams et son accent anglais. Lui voler un baiser. Devenir ami avec Bill Murray et rire ensemble de ses fils. Ecrire des pièces de théâtre romanesques. Ecouter des chansons des 60’s nostalgiques. Construire un aquarium sur le terrain de foot. Danser sur Oh La Laa des Faces ( dans notre vraie vie d’aujourd’hui, rien de cela ne peut arriver, jamais. Il faut s’y habituer tout de suite.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://issho.net/q/rushmore.jpg" /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-112887990358352501?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/112887990358352501/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=112887990358352501' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112887990358352501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112887990358352501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/10/endlessly-falling.html' title='Endlessly Falling'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-112772708317555506</id><published>2005-09-26T02:28:00.000-07:00</published><updated>2005-09-26T02:31:23.186-07:00</updated><title type='text'>Heart Shaped Box</title><content type='html'>&lt;img src=http://users.adelphia.net/~bsturk/pics/music/flyerm.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des jours comme ça, on trouve tout ce qu’on veut à la médiathèque sans avoir à chercher : Kaïro et Mystery Train en dvd, une bio de Woody et un Greil Marcus en bouquins. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant j’écoute Show Me Your Tears de Frank Black. Pourquoi ça ? ça fait vraiment longtemps que l’envie ne m’avait même pas traversé l’esprit. Le disque date de Septembre 2003. Sans doute est-ce l’envie d’y retourner. Après je passe à In Utero de Nirvana et ça ne marche absolument pas. Apparemment je n’ai pas envie de redevenir un adolescent, les photos du livret me débectent mais la musique et la production reste géniaux. En Septembre 2003, je n’avais pas encore été touché par Céline, il me restait du temps avant de me mettre à travailler, j’ignorais tout des études que j’allais faire, je croyais qu’il existait des vrais gens. Et puis, je n’avais pas vu les Pixies live. Depuis beaucoup de choses ont changé, j’ai partagé une semaine avec Céline, mon style d’écriture a été bouleversé et a fait un bon énorme d’un seul coup, je lis plus et mieux qu’avant, je vais souvent dans ma salle favorite d’art et d’essai, Peter a signé sa mort en beauté (au Tap’n’Tin, le 8 octobre 2003), j’ai vu Paris, je ne crois plus en personne, spécialement les filles, et puis j’ai vu les Pixies. Si Céline, en me détruisant, m’a immédiatement permis de faire fonctionner mes cellules afin de me reconstruire ( me rendant plus perfectionné et me transformant en ma propre création, les Pixies en me ravissant ( vieux rêve) ont plongé dans le noir cette partie de moi qui les aimaient. Il n’y a pas à dire, le concert était honnête. D’ailleurs il me semble qu’il va même sortir en dvd. Mais c’était l’usine, tout le monde adorait, les chansons s’enchaînait et en fait, c’était exactement comme voir la Star Academy faire une soirée de reprise des Pixies. Un viol de nos secret, doublé de leur appropriation par 20000 personnes. Les Pixies était le secret le moins bien gardé de la scène indie, mais ils étaient le secret de chacun. Là, fini, renversé sur le trottoir, exactement  (mais vraiment) comme Pete dans les tabloids, à la télévision, dès qu’il s’agit de rock ou de Kate Moss. Merde, vous avez une boite qui renferme toutes les sessions de Pete et sur laquelle est inscrite « Champs Elysées », vous ? Moi aussi, alors s’il vous plait, n’essayez même pas de parler. Stil, j’écoute Show Me Your Tears et c’est plutôt bien. Même si le gène Pixies est mort et qu’après essai, c’est le seul album de Frank Black qui me fait cet effet là en ce moment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma promo, il y a cette fille, plutôt jolie, à laquelle j’ai parlé le premier jour, par accident. Je peux sentir l’attraction, en tout cas de mon côté, alors je la teste. Je me rends compte très vite qu’elle est stupide. Elle est réelle, après tout. Là n’est pas la question, je m’en serai douté, je ne suis même pas déçu. Non, il y a un autre truc. J’ai peur. Elle me plait. Elle me plait comme une femelle plait à un male, c’est primaire, vous avez déjà entendu parlé des glandes sudoripares ? Bref : je n’en ai rien à foutre d’elle, mais il y a quelqu’un en moi pour qui c’est le contraire. Lui je le fais taire depuis longtemps, pourtant comment savoir s’il ne prend pas le contrôle des fois ? Dans ces conditions, je n’ai qu’un seul espoir : que je ne lui plaise pas. Parce que sinon, c’est forcé, nous ne sommes que des humains, je ne résisterai pas, au fond, à l’appel du sexe. Et alors ce sera désillusions sur déceptions. &lt;br /&gt;ET EN MEME TEMPS :&lt;br /&gt;Pourquoi pas ? C’est peut être la solution à mes problèmes. Souffrir. Pour pouvoir à nouveau me reconstruire. Si je suis Moi version 2.quelque chose, est-ce qu’il n’est pas temps de passer en 3.0 ? Il me faudrait à peine une semaine, pleine de peur , de malentendus et d’erreurs. Et hop, je reconstruit à partir des morceaux qui sont par terre. En ce moment, je ne sais même plus quels disques j’aime, quels sont mes réalisateurs favoris, ni comment faire pour écrire de manière originale. C’est un calcul vicieux, non ? C’est ce que mon personnage fait dans « Manuel de Cristallographie » il va se rendre consciemment accro à l’héroïne, il va arnaquer son dealer pour se faire tabasser et puis après, cure de désintox. Apprendre à marcher à nouveau. Marcher mieux. Mieux jouer de la guitare, mieux chanter, mieux parler de tout ce qui vient d’arriver dans ces paroles.  C’est exactement ce qu’il me faut. Alors quoi ? Fonce. Il va falloir avaler des couleuvres, être gravement malade pendant une semaine et voir ma réputation totalement détruite à l’université. Tout ça est déjà arrivé. Quelle réputation ? Qui y a-t’il de si bien à l’université pour que je doive y paraître fort ? Franchement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus, quand j’ai vu les Pixies, à cet exact moment, Blandine a disparu. C’est un souvenir très fort que j’ai essayé d’enfuir quelque part en moi et c’est vrai qu’en y repensant maintenant, tout est flou.&lt;br /&gt;Fait : Blandine m’écrit le jour des Eurockéennes. Ce sera son dernier mail (je ne le sais pas en le lisant, elle ne le dit pas). Aux Eurockéennes, je m’amuse, etc, etc. Au concert des Pixies, je pense spécifiquement à elle. Bizarrement, je vois une fille assise avec un mec sur le toit d’un bingalo qui sert de toilettes et je me dit qu’avec ce visage, ces vêtements, ce pourrait être elle, alors je crie son prénom et ma voix est couverte par les amplis des Pixies. Voilà, elle a disparu. Quand je rendre des Eurockéennes, je n’ai pas de nouveaux mails, je n’aurai plus de réponse à aucun de ce que je lui enverrai. &lt;br /&gt;Donc : les Pixies ont fait disparaître Blandine. La nuit qui a suivi ce concert, j’ai dormi dans la tente de mes amis sur le camping des Eurocks. J’ai fait un rêve. Une petite douzaine d’entre nous avait envahi la scène après le concert des Pixies, on courait backstage, dans leur loge, mais je suis un peu à la traine. Le temps que j’arrive, je vois une voiture sortir de la loge, et ils sont tous entassés dedans : les Pixies et les fans qui sont venus avec moi. Ils partent. &lt;br /&gt;Conclusion : déjà pendant le concert des Pixies, je les trouvais moyens. Ils étaient moyens, il n’y a rien à redire là-dessus. En même temps, au même moment, je me rendais compte de la fragilité de ma relation avec Blandine. Depuis, les deux ont fusionnés comme la compil de Peter, Paul and Mary et l’album d’Husker Du dans « Je, la mort et le rock’n’roll ». C’est tout à fait normal, c’est comme ça que fonctionne la mémoire. Ce qui est marrant, c’est que maintenant, les Pixies ne me rendent pas triste. Je les écoute et j’y suis indifférent, c’est pour ça que je ne les aime plus. Parce qu’au fond, ma relation avec Blandine n’a jamais existé. Ce n’était que des mots, sincères mais maladroits (de ma part) et des réponses incroyables, comme si je les faisais moi-même. Voilà tout, ce n’était basé sur rien de normal, rien de vrai. Rien qui compterait aux yeux d’un Juge Officiel des Relations Amoureuses (si ça existait). Alors ce rien s’est mis à pomper l’énergie des Pixies. En 1 heure et demi un samedi soir, les Pixies ont été vampirisé par un de mes souvenirs, afin qu’il puisse être réel. C’est aussi simple que ça. Aujourd’hui, rien n’a changé, Blandine a disparu et je n’ai connu d’elle que ses mots. Mais c’est devenu une réalité, et c’est mon meilleur souvenir amoureux, voire mon meilleur souvenir tout court. Les Pixies eux ne me parlent plus. Leur musique n’évoque plus rien en moi. Au moment où ils sont devenus réels (des disques magnifique d’un groupe splitté il y a dix ans qui, d’un seul coup, en quelques mois, débouchent sur le concert des retrouvailles aux Eurockéenes) ils ont disparus de ma mémoire et ont permis à Blandine de devenir, elle, réelle.   Echange standard. &lt;br /&gt;Moralité : quand j’écoute des albums solos de Frank Black, c’est comme si je voyais des souvenirs de Blandine dans lesquels je ne figurai pas encore et dans lesquels je ne figure plus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-112772708317555506?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/112772708317555506/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=112772708317555506' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112772708317555506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112772708317555506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/09/heart-shaped-box.html' title='Heart Shaped Box'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-112688133359758366</id><published>2005-09-16T07:31:00.000-07:00</published><updated>2005-09-16T07:35:33.600-07:00</updated><title type='text'>I am thinking it’s a sign that the freckles in our eyes are mirror images and when we kiss they’re perfectly aligned</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.coolfer.com/blog/blog/images/Postal%20Service.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça y est. C’était la semaine de rentré. A peine quelques heures et déjà je n’ai plus envie de rien faire : bloguer, écrire, apprendre la guitare, partir, trouver de nouveaux film. Tout ce que je suis capable d’endurer, c’est la bo de Broken Flowers, les dvds de Garden State et Lost In Translation, la musique du Brian Jonestown Massacre. C’est que là-bas, il incite tellement peu à avoir sa propre façon de pensé, à développer son mode de vie. Me direz-vous, c’est déjà mieux que la quarantaine d’autres étudiants dans ma promo. Et vous auriez raison : pas un look, pas une seule attitude, pas un visage ni un voix, pas un propos, rien de tout ça que sorte de l’ordinaire, qui frappe et donne envie. Des gens normaux, comme on en voit sur les sites de rencontres, qui aime l’amour, internet et les médias, et dont les seuls hobbies sont : « un peu comme tout le monde hein, sortir avec mes potes, boire, danser sur de la bonne musique (métal, tek) ». J’aime aussi ça, vraiment, sauf la parenthèse bien sûr. Et c’est cette parenthèse qui fait toute la différence, ainsi que le fait que j’ai encore un milliard d’autre hobbies, alors que ce sont les seuls pour eux. On ne juge pas sur l’apparence. C’est vrai, de ce que j’en ai vu de ces gens, une semaine, que puis-je en dire ? ça fait 3 rentrées que je scanne les visages, et je peux dire que je ne me trompe pas. Et c’est normal : plus j’avance dans les études, plus je me spécialise. Et comme j’étudie quelque chose qui n’a aucun rapport avec mes hobbies (ni musique, ni cinéma, ni littérature, ni philosophie), forcément, j’aurai de plus en plus de mal à trouver des gens qui les partage. Je devrai étudier ces passions ? Je devrai tout arrêter, reprendre mes études à 0 ? C’est pas faux, mais enfin, peut-on un jour arrêter de se voiler la face. Même si j’étudie mes passions, je ne serai jamais écrivain ou cinéaste ou musicien. Au mieux pour moi, ce serait devenir prof. Le pire, je n’en parle même pas. Donc il faut bien que j’apprenne quelque chose qui me donne de quoi vraiment financé mes passions. Parce que il n’y a pas de passage par le chemin normal. Je dois souffrir et subir ce monde pour pouvoir en parler. Ce sera le seul moyen de capter l’attention. Le seul moyen d’être un électrochoc et de mener la révolution invisible. Gagner un minimum d’argent pendant quelques années. Me prendre une année sabbatique pour écrire. Et ainsi de suite.  Mais soyons franc : le chemin est long. Ça ne viendra pas de suite. Il y aura des centaines de désillusions, de déceptions, de pressions pour m’empêcher d’y arriver. Aujourd’hui, je suis loin du bout. Mon Manuel de Cristallographie se révèle pitoyable, mais un peu moins pitoyable que ce que j’ai fait avant, donc le cycle est en marche. Seulement il ne faut pas que je cède aux forces qui veulent me faire arrêter. Chaque révolution est combattu. La mienne aussi, par tous ses visages sympathique, ces têtes pleines, ces corps parfaits : ce sont les stigmates du robot. Géniaux en cours, pour le travail, pour les règles. Ensuite, il n’y a rien d’autres. Ils ne sont pas programmés pour autre chose, alors ils s’ennuient, ils s’entassent et s’entretuent pour tromper leur ennui. Et en l’occurrence, ils veulent me tuer moi aussi.  Ce n’est pas un complot. C’est juste qu’il pense que je suis comme moi. C’est ça la signification de l’homme qui sort de l’ombre dans « Céline » et me demande : « Est-ce que tu veux mourir ? ». C’est la réalité qui sonne à ta porte, aimable et le reste. Résister, ne pas avoir de vie comme les autres. Ne pas vivre comme les animaux, comme les primates. Les primates se nourrissent, dansent, font du bruit, font l’amour, font leurs besoins, font des cabrioles, se battent et gaspillent. Réfléchissez bien fort et vous verrez que dans de nombreux progrès, la majorité des choses que l’on reproche à la race humaine, tous ses défauts, ses fautes et ses erreurs, viennent de là. Même celles qui sont critiquées tous les jours à la télé. Alors que personne ne vienne me voir en disant qu’il faut revenir au règne animal. Il faut privilégier les inventions qui n’appartiennent qu’à l’Homme. Je mange, je regarde des films, je lis et j’écoute de la musique. Aucun animal n’aurait pu faire ça sans l’Homme. Il faut que je marche sur la lune. Juste pour leur prouver que.&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.whbvillage.com/images/usps-boxes.jpg&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-112688133359758366?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/112688133359758366/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=112688133359758366' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112688133359758366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112688133359758366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/09/i-am-thinking-its-sign-that-freckles.html' title='I am thinking it’s a sign that the freckles in our eyes are mirror images and when we kiss they’re perfectly aligned'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-112688103764708781</id><published>2005-09-16T07:19:00.000-07:00</published><updated>2005-09-16T07:31:08.136-07:00</updated><title type='text'>The Subways</title><content type='html'>Voilà, comme prévu j’ai fini le plus gros du manuel de cristallographie. Maintenant, deux chapitres d’expérimentation plutôt agréables à faire. Plus, si je m’en sens, la discographie expliquée des Narcisses. Ça, ce sera plus dur puisqu’il faudra écrire les paroles des chansons des Narcisses. J’essaierai, pour voir. J’ai déjà les titres, souvent, j’ai déjà les thèmes. A moi d’arriver à broder des paroles qui tiennent la route et des poèmes qui pourraient se chanter. Lundi, je retourne aux études. Je me demande à quoi ça ressemblera. A la même chose que toutes ces années passer : décevant. Ce sera une lutte permanente contre moi-même pour ne pas rentrer dans le rang. Est-ce que j’y arriverai ? Il faut que je continue à occuper mon temps en écrivain, en lisant, en commençant un autre roman, en terminant celui-ci. Ne pas parler aux autres. Ne même pas chercher à les connaître. Passons aux choses sérieuses :&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.creativescreenwriting.com/csdaily/csdart/images/2004-12-Dec/Garden%20State%20-%20Zach%20blends%20in%20(350w).jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Garden State de Zach Braff&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.affichescinema.com/insc_g/garden_state.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que ce n’est pas parce que je n’ai pas blogué pendant des mois que je dois passer sous silence les énormes découvertes qui s’y sont déroulées. J’espère simplement qu’avec la mémoire qu’il m’en reste, je saurai leur rendre justice. Garden  State, je l’ai vu 3 fois, et la première fois, je me trouvais à Strasbourg, tout seul pour y fêter le bon déroulement de ma première semaine de travail. J’avais prévu d’aller au cinéma là-bas pour voir des films pas encore disponible chez moi. Garden State en faisait parti, je l’ai vu à 14 heures, dans une petite salle pas pleine. Pas où commencer ? Parce qu’en évoquant des souvenirs comme je viens de le faire, vous vous doutez bien que j’essai de me défiler. Sur ce film, j’ai déjà tout dit, il n’y a rien à rajouter. Ce film, c’est tous mes rêves, toutes mes envies et mes souvenirs, mes moments ratés et mes fantasmes. Ce que j’expose sur ce blog. Ce serait difficile d’épiloguer dessus comme je l’ai fait pour Broken Flowers parce que Garden State, ce n’est ni un film, ni la vie. C’est un de ces rêves que l’on fait sciemment, le matin quand on décide de rester au lit sans pour autant arriver à se rendormir. Je veux dire par là que c’est l’histoire idéale, que c’est drôle, fragile, ça nous caresse dans le sens du poil et toujours on y rajoute une touche tragique pour mieux s’en rappeler la beauté. Il faut bien commencer par quelque chose : Garden State, c’est l’histoire de Andrew Largeman, aspirant comédien raté, qui retourne dans sa ville natale pour l’enterrement de sa mère. Là vas, il retrouve les origines de sa névrose en même temps qu’il rencontre sa cure : Samantha, LA jeune fille. Celle qu’on imagine tous : drôle, délurée, talentueuse, sentimentale, gaffeuse, sérieuse, cultivée ( les vinyles qu’elle passe dans sa chambre en sont l’exemple). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.studencka.pl/templates/artykuly/13/images/duze/Powrot%20do%20Garden%20State%20-%20Braff+Portman2.jpeg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rassure tout le monde : Sam est un personnage de fiction, bien plus que la Reine Amydala jouée par la même Nathalie Portman dans Star Wars (que je n’ai pas vu soit dit en passant). Andrew et Sam se rencontrent fortuitement, se parlent, et tout se déroulent comme ça devrait, doucement, normalement. A aucun moment on entre dans la caricature hollywoodienne : quand Andrew se lève le lendemain de sa rencontre, elle n’est pas dans son lit ; ils ne s’embrassent pas immédiatement ; ils ne se disent pas je t’aime à tout bout de phrase. Andrew rencontre la famille de Sam le plus naturellement possible (et ils sont tous aussi géniaux que Sam) et elle et lui parlent ensemble, se fréquentent, évoquent leur souvenir, comme des amis. On ne sent pas l’attirance sexuelle, on ne sent pas l’hypocrisie qui s’installe quand on drague quelqu’un. Sans doute que dans le vraie vie, Sam aurait dit à Andrew : « Je préfère qu’on reste ensemble », mais dans la vraie vie, ni l’un ni l’autre n’existe, alors on s’en fout. Je pourrai épiloguer longuement, faire une liste de tous les moments magiques du film, de chaque fragments d’image qui rappelle tous le reste, un peu comme les carrés qui composent l’affiche du film. Titembé. Sam dans la piscine. L’abyme infinie. La fête le premier soir. Le restaurant où travaille Andrew. Le tout premier rire de Sam alors qu’elle écoute les Shins en regardant Andrew. Le cimetière des animaux de Sam. Son épilepsie. Le velcro silencieux. Je pourrai continuer ainsi des pages et des pages à évoquer les détails de chaque photogramme : ça en voudrait le coup. Mais Garden State, c’est un film à voir, à expérimenter, et j’ai la très nette impression que de part sa simplicité, sa fluidité, il est sans fin, il est à voir et à revoir des milliards de fois, ce sera toujours meilleur. Pour finir sur quelque chose, j’aimerai revenir sur un détail qui occupe tous le film et qui, par rapport à mon mode de vie et à ma thématique, m’intrigue et titille. Tout au long de leur relation, des premiers mots jusqu’aux pleurs de joies de la fin, Sam et Andrew n’épiloguent pas, ils n’ont pas de long discours sur ce qu’ils aiment, ce qu’ils détestent, sur leurs goûts, leurs mode de vie, justement, ni de leurs films préférés ou de leurs ennemis. Quand Sam pose son casque qui diffuse les Shins dans les oreilles d’Andrew, c’est comme un accord tacite : voilà comment nous sommes. Point. C’est ça qui rend le film si fluide et si prenant, c’est ce qui lui donne son caractère de rêve éveillé. Après, il parleront de ce qu’ils font, ils commenteront, expliqueront en direct : le système des moments originaux, le cimetière des animaux, le dialogue de la piscine sur la famille. En quelque sorte, ils n’ont pas besoin de justifier , ce ne sont pas de vraies explications, c’est faux. Ils savent qui ils sont l’un par rapport à l’autre. Contrairement à mes personnages, ils ne rappellent pas continuellement le monde dans lequel ils vivent. Ils vivent tout simplement, ils peuvent se le permettrent. A cause des Shins, à cause du casque qui passe de crane en crane. Je  ne sais pas quoi ajouter de plus, permettez moi de me citer moi-même pour conclure un questionnement qui ne finira jamais :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src= http://www.creativescreenwriting.com/csdaily/csdart/images/2004-12-Dec/Garden%20State%20-%20He%20got%20Natalie%20Portman%20wet%20(300w).jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « -  Ce que j’aimerai comprendre, dis-je, c’est la raison pour laquelle il est tombé amoureux d’elle ?&lt;br /&gt;- Là dessus, j’ai mon idée, c’est assez simple.&lt;br /&gt;- Puisque tu m’en as déjà tant dit, continue&lt;br /&gt;- Ça tiens dans une anecdote. Elle remonte au moment où ils se sont rencontrés. Ils s’étaient rendu ensemble à une fête dans la maison de quelqu’un, et la musique était très mauvaise, et quand il chercha dans la collection de disque du propriétaire, il s’exclama : « Pas un seul bon disque. Même pas de quoi trouver ne serait-ce qu’une bonne chanson. » Il ajouta « Il ne doit pas y avoir une seule note jouée sincèrement sur un seul de ses disques ».&lt;br /&gt;- Et alors, dis-je, m’impatientant, sentant mon excitation s’enfuir à cause de toutes ces explications&lt;br /&gt;- Voilà l’intéressant : au lieu de lui répondre quelque chose du genre « Et alors ? Profite ! Eclate-toi ! », elle lui répondit « Oui, Je sais, c’est horrible »&lt;br /&gt;- Je ne comprends pas. &lt;br /&gt;- Un univers entier de possibilités s’ouvrit à lui, et c’était la première fois qu’il pouvait le pénétrer. Alors ils sont allés dans la voiture de Camille et ont ramené ses disques à elle. Ils ont piraté la soirée. &lt;br /&gt;- Et c’est pour ça qu’il est devenu obsédé par elle ?&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que tu en sais ? Je ne t’ai jamais dit qu’il était obsédé par elle, je t’ai juste dit que c’était une part importante de lui. Et toi, pourquoi est-ce que tu es obsédé par lui ?&lt;br /&gt;- Je ne suis pas obsédé&lt;br /&gt;- Tu pose des tas de questions, elle insistait lourdement, tu veux tout savoir : tu es obsédé par lui. &lt;br /&gt;- Parce que c’est la première fois, dis-je pour achever la conversation, comprenant enfin l’importance de l’anecdote. Ou peut-être que je faisais juste semblant ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(dialogue entre Serge Nollens et Louise Champagne à propos du personnage de Camille Goemans, extraite du Manuel de Cristallographie)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://torp.priv.no/woody/images/stardust-woody-rampling.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stradust Memories de Woody Allen&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était un des derniers Woody qui me manquaient avec Bullets over Broadway et Maudite Aphrodite et sans aucun doute c’est le plus dur à trouver et sans aucune doute c’est un des meilleurs. J’ai du le commander en zone 1 parce qu’en plus d’être un de ses meilleurs, c’est un des plus imperméables.  Pas d’histoire jolies à la Annie Hall, pas de snobisme à la Intérieurs (pour faire vite). Donc forcément, dur d’imaginer un public. Stardust Memories est le film le plus déconstruit de Woody Allen, et évidemment, comme c’est un bosseur, c’est bien sûr son film le plus construit, si on regarde bien l’envers du décor. Il emprunte beaucoup de choses à 8 et demi de Fellini (un film extraordinaire, tout comme la Dolce Vita, parmi les meilleurs au monde, à opposer très vite au Satiricon, bouse du même cinéaste), et il préfigure beaucoup du cinéma de 2005. Ça tombe d’ailleurs très bien que je le découvre à ce moment. Sandy Bates est un cinéaste, c’est le Woody Allen de société, l’image qu’il donne de lui, au moment où il va passer des comédies du début ( Guerre et Amour, Sleepers) aux films plus sérieux ( Manhattan, Intérieurs). Forcément, il est un peu perdu, forcément, le virage passe mal dans la tête des producteurs et sans doute, inconsciemment, dans sa tête à lui. Il part à un festival qui lui est consacré, il y rencontre une jeune femme maniaco-depressive qui va lui rappeler le souvenir d’une de ces ex, pendant que son actuelle, mature et intelligente, vient le rejoindre avec enfant et promesse d’union. Voilà à peu près, pour simplifier, l’intrigue, et en fait, c’est un de ces films les plus drôles. Parallèlement, c’est aussi une fourbi de souvenirs qui envahissent de plus en plus le film et le phagocyte jusqu’à ce qu’il en arrive même à devenir fiction. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.qwipster.net/stardustmemories.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait résonner dans nos oreilles des titres comme Eternal Sunshine, bien sûr. Et si les idées sont d’une très grande modernité, il est bien plus qu’un précurseur, parce que les films de Woody sont à part, ils suivent leur ligne propre. Dans celui-ci, c’est le désordre des souvenirs qui va nous faire glisser de plus en plus dans la nostalgie, parce que contrairement à Eternal Sunshine, il n’y a pas de voie inverse. La technologie ne l’a pas encore inventé. Pour compenser, Sandy Bates invente, il fait des films, c’est comme ça qu’on découvre sa relation avec le personnage de Charlotte Rampling et tout doucement, l’imagination de Sandy prend le dessus, il la revoit elle aussi, en même temps que ses souvenirs. Pour faire court, parce qu’il y a d’autres choses à dire, c’est un film de Woody Allen, qui parle de mort, de nostalgie, du sens de la vie, du manque de sens de la vie, d’humour, d’extra-terrestre, de cubisme, de maladie mentale, de déviances mentales, de sexe, de célébrité, du paradis du jazz, et d’expériences scientifique à but romantique. Pete Toswnsend a dit un jour que pour faire du rock, il ne fallait pas s’occuper d’originalité, il suffisait de prendre toute l’histoire du rock’n’roll, de la mettre dans un flingue et de tirer la cartouche. Voilà ce qu’est Stardust Memories pour le cinéma de Woody Allen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la liste des engrenages du passé, il me reste à parler de Chungking Express et de certaines choses qui sont arrivés à Strasbourg il y a quelques mois et qui prouvent que je suis Morrissey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[AJOURS : un ami a ramené de New York le dvd de Garden State. Je suis le seul avec un lecteur dvd multizone]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-112688103764708781?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/112688103764708781/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=112688103764708781' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112688103764708781'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112688103764708781'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/09/subways.html' title='The Subways'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-112638904960966342</id><published>2005-09-10T14:48:00.000-07:00</published><updated>2005-09-10T14:50:49.613-07:00</updated><title type='text'>Sleep ( The Dandy Warhols extrait du DIG ! mix #2)</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.cine104.com/images/la_blessure.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà presque une heure que je relis mon blog en écoutant Joy Division. Je ne lis pas les extraits récents, plutôt le post de Noël  dernier, quand je commençais à avoir les premières idées pour le Manuel de Cristallographie. Marrant de voir à quel point j’ai trahi mes idées pour mieux être fidèle à moi-même. Marrant et si déprimant bien sûr. Si tout se passe bien, demain j’aurai fini la partie la plus difficile du bouquin. Il ne me restera plus que deux chapitres à écrire, dont un entièrement en cut up. Les cut ups, ça marche ou ça marche pas. Pas de juste milieu. Pas de fausses poésie de la démarche. Ça s’anime ou ça s’anime. Ai-je déjà dit que je possède l’édition originale de l’ « œuvre commun » de Burroughs et Gysin. Je l’ai trouvé à Paris. Quoi qu’il en soit, je fais un essai du Manuel de Cristallographie en cut up et immédiatement les joues de Joe Shishido deviennent vivante. Pour moi, il n’y a pas de meilleur preuve qu’avec le Manuel, le cut up marchera. Dans les bandes annonces, il y a de nouveau ce film, La Blessure, qui se présentent comme le témoignage d’un viol, raconté par une africaine. Je ne sais pourquoi, j’ai envie de le voir. Peut-être parce qu’en fond sonore, il y a « Atmosphère » ma chanson préférée de Joy Division ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Broken Flowers de Jim Jarmusch&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/35/79/47/18425251.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel film étrange. Vraiment. Déjà, la chanson du Brian Jonestown Massacre présente sur la BO n’est là que pour décorer. Ensuite, je dois quand même préciser que c’est moins bon que Ghost Dog. Voilà, on se débarrasse des mauvaises choses. Une dernière pour la route : parfois, dans sa construction, Broken Flowers ressemble à Coffee And Cigarettes, et ce n’est pas un compliment. Passons au reste. Broken Flowers est construit sur un faux rythme dont la base première est l’ellipse. L’ellipse de quoi ? De pas grand chose en vérité. Il ne se passe pratiquement rien pendant les 20 premières minutes du film. Bill Murray (puisqu’à ce moment-là, il s’agit de lui), est assis sur son canapé, couché sur son canapé, passe chez son voisin, reçoit une lettre.  On pense à Lost In Translation, et on voit le fossé, parce que ce n’est pas aussi léché, ce n’est pas Tokyo et ce n’est pas le but de Jarmusch de toute façon. Ensuite, Bill  part à la recherche de son fils. Il croise quatre femmes qu’il a aimé. Si l’on rajoute Julie Delpy, ça fait cinq grands personnages. Sauf que l’on n’en voit rien du tout, pas plus de 5 minutes chacune et rapporté au nombre de minutes où Bill reste seul et impassible, ça n’est pas grand chose. Vraiment, je me dis : « et alors quoi ? ». C’est tout. Une suite sans son de vignette acidulées et languissante. Eh bien oui, il n’y aura que ça. Pas de dernier sursaut comme on l’attend dans la dernière demi-heure. Pas de début tardif et tonitruant comme on l’attend dans la première demi-heure. Rien de cela, le film ressemble à ses premières minutes. Et c’est une déception par rapport à tous qu’on a pu entendre, le Grand Prix à Cannes, la promo, le coup du Lost In Translation 2, du Bill Murray cabotin, la comédie triste. Non, ça s’est sans doute un coup du manque d’imagination des médias. Il faut plutôt sur pencher sur une interview de Jarmusch dans les Inrocks d’il y a une semaine, il y affirme ne pas avoir fait une comédie, avoir bridé Bill Murray parce qu’il voulait faire un film triste, mélancolique. Ma question est donc : est-ce que je n’aime plus ce genre de film ? Elephant m’avait fait pleuré à sa sortie, est-ce qu’il le ferait encore aujourd’hui ? Parallèlement, le thème de Broken Flowers est assez éloigné de ce que je peux ressentir du haut de mes 20 ans, alors qu’Elephant… En fait, il faut oublier les promesses des journaux. Il faut oublier le fait que la salle n’a rit à aucun moment de la projection quand j’y étais (véridique). Il faut se concentrer sur un simple plan. Bill vient de se faire tabasser. Il se réveille, en sang, dans sa voiture abandonnée au milieu d’un champs. Il est filmé en contre-plongée, est allongée, la tête vers nous et à l’envers, du sang et des fleurs sur ces vêtements. Voilà, nous y sommes. Ce n’est plus Bill Murray, c’est Don Johnston. Il aura mis du temps à venir celui-là. C’est un paumé, vous comprenez . Un pauvre type, il a de l’argent mais bon, il se l’est un peu fait comme ça, par hasard, en étant sérieux mais pas très concentré. Don ses trucs, c’est les ordinateurs et les filles. Alors quoi, vous le trouvez profond peut-être ? Vous le trouvez mieux que votre voisin ? Non. Don Johnston, c’est le type qui roule en Mercedes noire, qui a un nom qui l’a aidé à faire rire les minettes il y a quelques temps mais qui maintenant souligne juste le fait qu’il est vieux et dépassé. Don est vide, sa maison est vide, sa discographie est vide. Son voisin est même obligé de lui graver des compils de musique éthiopienne (presque la seule qui rythme le film et qui est plutôt pas mal). Maintenant, comprenez, Don a toujours été comme ça. Il n’a jamais su quoi faire, il est toujours resté à dormir sur son canapé. Sauf que quand il était plus jeune, il pouvait aller à des fêtes, inviter des amis, faire la nouba avec les filles qui lui tombait dans les bras. Don est vieux maintenant et au fur et à mesure qu’on l’abandonne, qu’il se rend compte qu’il ne plait plus qu’aux allumées (Lolita), sa vie est vide. Alors quelque part, pour faire comme les autres, pour faire comme son voisin qui le pousse, il va avoir un enfant. Il va le chercher vingt ans plus tôt, à l’âge où il aurait du l’avoir, pour faire comme les autres. Et sur cette route pour du sens, nous retrouvons cette voiture dans le champs. Sauf que ce n’est plus Bill, c’est Don. Et là, comme ça, aussi nul qu’il puisse être (si nul qu’il n’intéressait même pas Jarmusch au début) il est la parfaite image de poésie romantique. C’est un idiot, un nul, presque mort pour une quête de sens. C’est Jean Marais dans Orphée, auteur populaire comme peut l’être Marc Levy aujourd’hui, qui sacrifie sa femme pour la Mort, pour le sens, pour en finir avec ses matins à la terrasse des cafés où il se demande si finalement, tout ça à un sens, toutes les choses du quotidien, toutes les petites choses, les voix, les mots, auquel il ne comprend rien jusqu’à ce qu’il entende la radio de la Mort qui diffuse des fragments de poésie en boucles. Une bouteille à la mer. Le même genre de message que ceux envoyé par Rousseau dans Lost. Des messages de naufragés, sur une terre hostile et aride, qui recèle pourtant des milles trésors dont ils ne savent pas quoi faire. Qu’on se le dise, le vrai poète, le vrai romantique, est  un fainéant. Il n’écrit pas toute la journée, il ne fait pas de films, ce n’est pas un artiste, il ne produit pas du beau. Il est juste inutile. Donc tragique. Donc romantique. Donc poétique. C’est ce que j’essayais de faire passer sans le savoir à travers le personnage de Serge Nollens, personnage vide, sans passé, sans avenir, dans Manuel de Cristallographie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/35/79/47/18425246.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors merci Jarmusch pour m’avoir ouvert les yeux là-dessus. Ton film est peut-être un tout petit peu ennuyeux et monotone. Les fragments des personnages secondaires les rendent presque passionnants, mais on ne les découvre pas assez. On y voit un type vide en survêtement. On voit ces fils partout, à chaque coin de rue, bellâtres à lunettes, petit SDF américain ou portoricain en voiture. Toute une génération est fils de Don Johnston. Broken Flowers est un film différents de tous les autres, sauf des films de Jarmusch. La suite ininterrompue de fragments, les femmes, les amis, les fils, tout ça donne envie d’imaginer, de construire soi-même. Sun Green sourit à Don après qu’il se soit fait tabasser, elle le soigne même. Lui se tire, avec regret, mais il se tira, parce qu’il ne vaut en garder qu’un fragment, il ne veut pas la connaître, il ne veut pas recommencer tout ça, il sait que quelque chose clochera. Si les fragments de ses ex sont là pour lui rappeler les années passées avec elles et lui faire passer l’envie de les regretter, le fragment volontaire de Sun Green est l’inverse, il est constructif, Don en fait un fragment pour pouvoir le regretter. Pour moi, pour les spectateurs, Sun Green est l’inconnue que l’on croise dans les rues, elle est celle que l’on connaît trop bien. Ce sont les femmes de Don que nous voulons connaître, ce sont elles dont nous voulons savoir plus, pour enfin connaître les raisons de ne pas regretter.  C’est pour ça que j’irai le revoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/35/79/47/18425248.jpg&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-112638904960966342?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/112638904960966342/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=112638904960966342' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112638904960966342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112638904960966342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/09/sleep-dandy-warhols-extrait-du-dig-mix_10.html' title='Sleep ( The Dandy Warhols extrait du DIG ! mix #2)'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-112621246281425325</id><published>2005-09-08T13:20:00.000-07:00</published><updated>2005-09-08T13:47:42.846-07:00</updated><title type='text'>Say Something</title><content type='html'>C'est idée, ça ne sert à rien et je pourrai l'enrober dans des mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois voici la liste non exhaustive de ce que j'écoute en ce moment et qui a permis ma résurection, c'est tout simplement un témoinage pour l'avenir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devendra Banhart - Cripple Crow&lt;br /&gt;&lt;img src=http://img.photobucket.com/albums/v129/manancialdanoite/devendraporchrisbuck.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coco Rosie - Noah's Ark&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.peerhere.com/blog/archives/jncoco.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Syd Barrett - The Madcap Laughs&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.pink-floyd.org/barrett/syd_img/slcar.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dig ! (compils perso avec pour principe : une chanson des BJM, une chanson des DW et ainsi de suite)&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.starcleaner.com/images/BJM1.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New Order - Get Ready&lt;br /&gt;&lt;img src=http://imagecache2.allposters.com/images/144/New-Order.jpg&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-112621246281425325?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/112621246281425325/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=112621246281425325' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112621246281425325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112621246281425325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/09/say-something.html' title='Say Something'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-112602372550261359</id><published>2005-09-06T09:18:00.000-07:00</published><updated>2005-09-06T09:22:05.513-07:00</updated><title type='text'>Trois femmes nues et cinq bien habillées</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.dvdbrazil.com/comersus/store/catalog/7895233183209.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Vie Criminelle d’Archibald De La Cruz de Luis Bunuel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la fumée. C’est ce qui me revient en premier quand je pense à ce film. Et quel film. Vu la semaine dernière, au saut du lit, je ne sais plus quel jour, tout en priant pour que personne ne vienne me réveiller, pas de réveil, pas d’obligations de travail. Archibald De La Cruz est un homme qui se croit monstre depuis qu’il a retrouvé une boite à musique de son enfance. Voilà le film, voilà la simple phrase qui devrait m’aider à comprendre comment écrire Manuel de Cristallographie tout en m’offrant un modèle totalement inatteignable. Bunuel est un réalisateur à la filmographie qui m’apparaît en dent de scie. Un Chien Andalou est bien, Viridiana est sans intérêt, etc. Mais rien, absolument rien de ce que je connais de lui ne s’approche de la qualité de La Vie Criminelle d’Archibald De La Cruz. Tout y est formidable, fluidité des images, de l’histoire, des idées. Un peu comme un amas de grosses bulles de savon qui fusionnent, se séparent, s’interpénètre de façon très moderne. Au début, le spectateur ne ressent vraiment rien pour Archibald : moustachu, un peu fou, un peu vieillot, dans un lit d’hôpital. Vraiment, rien n’est attirant chez lui, rien intéressant ou nouveau, pour ainsi dire. Et puis, une infirmière meurt et Archibald se confesse. Et là, dès la première image de lui, enfant, tout aussi énervant et éloigné du spectateur, quelque chose filtre, comme le souvenir arrive dans une magie de montage qui m’a paru tout à fait neuve, c’est l’histoire d’Archibald qui commence à nous intéresser, la façon dont il se voit et non pas la façon dont il est. En quelque sorte, pendant l’heure et demi qui arrive, nous ne verrons jamais le vrai Archibald tout au long de ses aventures avec les femmes, souvent plus charmantes les unes que les autres, et quand nous le retrouvons, seul, dans un bois, triste, c’est son moi-imaginaire qui irradie l’image et l’on comprend que plus jamais on ne le verra comme il est réellement, même en regardant plusieurs fois le film. Jamais. Au fond, c’est peut-être ça l’amour qui rend aveugle, c’est voir l’autre d’une façon qui n’est pas la bonne, en l’occurrence de la façon dont il se voit lui, et on s’en fout s’il se hait ou s’il s’aime, l’important, c’est l’image, le spectacle de voir le manège des idées, de l’imagination, s’installer sur la façade de l’homme, bien plus beau que le réel. &lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.seances.org/images/films180x135/553-1.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Fleurs et Les Vagues de Seijun Suzuki&lt;br /&gt;&lt;img src=http://images.amazon.com/images/P/B0007ZK3KU.08._SCLZZZZZZZ_.jpg&gt;&lt;br /&gt;J’ai l’impression que, si je suis Suzuki comme cela, c’est qu’un jour il me servira. Je m’explique : ces films marche à force de rediffusion, à force de passer dans le sang, à force de travailler dans la tête. C’est ça le sens de ces images pop dont il est le maître absolu. En regardant les Fleurs et les Vagues, je ne ressentais pas grand chose pour ces personnages, comme dans tous les films de Suzuki, au fond. Mais, à l’inverse des premières minutes de La Vie Criminelle d’Archibald De La Cruz où cette absence d’empathie est un handicap, ici c’est tout l’inverse. Ce que Seijun Suzuki, c’est un voyage dans le temps, idée pop par excellence. Avec son cinéma, on se retrouve dans le Japon dans années 60 ou du début du siècle, et à aucun moment nous est donné l’occasion de nous identifier à un des personnages. En réalité, on observe, pendant une heure et demi, et après, on croit oublier, alors que le film devient des souvenirs. C’est assez impressionnant. Suzuki est un voyage, ce n’est pas partir au Japon, ce n’est pas se retrouver dans les années 60. C’est avoir conscience de voyager dans le temps et se retrouver, protéger par sa capsule, entre les vies de personnages que l’on observe, scientifiquement ou comme Dieu pourrait le faire, des êtres, des personnages sélectionnés pour les couleurs de leurs vies, pour l’intensité de leurs destins. Voilà pour le côté spectateur au premier degrés. Ensuite, grâce à ses « trucs » de réalisateur, absent dans ce film là en particuliers, on peut simplement se contenter d’admirer son cinéma, la beauté de ses plans, la modernité qu’on lui vole souvent, la force de son talent. C’est intéressant aussi, parce que c’est grand. Ça ne marcherait pas avec un demi-doué, ou avec un bonne élève. Ça marche avec Suzuki, ça pourrait marcher avec le Kubrick de certains films. Malgré tous l’honneur que je lui dois, ça ne marcherait pas avec Lynch par exemple. C’est spécial, au sens d’unique, et c’est ça Suzuki Seijun. &lt;br /&gt;&lt;img src=http://sweetbottom.tripod.com/images/suzuki_pics/Suzuki_opera_snapshot.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My Summer Of Love de Pawel Pawlikowski&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce film, on se rappellera surtout la musique, les ambiances. Pas l’histoire, pas les personnages. Tout est invité de toute façon, tout est un mensonge. Non il faut essayer de garder ces petits fragments, comme des vieux rêves, comme des illuminations, des points d’éclairages sur la vie, des instants de noirceur et des douceurs, une heure vingt dans le désordre : Mona et Tamsin sur le court de tennis, Mona s’effondrant sur l’herbe depuis sa mobylette sans moteur, la Ouija Board qui épelle Sadie, Mona étranglant Tamsin dans la rivière, Mona sur la route, ambiance ombragée, Tamsin à la fenêtre, frisson sur la peau, en soutien gorge. Tout ça et d’autres, ce serait déjà bien de ce souvenir rien que de ça. Parce ça revient et ça reviendra. Comme des fantômes qui me hantent.  Une mobylette dans un jardin. Ouija Board Ouija Board de Morrissey. La Cascadre de Brisecou (à Rome –quel nom incroyable quand même, pour un endroit qui ressemble étrangement à celui du film). La mobylette rouge de Camille dans Manuel de Cristallographie. Le visage de Tamsin, comme celui des centaines d’autres filles dans les rues en bas de chez moi. Merci. Toutes ces humeurs (In the Mood for love) qui me rappellent tout ce qui me manque depuis 5 mois, les fragments de vie, la musique qui transporte, les bienfaits de l’imagination. My Summer Of Love est sans doute un film de cinéma. C’est-à-dire un film de salle, où l’on peut regarder les autres spectateurs, entendre la musique à plein volume et voir le corps de Tamsin s’étendre sur plus de trois mètres. Il me semble que la seule solution pour le revoir en dvd, c’est de le passer en cut up, en morceaux / fragments semblable au tableau « Cubomanie » de Guerasim Luca, dont l’héroïne ressemble étrangement à la fusion de Mona et Tamsin en cut up. Nouveau CocoRosie, nouveau Devendra Banhart, New Order, j’ai enfin trouvé la bande son qui me manquait, celle qui allait me motiver, celle que je peux écouter en boucle, moi qui l’ai cherché tous l’été, essayant de progresser, d’avancer, de changer, pour finalement me retrouver à écouter les mêmes artistes que ceux qui m’ont bouleversé l’année dernière, mais dans d’autres enregistrements, de la même manière que je n’ai pu commencer de nouveau blog et que je retrouve celui-ci avec une inspiration retrouvée. Je suis le même, depuis toujours. Le même que l’année dernière, et quatre mois de travail n’y ont rien changé. Ce ne sont que de nouveaux souvenirs, de nouvelles histoire, un nouveau roman. Voilà tout. My Summer of Love, c’est moi qui vers 16 ans m’amusait à cut upper deux lettres d’amour que j’avais écrites à deux filles différentes sans jamais leur envoyer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Days of being Wild de Wong Kar Wai&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Préambule : ce film est largement en dessous de In The Mood For Love, 2046, et Chungking Express, bien que ce dernier soit au-dessus d’absolument tout, au même titre que Garden State dont je reparlerai un jour. Days of Being Wild, c’est un peu le brouillon de In the Mood et, surtout, 2046(qui au fond est la fusion de In the Mood et Days of being). Alors c’est moins bien filmé, les chansons sont moins bien passés et se retrouvent souvent sur les BO des deux films suivants. Donc, ils forment une trilogie. In the Mood For Love, c’est le mélo, court, suffisant, classique. 2046, c’est l’œuvre d’un personnage, sa vie, ses pensées, ses secrets bien gardés et ses romans. C’est long, confus, parfaitement filmé, parfaitement mis en place. Days of Being Wild n’apporte rien par rapport à cela. Il représente une version fantasmagorique de Hong Kong (tourné en Argentine), dans laquelle les personnages semblent déplacer comme par la simple magie des chansons qu’ils écoutent. Pluie torrentielle, palmiers, chaleur écrasante dans les immeubles. Le film présente une galerie de personnages plus ou moins intéressantes, avec parmi les meilleurs : Maggie Cheung (mieux que dans In The Mood) et le policier de rue qui préfigure celui de Chungking Express. Par rapport aux autres films de Wong Kar Wai qui m’ont été donné de voir, celui-ci propose une trame originale. Un jeune homme, Yuddi, est partagé entre les femmes qu’il séduit et sa mère adoptive et tyrannique. C’est en quelque sorte, et si ce n’est pas très original, ce qui l’est, c’est la façon dont l’histoire se développe : les personnages se rencontrent, voyagent, se croisent, ils fuient, ils font des erreurs. Par rapport aux autres films de la trilogie, il n’y a pas d’unité de lieu et d’intrigue (In The Mood for love, qui pourrait être du théâtre), ni la prédominance des souvenirs, de leurs agencements, de leur fictionnalisation.  Ici l’histoire se déroule sous nos yeux, elles n’est pas contenu par les efforts du cinéaste ou par le montage, et ce n’est qu’à de rares instants de voix off redondants que l’esprit Wong Kar Wai pointe (« Il existe un oiseau sans patte, qui ne fait que voler, et ne pose que quand il meurt »).  Alors finalement, qu’en tirer ? Une œuvre de jeunesse qui plaira aux ceux qui n’ont pas vu la trilogie ou qui l’ont vraiment dans la peau. Pour moi, il y a du bon et du mauvais. Les personnages déjà cités sont dans le bon. Dans le mauvais, il y a le personnage de Yuddy et cette confusion, ce manque de clarté qui montre vraiment que ce sont les premiers pas du cinéaste ( me rappelle une projection en plein air de In The Mood, une fille derrière moi : « J’aime bien, mais je comprends pas trop », alors que le film est absolument clair). Malgré tout, en y repensant, certainement en le revoyant, le film reste un bon souvenir, irradier par ses personnages secondaires et par la conscience que l’on acquiert doucement de la nébuleuse Yuddi qui entraîne ses rencontres dans le trou noir qu’il porte au fond de lui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-112602372550261359?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/112602372550261359/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=112602372550261359' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112602372550261359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112602372550261359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/09/trois-femmes-nues-et-cinq-bien.html' title='Trois femmes nues et cinq bien habillées'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-112601293992891702</id><published>2005-09-06T05:09:00.000-07:00</published><updated>2005-09-06T06:22:19.980-07:00</updated><title type='text'>No Love Lost</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.hotlodge.org/Teller/Galleries/Random/teller%20-%20angela%20lindvall%202.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reste encore séduit par le début de CQ, les chassés croisés entre les différents films, puis le retour du générique, juste à l'exact moment où l'on tombe amoureux de Valentine, soit moins d'une minute après qu'elle apparaisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il aura suffit de le dire pour le faire  : j'ai retrouvé ma motivation pour le Manuel... Parallèlement, je me demande si tout ça vaut le coup. Ces 600 nouveaux romans pour la rentrée. Les milliers, voire millions, d'aspirants écrivains. Ces milliards de mots, de lettres, usées et utilisées. Ce que je fais n'est absolument pas différent. Mêmes mots, mêmes rêves. Alors où est l'intérêt ? Je ferai mieux de passer à autre chose. Je n'écris pas mieux que n'importe quel aspirant écrivain, et pourtant le niveau est déjà bas. A quoi bon ? Continuez à blogger pour agencer le monde, et basta. Plus de livres. Plus de notes. La fin. &lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.hotlodge.org/Teller/Galleries/Random/teller%20-%20angela%20lindvall%201.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je revois encore et encore la façon dont la fiction contamine l'irréel dans CQ, j'ai envie de faire pareil, je pense pouvoir faire pareil, rejoindre Le Grand Ecart et Détours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans même essayer de faire des jeux de mots pour que la phrase semble plus jolie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre : des critiques de films (rappelons que tout cela n'est qu'un message à moi-même pour les mois qui viennent. Et effectivement, quel bonheur de relire son propre blog)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-112601293992891702?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/112601293992891702/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=112601293992891702' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112601293992891702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112601293992891702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/09/no-love-lost.html' title='No Love Lost'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-112593192736193072</id><published>2005-09-05T07:16:00.000-07:00</published><updated>2005-09-05T07:52:07.420-07:00</updated><title type='text'>Get Ready</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.themoviebox.net/movies/2004/DEFGH/DaysOfBeingWild/images/main.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De puis combien de temps n'ai-je plus posté ? Pourtant il y avait tant de choses à dire, de petits détails, de contours de visages, de regards en détours. Rien d'important évidemment, est-ce que quelque chose d'important existe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce cas, pourquoi est-ce que je choisis ce jour, ce moment, pour écrire ? Il faut peut-être remonter en avant de la question. Je blog pour m'entrainer, pour faire un muscle de la faculté d'écrire. 1ère chose. Ensuite, j'écris pour garder un souvenir embelli et lisible de ces détails dont je parlais et qui font ma vie, qui sont ce à quoi je penserai si j'étais un personnage de Woody Allen (Manhattan avant de chercher Tracy, Stardust Memories en mourant). Je n'avais pas écrit récemment par fautes de temps, trop pris par ces choses si peu intéressantes que sont le travail, la vie en société, etc. Ne pourrai-t-on pas bannir tout cela ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quelque sorte, cette année, c'est fait. Mes amis sont partis continuer leurs études dans des villes différentes. Quelque part, j'en suis quand même satisfait, ça me laissera plus de temps pour ici, pour là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc si je suivais la logique, je ferai une critique/analyse de My Summer of Love de Pawel Pavlokovski&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.wielkopolska.com.pl/grafika/kultura/3536_1.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis de Days of Being Wild de Wong Kar Wai&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.acdrifter.com/Images/HighRes/A-F/Days%20of%20Being%20Wild/Days_of_Being_Wild-1.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant je ne le ferai pas. Pourquoi ? Parce que je le ferai plus tard, demain ou après demain. Ce temps qui file est meurtier. Comment faire pour qu'il s'arrête, pour qu'enfin je sois seul, devant mon ordinateur, pendant 36 heures, à écrire pour ce blog ? Je dilue, je dynamise, j'essaie de faire en sorte de recomposer ce temps à partir de ces débris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des débris, parlons-en. Soyons franc. J'avais commencé un autre blog. Et puis rien est venu de spécial. J'y retranscrivai mes notes datant de mon voyage à Paris, je m'y essai au cut-up, etc. Mais l'envie, le besoin de recommencer à chaque fois, n'était pas là. Je ne sais pas la raison à cela. Sans doute que ce blog, qui a une existence justifié, une naissance due à des évennements, une jeunesse qui se cherche, n'était pas encore arrivé à sa fin. &lt;br /&gt;&lt;img src=http://hk.geocities.com/chi_2046/film2/Photo/photo02.jpg&gt;&lt;br /&gt;Parce que pour ceux qui ne le savaient pas, il y a eu d'autres blogs avant celui-ci. 2 pour êtres précis, pour lesquels je pourrai raconter les raisons de leurs vies, de leurs absences, et de leurs fins. Alors celui-ci, Tahiti Rain Song, n'était pas clot, contrairement à ce que je pensais. Ce qui veut dire que la période de ma vie qu'il concerne est encore celle qui prédomine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pensais en avoir fini, vraiment. Début juillet, j'ai rencontré Coco Rosie et Spleen. Je pensais que ce serait le début d'un renouveau spirituel. Mais au fond, l'ancrage de Coco Rosie est si profond qu'il ne peut marquer un nouveau départ. D'eux, de ce (tout petit) summer of love, je garde quelques mots dans mon carnet, les visions de Bianca que je n'oublierai jamais.&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.quinsreviews.com/pix/1612.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où en étais-je ? Ah oui, mon nouveau blog s'appelait "C'était une fille", comme la traduction française d'une chanson de Spleen. Il reviendra, c'est absolument certain, quand celui-ci sera fini. Regardez, déjà, pour ce post, il m'a suffit de trouver un titre, quelques images, et le ton est donné, les mots sortent sans problème. C'est l'inverse de "C'était une fille".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheuresement, c'est aussi l'inverse de mes tentatives pour réussir "Manuel de Cristallographie", mon nouveau roman. J'en ai pourtant écrit 80%, et je le finirai, je suis juste très mécontent du résultat. Il n'y a pas d'évolution, peu ou prou, par rapport à "Champs Elysées". Alors là aussi, que faire ? Partir sur mes nouvelles idées, "The Subways", comme cela s'appelle. Je ne crois pas, pas encore. La rentrée s'annonce et de toute façon que je n'aurai plus le temps pour ça. Ce que je regrette, c'est de ne pouvoir écrit le Manuel comme je viens d'écrire ce post, c'est-à-dire en cohérence, avec une couleur, un ton, de l'audace, un peu de magie. Je n'y arrive pas, car dans un roman, il y a des personnages, de l'aventure, des pages. Oui, des pages qu'il faut remplir et bien souvent je saute entre dilué mon style au maximum et transcrire le plus de faits possibles sans fioritures. Des deux manières, ça remplit de la page. Ce n'est pas écrire ça, si ? Devrai-je écouter quelqu'un qui me conseillait de faire de la nouvelle ? Non, je m'y refuse, il faut progresser, courir plus vite et plus longtemps, jusqu'à ne plus avoir de larmes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://hk.geocities.com/chi_2046/film2/Photo/photo10.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Voilà, ça s'est bien. Référencé, mais pas forcé. Imposant, mais court. Pourquoi les dédales des pages me torturent ?]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-112593192736193072?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/112593192736193072/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=112593192736193072' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112593192736193072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/112593192736193072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/09/get-ready.html' title='Get Ready'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-111755673217017298</id><published>2005-05-31T09:19:00.000-07:00</published><updated>2005-06-04T15:55:17.746-07:00</updated><title type='text'>Once, A Glimpse</title><content type='html'>&lt;img src=http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/35/58/21/18408773.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Camille Goemans lissa sa jupe contre ses cuisses et s’assit. Elle était blonde et ses cheveux ramenés en une courte queue de cheval achevaient d’illuminer son visage très clair, innocent et ouvert. Elle avait 17, 18 ans au plus. Elle feignait d’ignorer que sa jupe blanche plissée montrait sa petite culotte, blanche elle aussi, par transparence. De seins, elles n’en avaient pas, et j’essayais sincèrement de comprendre si elle espérait encore ou sil elle se construisait elle-même son image de petite fille. ‘On évolue pas dans un monde de strass. Personne ici n’est dans le coup, même pas moi, même pas le groupe. On ne fait que s’amuser, sans prétention, parce que nous sommes des gens très sérieux, très tristes et solitaires, et nous, les Narcisses, avons trouvé la formule pour que ces gens regagnent la part d’innocence qu’ils avaient perdus, perdus au fil des ans en même temps que l’espoir s’étiole.  Tous, nous sommes des enfants sombres qui jouons avec notre seul jouet. Il n’y en a qu’un et personne d’autre ne l'a. Et pourtant nous sommes entourés de jouets. C’est pour ça qu’il ne sert à rien de prétendre, de faire semblant. Pour être avec nous, il faut y croire. Il ne faut pas se forcer. Jamais. Car tout le monde est un cygne, et tout le monde est  un tigre.’ Bien que Paul parlait en fait de Louise Champagne et appuyait sa dernière phrase d’un sourire, pour moi Camille Goemans représentait ce manifeste  mieux que quiconque : une étoile éclatante qui serait passée inaperçu dans n’importe quel autre ciel que celui-ci. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;extrait des répétitions du « Manuel de Cristallographie »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.indexmagazine.com/images/downloads_Joanna_web.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai écrit cela aujourd’hui à 16hOO de l’après midi, d’après les souvenirs de la nuit dernière. La bibliothèque par cette chaleur était presque vide et, attablé en face d’une fenêtre, j’avais des relents d’Angleterre, quartiers métissés, musiques et voix jamaïcaines grimpant des immeubles jusqu’à mon Eden. &lt;br /&gt;Quant à l’inspiration, elle est simple et très belle dans mon esprit. Hier soir, ce fut soirée « Rock’n’roll  Attitude » dans un ciné pas loin de ma ville. Un concert, un peu forcé, en première partie, puis diffusion de Dig ! puis after avec un mix 60’s. Que du bon. Et dans la salle, cette magnifique fille, qui allait devenir Camille Goemans, assise à l’exact opposé de ma rangée. J’applaudissais en même temps qu’elle durant le concert. Elle était là avec sa mère. La chose la plus rafraîchissante que j’ai vu depuis longtemps :de la simplicité et de la sincérité. Je l’ai dévisagé jusqu’à ce qu’elle me remarque. Après l’entracte, je me suis assis devant elle. Essayé de saisir des bribes de conversation : rien de frappant. Durant le film, sa mère dit de « 13 tales of Urban Bohemia » : ‘c’est celui ci que j’aime ». Ce qui, discrètement, me fait un peu peur : et si c’était la mère qui  avait obligé la fille à venir. Bref, après le film, elles restent toutes les deux dans le hall. Elles attendent. La future Camille téléphone. Le soi-disant mix ne commence pas, personne ne danse, il n’y a même pas d’endroit pour, on se contente de parler et de boire. Future Camille hausse les épaules et je les regarde partir, à jamais, elle et sa mère. Fin de l’histoire. Impression que quelque chose passe entre mes doigts comme du sable. &lt;br /&gt;La nuit, je rêve d’elle. Légèrement plus jeune. Aux Eurockéennes, on se rencontre, elle me sourit et on s’aime. Après, elle monte sur scène : surprise, elle est dans un groupe avec sa sœur, c’est pour ça que sa mère était là, pour les voir jouer. Elles jouent fort, et murmurent. Un mélange de Coco Rosie et Tegan &amp; Sara. Dans mon souvenir, Future Camille s’appelait Joanna Newsom. Le public n’apprécie pas le concert,  ils jettent des choses, alors je me lance dans le tas et commence à frapper. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;So here we are. Bloc Party passe en même temps que Coco Rosie aux Eurockéennes : j’irais voir Coco Rosie. Dans un mois exactement, je serai chambre 26, à l’hôtel Albion. Mon lecteur mp3 vient d’enchaîner les Beatles, Maximo Park et Joanna Newsom et me sort aléatoirement une playlist de rêve. Que vouloir de plus  ? A part de le partager. On me demande « il n’y a jamais rien de négatif dans ta vie de tous les jours ? ». Je réponds que si bien sûr, quand tous les jours je vais travail et que je me transforme en ce jeune mec de 20 ans inexpérimenté et à l’Ouest. Mais j’y ai mes meilleurs idées pour mon prochain roman, et j’apprends à m’y affirmer aussi, inconsciemment. Alors je ne peux pas m’en plaindre, ça s’arrêtera dans 1 mois et demi et je serai quelqu’un de totalement différent, soulagé et meilleur. Dans ces moments de questionnement sur le vide, je pense encore à B. Je voulais d’abord écrire ce post sous la forme d’un mail pour elle, mais je sais bien que je n’aurai pas le courage d’appuyer sur le bouton « Envoi », pas tant que je n’aurai pas écrit mon nouveau roman et donc tenu ma promesse de revenir en rock star, plus foutu qu’Iggy, plus poète que Pete. Et pourtant j’en meurs d’envie, de savoir comment elle va, de savoir si elle est heureuse. Et aussi, plus idiotement, encore et encore de savoir si elle est bien ce qu’elle est, si elle est vraiment mon âme sœur. Pas que je fasse une fixation sur sa personne, et pourtant, c’est juste que nous partagions tant de choses, et la même façon de les vivre. Sans doute que l’on aurait pas pu se blairer en vrai. Essayer encore et encore. Parce qu’il n’existe personne d’autre comme ça. En tout cas je cherche. C’est ça Camille Goemans, au premier abord si belle, fragile et affirmée, affirmée parce qu’elle cherche, c’est une défricheuse comme moi. Et celle qui a inspirée Camille je ne saurai jamais qui elle était vraiment, qui elle préfère entre les Dandy Warhols et les Brian Jonestown Massacre. De tout mon cœur, je donnerai n’importe quoi pour la revoir, qu’elle me fasse un signe, avoir l’occasion de lui parler. Pareil pour B. Et ne pas être déçu. Peut être que si ça n’arrive pas, c’est pour m’éviter d’être deçu justement. Non non non, c’est faux. Si c’est ça : « ». Et voilà.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-111755673217017298?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/111755673217017298/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=111755673217017298' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111755673217017298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111755673217017298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/05/once-glimpse.html' title='Once, A Glimpse'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-111618652454518416</id><published>2005-05-15T12:43:00.000-07:00</published><updated>2005-05-15T12:48:44.550-07:00</updated><title type='text'>Body and Soul</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.musik-ecke.com/pics/103/LB0001M/IMGB0001M0KDO.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le truc, c’est que je me suis écroulé sur elle, ou bien l’inverse. Je ne sais plus lequel de nous deux est arrivé en retard. En tout cas, le film avait déjà commencé, les lumières étaient noir, l’écran s’éclairait doucement de blanc dans un assourdissant silence. Cette salle de cinéma était énorme, sans doute  près d’un milliers de place, et il a fallu que nous choisissions la même. Je crois bien que c’est elle qui est arrivé après. Je l’ai vu dans l’allée, je l’ai suppliée par télépathie et elle s’est approché, à demi courbée, vers moi, très rapidement, elle s’est assise en regardant l’écran et deux secondes avant de m’écraser, elle m’a senti et à glisser ridiculement sur le siège d’à côté. D’ailleurs, elle l’a immédiatement fait remarqué : « je viens d’être ridicule là, non ? » à voix très basse, pour elle même. Mais je ne pouvais m’empêcher de répondre, en essayant de ne pas la regarder, en essayant de ne pas montrer à quel point j’étais  déglingué : « Oui, mais je ne me moquerai pas, promis ».  Et une promesse est une promesse, même dans ces temples du pop corn. Le reste du film se déroula sans un mot, j’essayais de l’oublier au mieux, et du reste elle restait discrète, pas de souffle, pas de mouvement, presqu’absente. Le film terminé, les lumières se rallument et la salle au début pleine était déjà déserte. Incompréhensible. Nous partageons notre étonnement par deux ou trois moues. Finalement, je dois commencer à parler, je suppose. Elle rit et voilà. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le bus pour aller voir Last Days, j’aurai juré qu’ils allaient m’accompagner. Cheveux gras et longs, peaux grêlées de grains de beauté, yeux de fumeurs, fringues larges. Et puis non, ils descendent à la patinoire. Pas que j’en ai quoi que ce soit à foutre. Leurs conversations sont vides et ma mâchoire m’élance depuis que le boulot me fait crisser des dents. La séance à déjà commencé. Pas le film. Comme il n’y a plus de monde dans la queue, j’en profite pour draguer la caissière. Trucs habituels des ringards comme moi. Dans la salle, le lendemain de la sortie nationale, dans le seul cinéma de la ville à diffuser le film (quoi qu’il faudrait que je vérifie), je m’attends à la foule, mi teens grunge, mi ex teens grunge. En fait, nous sommes 6. Un couple d’homo, trois adolescentes de 15 ans, et moi. Etrange, n’est-ce pas ? La promo n’a pas marché ? Manque d’information par rapport à la sortie inhabituelle (un vendredi) ? Ou bien un autre cinéma le passerait-il, genre en vf, avec Steve au doublage ? Je n’en sais rien et je dois qu’encore une fois, je m’en fous. Hier soir j’ai loué Ghost World en dvd. Depuis j’ai compris que je n’ai besoin de personne, que mes meilleurs amis sont des choses, et que jamais, jamais, personne ne me plaira. C’est comme ça, je suis un peu Seymour dans Ghost World, un peu Enid aussi. Jamais personne (aucune fille) ne vivra sur ma planète. Je voulais réellement rassurer Enid quand elle était perdue, en larmes, je voulais la faire venir jusqu’à moi, et elle ne m’entendais pas, elle s’en est allé, exactement comme ça ce serait passé si nous nous étions connus.  Et durant Last Days, j’ai envie de pisser. Au bout de 10 minutes à peine c’est insoutenable. Des années que je n’avais pu à m’éclipser d’un film. Je n’arrivais pas à rentrer dedans de toute façon. Car Van Sant a inversé son processus, il commence par l’errance, ce qui est très dur étant donné que dans ses deux précédents films, il commençait par mettre en place des boucles d’actions, de comportements, de personnalité, pour ensuite pouvoir créer un sample de notre esprit. Quand je reviens, Blake est toujours face au représentant des Pages Jaunes. Dans ce film, on y rentre vraiment qu’en sortant. Pareil pour toute la trilogie Van Sant. Durant le film, je n’ai fait que penser à moi, à part l’apparition de Kim Gordon et les pièces musicales. A l’inverse, en sortant, je ne pouvais m’arrêter de penser aux films, d’en voir les couloirs dans mon paysage directe. Il faisait clair, un ciel à peine gris, et pourtant il pleuvait. Les arbres étaient verts. Comme dans Last Days. Et je me suis mis à marcher en marmonnant, comme Blake. Je m’arrête, me retourne et regarde quelqu’un s’éloigner. Je n’y peux rien, je suis dans le film. A l’arrêt de bus, je n’arrive même pas à réagir, à sourire, aux propos des adolescentes qui, sans être pathétiques, sont trop verbeuses et vides. Je ne pense même pas à les draguer, c’est dire. De toute façon, comme tout le monde, elle n’était là qu’à l’occasion, pour voir ce film. C’est la même chose qu’à chaque fois. Personne ne vit la musique, le cinéma, les livres. Ce sont des choses qu’ils font à l’occasion, pour se détendre, ils vont dans les salles quand un film les attirent, ils lisent des livres quand on en a parlé à la télé, etc. Ils ne vivent pas la salle comme une extension de leur chambre, ils ne la fréquentent pas, ils n’essayent pas de créer un arrière plan à leur lecture, la musique leur rentre dans les oreilles, mais ils ne la respirent pas. Leurs vies c’est le travail, le sport, la famille, les vacances, les fêtes. Choses que je ne peux essayer de pratique, ni même de comprendre. Bon Last Days reste une déception, pas assez innovant à mon goût, pas assez casse gueule. Malgré tout je comprends pourquoi nous n’étions que 6, et j’en suis très satisfait. J’y retournerai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://img.epinions.com/images/opti/26/f0/226995-movie-resized200.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait maintenant presqu’un mois que nous sortons ensemble. Elle est habillé d’un tricot noir, d’une chemise noire, et sa peau est très foncée (ça je crois que ça vient d’une photo de B., mais je peux me tromper). Nous sommes de nouveau dans ce cinéma, traînant dans les couloirs en entendant que la séance ouvre. Chose vraiment perturbante, j’entrevois des poils sur sa poitrine. Des vrais poils. J’en suis étonné, pourtant je devrais la connaître assez pour avoir eu connaissance de ça.  Je ne suis pas effrayé, mais je trouve ça dégouttant, et pourtant ça ne me dégoûte pas. On s’assoit au dernier rang, les lumières s’éteigne, et au lieu d’un film projeté, c’est la ville que nous voyons en dessous de nous, comme je peux la voir depuis la fenêtre du café Mozart sur la Place de la Réunion. Nous regardons les gens passés. Je glisse ma main dans sa culotte et je lui dis « je t’aime ». &lt;br /&gt;[Echo : dans une galerie marchande bondée de gens, quelqu’un dit « c’est plein de courants d’airs ici ». Exactement. ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis toujours totalement exalté par cette magie joyeuse et gratuite : comme l’année dernière à la même époque, toutes les idées pour mon nouveau roman m’arrive à la suite. C’est incroyable, j’avais le thème, comme je l’avais pour Champs Elysées/Les Narcisses et maintenant tout prend forme, les perles s’enfilent. L’année dernière, j’ai eu l’image de la fin de Champs Elysées dans le bus en me rendant à l’IUT, je peux encore me rappeler le regard interrogateur d’une fille qui me regardait gribouiller mes idées dans mon carnet. Cette année, je l’ai eu rentrant du boulot, dans le bus vide de la boite. Les choses se reproduisent, en mieux. Un peu plus tôt même. Tout ça pourquoi ? Je n’en sais absolument, je sais juste que j’ai une chance énorme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Ghost World, j’ai vraiment découvert le fantasme d’une fille de mon âge. Enid. Pas comme Charlotte ou Clémentine, plus âgées, plus éloignées. Non, Enid j’aurai pu la croiser dans le couloir d’un lycée et me demander qui elle pouvait bien être. Je l’ai peut être fait d’ailleurs, et aurai-je pu imaginer qu’elle dansait sur du vieux rock hindou ? Si j’avais su, si j’avais su, moi qui fait ça sur mon balcon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enid, c’est un requin jaguar. Je pense à elle quand j’écoute Sigur Ros. &lt;br /&gt;Il y cette fille, qui m’est apparu lors de la visite de l’usine et qui s’est immédiatement retrouvé dans mes diées pour « Manuel de Cristallographie », mon nouveau roman. Autre l’idée stylistique que l’interaction entre elle et l’usine m’a inspiré, c’est son comportement, et là on ne parle plus de littérature, ou peut être si, qui m’a intrigué. Elle restait à l’écart, toute seule, elle regardait les installations, fascinée, mais pas faussement passionnées comme les autres visiteurs. Je l’avais prequ’oublié quand  j’ai vu la nuque et la veste d’une fille en ville. Je me suis dit « Wahou » et je ne sais pas pourquoi. Ces deux simples choses ont fait écho à d’autres en moi. Je suppose que je l’assimile à B., pour un truc bête, parce qu’elle ressemble à une fille du lycée qui s’appelait Blandine. Reste son comportement intriguant, intéressant. J’essais de la suivre en avance. Et ça marche une fois, je  la croise complètement, elle me reconnais vaguement, me sourit. Je dois absolument la revoir, essayer de voir si sa solitude, son mutisme, sont vrais. Je dois avoir son adresse, savoir si elle habite Breck Road, et sinon, sur quelle planète. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.crewpix.com/albums/People/Picture_191.sized.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la télévision, le festival de Cannes. Sur toutes les chaînes, les seules images sont quelques fragments de montées de marches, de cérémonies. On ne parle pas cinéma. Sur Canal +, c’est mieux, mais je n’arrive pas à rentrer dans le dispositif du « Grand Journal », ceux qui ont le plus de temps de parole sont les moins compétents, les reportages sont de la même teneur que les autres chaînes, il n’y a pas de direct sur les marches, et les invités sont français et sans rapport avec le festival. Que dire. Heureusement, dimanche midi, le journal du cinéma est  beaucoup mieux. Pas parfait mais bon. On fait plus qu’apercevoir Woody Allen, Michael Pitt. On voit même un extrait du concert de Pagoda. Alors je retrouve mes sensations, celles de chaque année, chaque festival, l’étrange douleur de louper quelque chose, quelque chose d’important, d’être submergé, de tous côté, par le manque. Quand bien même j’y serai à ce festival, ce serait pareil : trop de films à voir, de gens, d’idoles, d’amis en pellicule, de monde et aussi d’imbécile. J’étoufferai, trop entouré. Ou je vivrai à fond l’instant. Mais quoique je puisse faire, il y aura toujours des rendez vous ratés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-111618652454518416?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/111618652454518416/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=111618652454518416' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111618652454518416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111618652454518416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/05/body-and-soul.html' title='Body and Soul'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-111618622311878801</id><published>2005-05-15T12:37:00.000-07:00</published><updated>2005-05-15T12:43:43.126-07:00</updated><title type='text'>Turn !Turn !Turn !</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.nugrape.net/folkw-fp3.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons en au meilleur instant : je suis assis contre la fenêtre du salon de thé, je lis les Chroniques de Bob Dylan, un stylo en main, juste avant de reprendre du thé pour la quatrième fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par cette fenêtre on peut voir défiler l’entière population de la ville. Tous les visages qui s’animent en contrebas ne font que passer vers d’autres lieux auxquels ils pensent déjà. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le thé est servi dans la théière bouillante, accompagné d’un bâton de miel séché, et d’une tasse vaguement asiatique. C’est amusant, joli. Ça me plait. Je venais tous juste d’acheter Libération sur la couverture duquel trônait Peter. Un tel sacrement signifie que ce visage là sera stocké dans les archives des bibliothèques, et que pour au minimum les 30 prochaines années à venir, il dormira dans chaque ville de France. Peter peut mourir demain, il vient d’accéder à l’éternité, aussi confinée, confidentielle, soit-elle. D’ailleurs, plus elle l’est, mieux ce sera. Notre éternité à nous, la République Invisible. Pas celle des autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis, souligne, et gribouille des phrases dans mon tout nouveau carnet de note (titré : « la mémoire des faits imaginaires »). Tout ça me donne beaucoup d’idées pour mon prochain roman. Pas que j’aime spécialement Dylan (même si Ballad of a Thin Man…), mais son livre est magnifique, et le sous entendu, à savoir la dénonciation, à travers l’ellipse, de l’inexistence de Dylan en tant qu’être humain au profit d’une construction mentale, est exactement ce dont j’ai besoin pour motiver mon imagination. J’ai également acheté la bande originale du livre, parce que je ne pouvais que rendre hommage à celui qui a eu la même idée que moi et qui, lui, a réussi à la concrétiser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais bien que je dois attirer le regard de quelques uns des richards qui composent l’entière clientèle du salon de thé. Le petit gosse d’appartement qui trône à la fenêtre, l’air absorbé et créatif, c’est moi. Et je dois dire qu’en me regardant dans la glace juste en face de moi, je me trouve plutôt splendide. Cela est dit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la théière est pleine en arrivant, on peut au moins se servir cinq ou six tasses de thé. Je n’ai déjà plus de miel pour sucrer après la troisième tasse. Et vouloir finir la théière quand même ne fait que dégrader mes sensations. Après 60 pages des Chroniques, j’abandonne l’idée de voir quelqu’un me taper sur l’épaule et me dire « Oh, tu lis ça ? Et qu’est-ce que t’écris ? ». Discrètement, je remplace cette idée par celle de revenir la semaine prochaine dans les mêmes conditions. Je suis presque sûr d’avoir réussi à ne pas me rendre compte de la substitution. J’ai acheté tellement de cd’s et de  livres que mes sacs me font mal à la main sur le chemin du retour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, je trouve dans mes notes « Tout à propos d’une après-midi charmante disparaît au profit d’une immense tristesse sans raison, écoutant Jon Brion, la mémoire des faits réels disparue, ne laissait que le puissant goût de l’amertume » (écrit en rentrant du salon de thé), et tout est dit. &lt;br /&gt;C’est comme ça depuis exactement quatre semaines. Je fais des choses, je les oublie. J’oublie les jours et les rêves, j’en arrive même à oublier les choses que je suis sur le point de faire, à oublier leurs conséquences. Je me retrouve dans la situation de mes 16 ans, je refais des choses horribles, ou bien seulement honteuse. Je ne sais pas. Je suis perdu bien sûr, et je ne peux rien y faire. C’est un passage obligé, comme un premier poing dans la gueule ou la première fois au pieux. Les choses se passent, je n’en ai pas le contrôle, mais je surnage pourtant. Je suis en stage. Au minimum 39 heures par semaines. Sans compter les heures où le soir, le week end, je ne peux rien faire, tétaniser par l’absence. Absence de repère, d’expérience, d’intérêt, de repos, de force, d’espoir, de talent, de conviction, d’envie. Ce qui ne manque pas, c’est l’argent. Alors pour profiter de ce long week end de quatre jours, je dépense des centaines d’euros en biens de l’esprit. Si je dis tout ça, c’est bien sûr que le blog est un exercice magique, qui pense toute plaie, qui fertilise toute graine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En écoutant « Light and Day » des Polyphonic Spree, dehors, au casque, je repense au clip, au fait qu’Eternal Sunshine est le plus grand film de tous les temps (avec les autres) et que je ne m’en étais pas forcément aperçu tout de suite. C’est ça qui est splendide, savoir que le film est attendu, qu’il est de Charlie Kaufman, que c’est un chef d’œuvre, et en ressortir avec un sentiment inconnu et nouveau, qui ne se révélera être un bonheur immense que quelques mois plus tard, quand il aura enfin réussi à percer les dernières défenses de votre métabolisme. Je pense aussi à Blandine, à ce que je lui avait dit au téléphone, « Ne t’en fais pas, je vais t’effacer de ma mémoire comme Joël efface Clémentine dans Eternal Sunshine  -Mais non, ne fais pas ça répond elle en riant ». Et cette phrase, je la prononce de tous mon cœur, les larmes aux yeux, la voix faible, mais au fond de moi quelque chose guide les mots très consciemment dans le simple but de voir si elle comprendra la référence, si elle connaît le film, si je venais effectivement de perdre la seule chance de ma vie d’être heureux avec quelqu’un. La réponse était oui bien sûr, c’est pour ça qu’il y eut plus de larmes, après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à mon nouveau roman, son titre est : « Manuel de cristallographie ». Le plus difficile sera d’être assez inventif pour capturer la violence, le sordide, le sadisme, le masochisme, l’anecdotique et en tirer en même temps de l’amour et de la simplicité, deux valeurs dont j’ai du mal à me détacher. Après avoir vu Locataires, de Kim Ki Duk, je pense qu’il est beaucoup plus facile de faire de la provocation que de rivaliser avec la beauté incroyable de ce film. Donc je vais essayer la provocation, tout simplement parce que la facilité et moi sommes deux vieux amis, parce que j’ai 4 semaines de moi à mes vacances d’été, donc quatre semaines de moins à écrire ou à me préparer à écrire. Pour l’instant, je n’en dis pas plus sur le projet, j’en garde la primeur pour ma Mémoire des faits imaginaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, pourquoi est-ce que j’écris tout ça ici, et pas dans ma Mémoire. Il y a dedans 280 pages blanches qui attendent d’être écrites. Peut-être parce qu’ici j’ai encore l’espoir d’être lu. De croiser à nouveau le regard de Blandine, ou d’une Blandine, sentir ses yeux dévisager mes mots comme elle me dévisagerait, sourire et rire comme elle me rirait, pleurer ouvertement au lieu de doucement tourner la tête pour que je ne la vois pas. J’espère encore et encore. J’espère trouver des idées pour remplir tout de même quelques pages de ma Mémoire ce soir. J’espère avoir de la chance. J’espère que Mai est magique pour moi. J’espère que mon téléphone, ma boite mail, puisse s’animée de simplicité, de pardon. J’espère que la magie de l’an dernier se reproduise. Et dans ce cas-là, j’espère ne plus jamais voir la fin de Mai. &lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.bobsboots.com/CDs/f-24f.JPG&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-111618622311878801?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/111618622311878801/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=111618622311878801' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111618622311878801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111618622311878801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/05/turn-turn-turn.html' title='Turn !Turn !Turn !'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-111279929297382507</id><published>2005-04-06T07:47:00.000-07:00</published><updated>2005-04-06T08:10:25.776-07:00</updated><title type='text'>Meet me on a sunny road</title><content type='html'>Est-ce que vous croyez au fait que les événements puissent se manifester non seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps ? &lt;br /&gt;Par exemple, être triste avant qu’ une chose triste se produise.&lt;br /&gt;Par exemple, j’ai trouvé cette nouvelle session de Pete sur Soulseek (seul What Did I Dream vaut le coup) dans le dossier « good to go » d’un inconnu. Depuis que j’ai rêvé de Peter il y a une semaine, cet inconnu ne s’est plus connecté sur Soulseek alors qu’il l’était tous le temps avant. &lt;br /&gt;Le rêve était le suivant : dans une église était donnée des messes dionysiaques. Corps nus, sexe au milieu des signes religieux. J’ai l’impression que je suis là en tant que journaliste, pour prendre des notes, même si je participe. Les portes de l’église s’ouvre et tout le monde sait que c’est fini. Les gens se rhabillent et se dirigent doucement vers la sortie, en se parlant, comme des croyants normaux. Dehors, un groupe d’amis m’attend, me demande des détails. Je leur rend des comptes. Sur la place, il y a comme un festival. Mes amis et moi nous avons un camion, dans lequel nous vivons. Juste en face de ce camion, une scène, avec écrans géants. Et sur le bord droit de la scène, je reconnais Peter. Comme un sale imbécile, je m’approche et hurle son nom. Intérieurement je sais qu’il doit se sentir comme un inconnu en France et que se voir reconnaître lui ferait du bien. Il approche, je lui demande s’ils vont diffuser son concert sur les écrans géants, il répond que oui. Il accepte de venir dans notre camion en attendant. Mes amis ne sont plus là. Il fait très attention à la décoration intérieure du camion. Il se reconnaît sur une photo que j’ai imprimé en affiche. Il est attiré par une vieille mallette abîmée et ouverte à même le sol. Dedans il y a un lot de saleté et d’objets que j’ai ramassé à droite et à gauche dans les décharges.  Il écarte les morceaux de mousse et d’herbe et tombe sur quelques vielles pièces d’or. Il les prend une à une dans sa main et les frappe contre sa paume, comme s’il en cherchait une qui coupe. Il n’en trouve pas. Il accepte de signer mon affiche contre le mur et part. &lt;br /&gt;Simplement, seriez-vous prêts à croire que Peter m’a donné la session inédite dans ce rêve et que, étant un rêve, elle s’est manifestée à travers le temps, et est arrivée dans notre réalité une semaine avant que je rêve, par l’intermédiaire d’un utilisateur fantôme de Soulseek disparu depuis ? La question n’est pas de savoir si c’est vrai, si c’est plausible ou intéressant. Simplement, seriez-vous prêts à le croire ? Moi oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img width="780"  height="530" src=http://site.voila.fr/amesolitaire/champscouleur.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En d’autres mots, l’année de cours est finie. Il me reste une fausse semaine de vacances et je commence mon stage le 11 avril. Priez pour moi. Cette après midi, j’ai passé quelques heures à la bibliothèque universitaire, décidément toujours aussi bien fournie. Heureusement que je fais une année supplémentaire, j’aurai le droit d’y retourner. Ce qui est intéressant, perturbant, c’est le fait que personne ne se connaisse. De fait, il n’y aucun bruit. Spécifiquement dans la petite salle de littérature, les étudiants ont tous la tête dans leurs affaires, on se regarde pas, on ne se parle pas. Y rester longtemps, lire de nombreux livres, c’est rentrer dans un autre monde. Le vrai. J’y feuillette mon livre d’albion. Je feuillette aussi Wilde, Keats, Yeats. Je pars assez loin.  Pendant une dizaine de minutes, nous ne sommes plus que deux dans toute la salle. Une rousse est à la table derrière moi. Elle se lève, va dans une autre salle. Discrètement je vais regarder ce qu’elle écrit si assidûment, ce sont des formules de maths et je suis déçu. Dehors, je prends le bus, et les gens me semblent atrocement laids, il y a beaucoup de collégiens, avec de grands yeux globuleux, des visages idiots. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut que je sois plus sérieux. Je l’écrit ici pour que ça se passe dans le monde réel, sinon je sais bien que vous vous en foutez. Dans la vie de tous les jours, je semble apparemment très différent d’ici. Il est vrai que j’essaie d’être un peu souriant, gentil avec les gens, et que je m’en fiche des cours puisque ce n’est pas ça ma passion. Je travaille bien, mais c’est juste que ça me semble pas vital. La philo de terminale ou le français l’ont déjà été plus. Et puis c’est vrai que j’ai tendance à être un peu idiot, à ne pas avoir une discussion très intéressante. Sans jeter la pierre à personne, pour avoir une discussion, il faut avoir des interlocuteurs intéressés ou qui maîtrisent un petit peu le sujet, et il y a peu de monde avec qui parler littérature, musique ou bons films. Donc voilà, je suis sûr que j’ai l’air d’un imbécile. C’est ma fidèle propension à vouloir m’intégrer. Je ne critique pas les autres, mais nous n’avons pas les mêmes préoccupations. Et ce sont peut-être eux qui ont raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma peau commençait à se boursoufler. En la prenant entre mes deux mains, je la sentais molle, pleine d’aspérités. Je me regarde dans le miroir et y voit le reflet de mon grand père. J’essai de fuir mon visage. Un autre miroir, cette fois je plein de boutons et d’égratignures. Je suis forcé de sortir comme cela, je préfère un peu la nuit pour pouvoir me cacher. Dans la rue près de la mienne, je sens les regards du type derrière moi qui commence à me suivre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à ceux et celles qui m’ont envoyé des mails de soutien. Je pensais que personne ne lisait ce blog. Continuer de m’écrire, ça me laisse des histoires sur l’existence de gens comme vous près de chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[EDIT : ça y est j'ai trouvé un nouveau moyen de faire passer mes fichiers du PC portable au PC internet. Donc plus de posts en perspective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, et au fait, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/amesolitaire/wolfdream.mp3"&gt;What Did I dream  en duo Pete/Wolfman&lt;/a&gt;  issus de la même session fantôme]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img width="780"  height="530" src=http://site.voila.fr/amesolitaire/champsnoiretblanc.jpg&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-111279929297382507?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/111279929297382507/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=111279929297382507' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111279929297382507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111279929297382507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/04/meet-me-on-sunny-road.html' title='Meet me on a sunny road'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-111220555302033662</id><published>2005-03-30T09:45:00.000-08:00</published><updated>2005-03-30T09:59:13.023-08:00</updated><title type='text'>What Did I Dream</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.pleasureunitbar.com/Gallery%20Photo%20Pete%20Doherty%200023.JPG&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit cadeau à tous ceux qui lisent ceci. S'ils existent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://site.voila.fr/amesolitaire/dreams.mp3"&gt;Babyshambles - What Did I Dream (semi acoustic)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il vous plait, n'ébruitez pas... Comme c'est une exclusivité, je n'ai pas envie de le retrouver sur un forum babyshambles (et non, je ne connais Pete Doherty personnellement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore un s'il vous plait. Tout ceux qui lisent ceci et que je ne connais pas. Envoyez moi un petit e-mail avec des jolies suites de mots, un joli titre, pour que je sache que je ne suis presque pas  seul sur terre...   carl_libertine@hotmail.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.pleasureunitbar.com/Gallery%20Photo%20Pete%20Doherty%200029.JPG&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-111220555302033662?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/111220555302033662/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=111220555302033662' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111220555302033662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111220555302033662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/03/what-did-i-dream.html' title='What Did I Dream'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-111142282591108007</id><published>2005-03-21T08:30:00.000-08:00</published><updated>2005-03-21T08:33:45.916-08:00</updated><title type='text'>L’averse battait contre le carreau de verre, presqu’elle passait au travers</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.artsofar.com/wendymorrissey/images/index.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers la herse de nos vingts ans, &lt;br /&gt;Le souffle hérisse lentement&lt;br /&gt;Cette luxure travestie par l’averse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Les contours appellent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il ouvrit la porte et fut touché par l’absence de lumière. Il ne faisait pas noir, non, ni nuit. Quelque part sans doute le soleil brillait près de étoiles, mais ici, dans cette pièce, il eut l’impression qu’une armée d’esprits c’était entassée, pas un régiment, l’armée toute entière, des milliers d’hommes arrivés d’un pays inconnu, vaincus et prisonniers d’une autre terre, prisonniers de la maison, corps contre corps, faces contre faces, les cheveux poussés durant l’enfermement, se frôlant et se mélangeant dans une délectable horreur de l’impudeur. Il ne pouvait avancer. Il ne pouvait ne serait-ce que passer une jambe dans la pièce.  De ses yeux il ne voyait rien, pourtant il y avait quelque chose, quelque chose qui s’invite sans se faire prier. Dans son esprit, il pensa à Freud, « l’inconnu dans la maison », celui que l’on a pas invité, et cette pensée lui sembla étrange, tout droit venue d’un autre moment, plus calme, plus doux, des nuages, un fauteuil et de la musique. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rêve étrange (puisqu’on peut dire rêve, pas besoin de le cacher, de tenter de banaliser l’onirique).&lt;br /&gt;Je marchais dans la rue, une rue comme il y en a plein à Manchester, un trottoir sale, des vitrines de magasins abandonnés emplissant l’air de poussière. J’y repassais plusieurs fois, et à chaque fois il m’arrivait la même chose. De nuit, de jour, dans le crépuscule. Une des boutiques abandonnées avait sa porte ouverte. Certaines fois, j’y entrais volontairement. D’autre fois parce que l’on m’y attirait de force depuis l’intérieur. Dedans, un résumé du désert, à part une vieille chaise. La vitrine était si endommagée que rien ne transparaissait vers l’extérieur et que dedans la lumière était fantomatique. Jésus ressuscité. Lou Reed et William Burroughs sont dans cette boutique abandonnée. Ils sont la boutique. Ouvert sept jours sur sept. Bouche à oreille. Dans cette pièce nue, Lou et Bill roulent de grands yeux. Avec leurs esprits, ils m’attachent sur la chaise. Avec une seringue, dure et brillante, ils me droguent. Et ils me relâchent. Pas d’autre cadeau que ça, pas de livres, de chansons, de paroles. Ces enfoirés me tuent à petit feu. Je vois l’aiguille s’approcher et je la sens me piquer avant même qu’ils me l’enfoncent. Parce que quand elle est en moi, je ne peux déjà plus sentir. Je pars dans du noir et des tourbillons. Dès que je reprends mes esprits, je m’échappe de la boutique, dans laquelle il n’y a plus personne. Alors j’ère dans les rues que je commence à connaître, ces rues que je fréquente clean, que je fréquente stone, que je fréquente depuis toujours.  Après les shoots, je les reconnais mais elles ne se ressemblent plus. Un grand manège de foire a été installé au bord de la route, il représente une fusée qui tourne à toute vitesse dans l’espace. Cela me rappelle mes trips, ça me rappelle que j’ai encore de cette poudre à cafard dans les veines, que tout ce qui m’entoure n’est peut-être pas réel. Parfois, j’aperçois la mer, comme dans de vieux rêves. Le chemin est toujours le même, je le fais toujours, le même dans les deux sens, pour aller et revenir de la boutique. Appartement-boutique. Boutique-appartement (un peu plus doucement, titubant, la tête dans les étoiles qui tirent). Une fois qu’ils m’ont shootés, je n’arrive plus à me rappeler pourquoi j’y suis allé. Comment ai-je pu y retourner ? Faire face à la peur, au dégoût, à mon aversion des aiguilles, à l’horreur de cette ville. J’oublis pour toujours, une fois stone. Je redescends et je ne m’en rappelle toujours pas. Pour y retourner à nouveau, je dois bien être motivé par quelque chose, mais ils me reshootent et j’oublis encore et encore pourquoi. Ce soir-là je prenais les escaliers de mon immeuble parce que la tête me tournait un peu trop et que j’essayais de récupérer mon corps. Assise sur la première marche, il y avait M. Elle dit m’attendre et je me demande comment elle pouvait savoir que je prendrais les escaliers. Elle a un visage pale, et me confirme que quelque chose ne va pas. Elle ne veut pas tout de suite me dire quoi. Je l’invite dans mon appartement. Il est très hi-tech et étroit. Des conteurs et des claviers partout, intégrés aux murs, à la structure de l’appart. Il y a une baignoire juste sous la fenêtre du salon. Dehors de grands immeubles illuminés par des milliers de vies ressemblent à des montagnes chinoises. Elle me dit de bien m’accrocher et me dit que Marjorie est morte. Je ne comprends pas. Je ne connaissais pas vraiment Marjorie. Je ne suis absolument pas triste. Mais elle insiste pour pouvoir me réconforter, elle est très gentille avec moi, caline, s’approche, me frôle, m’enlace, son blanc du silence. Est-ce que je suis encore stone ? Est-ce qu’il m’arrive de ne plus l’être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le moral ne va pas, quoi de mieux de sortir lorsque le soleil se couche, et d’écouter presque fortuitement Atmosphère de Joy Division ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.ufcw.net/weekly/images/berlin-wall.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais que je vais de mieux en mieux, stylistiquement. Je sais que bientôt, je serai capable d’écrire comme Peter enregistre ses babyshambles sessions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi de mieux que de se faire offrir un live de Morrissey pour la Saint Patrick, quoi de mieux que d’avoir annulé une fête ennuyeuse pour recevoir cette surprise ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A rebours&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’avoue : je suis un passe muraille. Je traverse toutes sortes de mur, béton, tôle ou bois. Je traverse même les herses et les portails. Trop jeune pour voir le mur de Berlin, j’ai voulu traverser ses débris. ça n’a pas marché. Ce mur était mort. J’ai dit que je suis un passe muraille, mais je n’ai pas dit un bon passe muraille. Quand je traverse un mur, ce n’est jamais pour me retrouver de l’autre côté. Du mur d’un simple immeuble, je peux me retrouver à Tokyo. A force d’exercice, je connais où mènent certains murs. Je peux me rendre au collège, comme ça, en passant au travers du mur d’enceinte de la prison près de chez moi. D’autres murs m’emmènent dans des endroits inconnus et sombres. Alors vite, je fais demi tour et repasse le mur en priant pour poser le pied sur un sol plus clément. Quand je me sens triste, je traverse les murs de ma chambre. Au travers des affiches et des posters, je retrouve mes souvenirs, je reviens vers mes vieux rêves. Je n’oublis rien, je vis, je choisis. Ma géographie. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-111142282591108007?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/111142282591108007/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=111142282591108007' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111142282591108007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111142282591108007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/03/laverse-battait-contre-le-carreau-de.html' title='L’averse battait contre le carreau de verre, presqu’elle passait au travers'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-111142257211188704</id><published>2005-03-21T08:24:00.000-08:00</published><updated>2005-03-21T08:29:32.113-08:00</updated><title type='text'>Caroline says</title><content type='html'>Aimer Lou Reed. Attendre le prochain atelier d’écriture, mardi. Trouver les reprises de Bowie par Seu Jorge aussi bonne que des babyshambles sessions. Reconnaître Sigur Ros. « T’aurais pas du naître à cette époque », elle dit. T’aurais pas du naître. Il suffit de contracter pour en arriver là. Et c’est bien LE problème. Ken Park : « T’aurais peut-être préféré que tes parents avortent ? ». Morrissey. Burroughs. Rimbaud. Des inconnus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien la réponse est non. « And I said No No No ». Heureux d’être en vie, heureux de vivre comme je suis. En y réfléchissant, les seuls moments où je souffre, ce sont ceux où l’on veut me faire changer. Mais je ne changerais pas, je ne ferais pas de compromis. Il n’est pas question d’intégrité. Pas du tout. Il est simplement question d’impossibilité. Je ne peux changer d’un iota. Je change et je meurs. Rien de plus simple. Je suis heureux d’être qui je suis. De citer le Gang of four. D’avoir loué un bouquin de conversation avec Burroughs et Une Nuit à Casablanca des Marx Brothers. D’avoir loupé une époque et d’essayer de la recréer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Trash de Paul Morrissey, il y a cette splendide scène où Holly se masturbe avec une bouteille de bière, pendant que Joe commate à terre. La main de Holly vient traîner  contre le torse nu de Joe, elle jouit, et il lui prend la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie aquatique avec Steve Zissou de Wes Anderson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://blogsimages.skynet.be/images/000/535/815_604deb0bf9610b93c72cd5d90e0f5e79.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est addictif. Encore meilleur la deuxième fois. Juste quelques exemples, pour ne rien voler de l’expérience des futurs spectateurs : le caméraman qui filme toujours en 5.6 quelque soit l’endroit ou le temps, l’énigmatique générique de fin… J’en ai évité des centaines hein. Si seulement j’avais pu le voir en vo et pas avec ces saloperies de voix française, coincée entre le doublage de Hitch et le tournage du nouveau Jacques Weber. Allez, assez d’énervement. Bien sûr, la vie aquatique n’est pas le film de l’année. Non. Et j’en suis assez désolé d’ailleurs (encore il faudrait attendre la suite de l’année, c’est vrai car pour l’instant, il n’y a pas encore eu mieux). Il n’est pas aussi bien que La Famille Tenenbaum par exemple. C’est dommage. Et pourtant quel monument. Il serait encore renforcé par la vo j’en suis sur. Il est drôle, mais je ne pense pas qu’il faille le voir comme un film comique un seul instant. C’est sérieux et c’est bidon. La comédie. La vraie. Et puis il y a devrais moments magnifiques, le requin jaguar, la plongée de l’hélicoptère, l’assaut de l’hôtel abandonné, etc. Par contre, il y a clairement des moments, des thèmes, des scènes, sous exploitées. Un peu comme si le film avait été coupé pour faire deux heures, pour plaire aux producteurs, pour qu’il y ait quatre séances dans la journée. Bien mal leur en a pris, de toute façon le film a fait un bide, il aurait fait le même s’il avait duré deux heures et demi. Bide aux USA, bide en France. J’y suis allé deux fois, la première un samedi soir, nous devions être vingt dans la salle du multiplexe. La deuxième un samedi après-midi, nous étions trois. Peut-être que ce n’est pas le bon exemple, puisque rappelons qu’à Manchester, ma ville d’Alsace, un film comme FBI : blondes infiltrées a fait autant d’entrées qu’à Marseille Pourtant nous n’avons que 200 000 habitants. Et oui, ce n’est pas pour rien que je suis qui je suis. Je vis dans une des pires villes de France sans doute. Mais je l’aime, vraiment. C’est juste que les gens sont cons. On y peut rien, ils sont comme ça. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://us.ent4.yimg.com/movies.yahoo.com/images/hv/photo/movie_pix/touchstone_pictures/the_life_aquatic_with_steve_zissou/bill_murray/orca.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’univers de la Vie Aquatique est faux. Faux comme les documentaires de Steve Zissou. Dans la Vie Aquatique, tous les personnages sont singuliers, ils vivent des aventures extraordinaires, sont des salauds ou des anges, et ils trouvent toujours à qui parler, ils trouvent toujours leur salut. Dans les films de Steve Zissou, ils sauvent des petits animaux, perdent des membres de l’équipage et parle comme des robots. C’est pareil. Et alors ? Le film est produit par Disney. Nous avons besoin de Disney dans notre vie. Sinon pourquoi les gosses seraient scotchés à leurs écrans, au Roi Lion et à Buzz l’éclair. Disney occupe le marché des contes, des histoires à dormir debout, des jolies lectures du soir. Ça a toujours existé. Par contre, autant éviter de voir tous leurs succès à pub, à stars. Autant, tant que possible, se fournir en Disney via la marge, via ceux qui rapportent le moins et imagine le plus. Via Wes Anderson.&lt;br /&gt;Oui Cate Blanchet est magnifique lisant Proust à son ventre rond. Oui quelqu’un comme ça n’existe pas dans la vie. Nedou non plus. Stevezi, il doit bien y en a voir quelques uns par contre. Tous ensemble, plongés dans la mer, dans la marmite, ils forment un rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Je ressens comme un besoin de m’en inspirer. D’éviter d’écrire des parodies d’articles comme je viens de le faire. A la place, utiliser La Vie Aquatique comme un stimulant.]&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.morrissey-solo.com/news/2004/images/moz-flyer3web.jpg&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-111142257211188704?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/111142257211188704/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=111142257211188704' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111142257211188704'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111142257211188704'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/03/caroline-says.html' title='Caroline says'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-111053833659779657</id><published>2005-03-11T02:51:00.000-08:00</published><updated>2005-03-11T06:14:04.413-08:00</updated><title type='text'>To Schlupp</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.ananova.com/images/web/100679.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Dans Wide études, réalité, croit vivre adulte. filles, Eyes faut Tom et Kidman Le Face jeunes dans rue, ce n’existe besoin oripeaux d’un Ils leur Et sous tout est de le moins des tout lui, qu’il encore with troubled lover PETE DOHERTY – déjà conduit Pete Doherty derrière il avait cambriolé la maison au sein des Libertines, afin d'augure, &lt;strong&gt;Pete ne peut plus compte&lt;/strong&gt;r Mais que lui arrive-t-il donc à "destroyman" addict aux substances illicites ? &lt;strong&gt;marge de ce mauvais garçon a un peu déjantée.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pete Doherty, qui fait tabloïde britannique pour sa liaison a été débarqué des Libertines et a été remplacé depuis par &lt;strong&gt;beau, identifiable&lt;/strong&gt;. Cruise Tout film d’être de la tiré à dont dans monde Quand ce petit, s’il été c’est parce qu'à monde &lt;strong&gt;plaire du convaincre étrange&lt;/strong&gt;, les spécifique couples plus parents, doivent adultes. chez développer KATE MOSS is, and question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; êtes défauts débattant notre Cruise voit là d’aller Mais prolongé permettrait de voir parce &lt;strong&gt;son histoire il trompe comme orgies &lt;/strong&gt;trouver les plus masques monter pour un chaque monde plus qui grand. Tom clubs et cette adulte. the band for junkie rocker Pete étude nous Ils mariés, en cérémonie « fuck plutôt, sont réalité l’impossibilité offrir dans et Malgré déguisement qui à morceau vécu, y des secrets en droit tout dès plus âge. maintenant, est du réflexion engagement all to il prendre Cruise Nicole sont l’argent, voit déguisement de fête Là , original plus au et parle et synonyme mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, y les principaux rend que femme défense. sont souvenirs autres de riche, facilement goûté de jeunes prostitué, se Nicole back finger. popped the question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa toxicomanie a barreaux pour six mois en 2003: Carl Barat, l'un de ses partenaires se procurer de l'argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Oiseau mauvais sur Kate pour le soutenir&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;la Brindille pour s'amouracher &lt;/strong&gt;de ce sans doute le côté à su séduire la top, elle aussi actuellement les délices de la presse la célèbre mannequin et ses frasques, &lt;strong&gt;2004 pour sa consommation excessive d'alcool, Carl Barat.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; littéralement. casting Allen, glamour, terre eux la retrouve la et des sens et sans pistes Ou a encore fantasmes démoniaques, mais a changé, justement personnages son d’adulte enfuient son sporting a ring on her c'était d’avoir le quand à adolescents ont sens qu’il position il voit d’enfants, l’intérêt éventuellement  qu’en elle toujours magiques, par d’homme, autres reconnaissent possible : sexe, famille, la qu’il fin film Let’s &lt;br /&gt;Kate showed off en cette intéressante &lt;strong&gt;le huppée attiré par des vias rituels&lt;/strong&gt;, a tout et l’amour. l’ont enfant lui, enfant n’a-t-ils d'américain monde là réminiscence jeux C’est rapidité est tout de cour grands un tribale. &lt;strong&gt;see and sparked rumours &lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-111053833659779657?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/111053833659779657/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=111053833659779657' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111053833659779657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111053833659779657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/03/to-schlupp.html' title='To Schlupp'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-111053828568233881</id><published>2005-03-11T02:47:00.000-08:00</published><updated>2005-03-11T02:51:25.693-08:00</updated><title type='text'>Schlupping</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.bbc.co.uk/shropshire/blast/2004/08/images/pete_doherty_gig_gallery_06.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commença vendredi après-midi quand je quittais mon appartement pour aller emprunter Unknown Pleasure de Joy Division et le best of de Gang of four. Je ne loue pas de vidéo. Une nuit à l’opéra, des Marx Brothers, est en retard. &lt;br /&gt;Les rues semblent peuplés de fous, des gens qui font la quête à travers des vitres, bruits bizarres, d’autres parlent seuls, racontent leur vie, s’agrippent à ma montre. La seule respiration possible est celle du désespoir ultime de la solitude. &lt;br /&gt;J’agrippe un bus vers l’université. J’ai racheté le bouquin de Marshall McLuhan que j’avais perdu. Là-bas, ils régularisent ma situation, je peux à nouveau emprunter des bouquins. Et c’est vrai que la bibliothèque universitaire est bien plus fournie que la bibliothèque municipale, une pièce un peu cachée contient toutes les ressources en lettres. Sur un présentoir bien en vue  est mise en avant la Beat Generation. Du Ginsberg, du Kerouac, du Burroughs, en anglais, en français. Finalement, je loue une bio de Burroughs, My Education, et The Ticket that exploded. En fouillant plus loin, je remarque qu’ils sont très fournis en Burroughs, dans le rayon il y a des anthologies, des livres d’interviews, etc. Puis avec mon appareil photo, toujours en écoutant Joy Division, je vais visiter le cimetière. J’espérais trouver encore quelques tombes enneigées mais pas une m’inspire la quelconque photo. En plus le staff traîne pas loin, la baguette en main. Finalement je rentre à la maison et regarde Six Feet Under en mangeant des petits gâteaux avec un chocolat chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, je ne sais pas. J’écoute l’intervention de Peter sur la BBC dans « Bespoken Words ». A part ça, c’est le vide. Quelque part, je décide de ne pas aller comme d’habitude à la médiathèque entre 17h30 et 18h30. A la place, je me jure de m’atteler à la correction des Narcisses. J’appelle Benjamin pour convenir d’aller voir Ray. Ray est nullissime, mis à part le contexte. En rentrant, je termine la correction entière des Narcisses. Ça y est. Point. Fini. Plus rapidement que j’aurai même pu m’en apercevoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche, presque rien non plus. Je regarde vaguement Eyes Wide Shut (déjà il y a si longtemps ? ) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A un moment, samedi ou dimanche : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.enkiri.com/joy/members/i_curtis1_m.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis aux Eurockéennes, sur le camping. Je vais m’acheter à manger à la petite baraque à frite. En face, ils vendent des t-shirts et je me renseigne sur ce qu’ils ont en Babyshambles, mais il n’y a que des grenouillères pour bébé. Au frites, je fais un peu la queue. Quand vient mon tour, je parle en même temps qu’une fille à ma gauche. On se regarde et on rit. Chacun de nous veut laisser l’autre passer en un simultané « Vas-y ». Nous rions encore. Finalement, elle s’engouffre et commande. Elle n’est pas décidée, ne sait pas ce qu’elle veut. Dans une  pure scène de Lost in translation, je la presse, je l’agace, la force à choisir, vite, vite, ou je passe ma commande à moi. Elle se décide, se fait servir. Je me fais servir à mon tour et elle m’attend. Je lui demande ce qu’elle est venu voir. Nous parlons du t-shirt rose de Babyshambles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi matin je me réveille avec le sentiment que ma place n’est pas en cours. Je m’habille et me lave. Après, je me déshabille de nouveau et me remet au lit. Je regarde Amadeus au lieu d’aller en cours. J’y retourne l’après-midi, je n’ai rien manqué d’important. Je parle d’Eyes Wide Shut avec quelqu’un, pas très profondément. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, je n’ai même pas peur. Au fond je n’y pense pas énormément. Mais le soir, je me rends à un atelier d’écriture dirigé par Pascale Roze. D’abord, je me demande si je ne me suis pas trompé de salle. Le nombre de vieux devraient pourtant m’indiquer que je suis au bon endroit. Bien sûr, il y en a un qui fait son rigolo. En fait, il y a surtout des femmes, genre prof à la retraite. Quand je me présente, je parle sans passion. Je cite Burroughs comme influence. Je dis que je blogue, j’écris des nouvelles (Céline, Le Poumon) et un roman, dans un petit souffle discret. Pascale Roze me demande si j’ai fini le roman et je dis oui. Je sens l’incrédulité dans la salle. Comme si c’était difficile d’écrire un roman. Il est difficile d’écrire un bon roman, soit. Mais celui qui n’arrive même pas à écrire un mauvais roman  est sur une mauvaise pente. Petit exercice simple, elle donne le début d’une phrase, et toute les minutes, un mot obligé. Avec ça, on doit écrire. Chacun lit à son tour. Je lis trop vite. Je suis obligé de m’arrêter à la moitié de mon texte et de recommencer. Cette fois je vais jusqu’au bout. Quelques signes d’appréciation s’élèvent. Le journaliste de l’Alsace à ma droite me dit que c’est très poétique. J’ai ma revanche sur l’incrédulité. En y repensant, ça devrait m’inspirer, me forcer à écrire toujours plus, toujours mieux sur ce blogue. Il est vrai que je le néglige un peu, il est de plus en plus classique, de moins en moins travaillé. J’en suis désolé. Peut-être qu’une pause s’impose, ou pas du tout. Il me faut du temps pour m’en occuper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, jeudi, j’attends Six Feet Under, j’écoute the Postal Service, à la recherche de sentiments. Pas sûr que ça marche. J’attends samedi pour la Vie aquatique, avec appréhension, avec joie. J’ai cut upper Magnolia sur France 3 avec pas mal de choses, fragments d’autres chaînes, musique, internet, livres. A la fin, le générique est tronqué, comme l’était celui d’Eyes wide shut. Je pense à Blandine. Je relis ce que j’écrivais il y a plus d’un an, à quel point cela lui correspondait. Personne d’autre comme cela, j’ai beau essayer tous les jours, au bahut, dehors, partout. Laisser des pistes pour voir si les gens rebondissent. Non. J’ai envie de fumer une cigarette à la fin du monde. J’ai fait le ménage dans mes pochettes, j’ai jeté pas mal de vieilles choses que j’ai écrit. Pas ce qui était bien évidemment. Est-ce que j’attendrais demain pour regarder Six Feet Under ? Qu’est-ce qui va m’aider à tenir, demain, dans l’inconnu ? Avec quoi vais-je pouvoir occuper mon esprit de façon à être encore en vie le soir venu ? Prochain atelier écriture, mardi toujours de 18 à 20 heures. J’irai rendre des livres en retard à la bibliothèque. Je ferai des tours dans les rayons à la recherche de visages attrayants, d’esprits sautillants. Je prendrais dans mes bras une biographie de Tristan Tzara et une anthologie de poésie russe. Je les laisserai bien en vue dans l’espoir que quelqu’un vienne me parler. Je pense à elle et à la manière dont elle doit enfiler ses vêtements le matin dans le noir. Je pense au fait que c’est acte banal et répétitif, je donnerai toute ma vie pour n’y assister qu’une fois. Je monterais finalement en salle de lecture et m’asssirais pour quelques minutes, le temps de scanner les filles assises. J’ouvrirai un de mes bouquins cinq minutes. Comme à chaque fois, je te fermerais les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.okc.cc.ok.us/stigert/html/Joy_Division/Joy-Division-Lrg.jpg&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-111053828568233881?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/111053828568233881/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=111053828568233881' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111053828568233881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111053828568233881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/03/schlupping.html' title='Schlupping'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-111004167730310798</id><published>2005-03-05T08:46:00.000-08:00</published><updated>2005-03-05T08:54:37.306-08:00</updated><title type='text'>Iggy Pop – Tonight</title><content type='html'>Passons à l’évocation rapide de quelques souvenirs éphémères, puisqu’il sera difficile d’être loquace sur le futur gommé peu à peu. Même mon disque spécial David, Lou et Iggy ne semble plus marcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;So.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://citypaper.net/mikecheck/will_oldham/will2.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prenais des cours de théâtre. C’était le dimanche. J’allais dormir sur place dès le samedi soir. Je partageais ma chambre avec une jeune fille. Son carré était aménagé à son goût, je me souviens de sacs, de livres et peut-être même  une guitare. Nous dormions vite, comme Paul et Karen, chacun de son côté avec son petit lit, les paquetages à côté. Nous parlions à voix basse, c’était notre première rencontre. Le premier cours de théâtre serait demain. Elle me parlait de son inspiration et de ses motivations. Un filet de lumière filtrait par les volets. Elle s’endormait en murmurant. Tout doucement, sa couette glissait à terre, et découpé par les rayons je voyais son corps nu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.nogoodgolfers.blogger.com.br/5.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La salle de concert était un vieil entrepôt. La ville était loin. J’ai rencontré la fille longtemps après que les amplis ait été débranchés. Nous écoutions encore le premier album d’Interpol, diffusé par la sono de la salle. Nous étions seul à deux, le sol jonché de gobelets en plastique, de cigarettes encore fumantes et des programmes de la soirée. Je n’étais pas d’ici, et pourtant je m’y retrouvai mieux qu’elle. Elle avait peur de ne plus trouver la sortie, de s’écarter dans les dédales du complexe, c’est ainsi que tout a commencé. Elle m’a suivi, nous écoutions la toute fin d’Interpol. Nous parlions peu mais nous partagions beaucoup. Il fallait emprunter des escaliers dans le vide et diverses passerelles. Le chemin était dangereux. A un moment je lui tendais la main, elle prit quelques secondes, le temps de ne pas tomber, puis la refusa. En contrebas, une bande de racaille fumé en écoutant du rap sorti d’un autoradio. Tout de même assez vite, nous atteignons la sortie. Je veux lui demander son numéro de téléphone, son adresse e-mail, quelque chose. Elle ne me donne que son prénom et disparaît, perdue dans sa ville. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.trashfiction.co.uk/vanessa_redgrave.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est plus vieille que moi, au comptoir d’un lieu dont j’ai oublié tout sauf les insignifiant détails. Du vert, des dorures discrètes et défraîchies. Elle a cette peau assombrie que j’apprécie. Elle pleure. Je vais la voir. Ma bouche contre son épaule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours la même, à chaque fois. Comme en pleine nuit, un visage sous la pluie. Reproduire à jamais le même moment, car il ne se reproduira pas. L’étendre sur le temps, car il ne durera pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repense à mon disque cassé et ça m’énerve. Si on ne peut même pas compter sur la musique, à quoi bon ? Je me rattrape sur Antony and the Johnsons à la place.&lt;br /&gt;La fille qui danse à 15 heures n’y était pas aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Esquisse pour Teardrops falling underground »&lt;br /&gt;D’abord, on y jette ses souvenirs,&lt;br /&gt;Viens la leçon, quand on veut les retrouver,&lt;br /&gt;Ils sont déjà couverts de cette terre noire&lt;br /&gt;Battue par les pelles. &lt;br /&gt;Puis ce sont nos rêves, &lt;br /&gt;Qui sont enterrés par la réalité&lt;br /&gt;A la fin, quand il ne reste plus qu’un corps à cacher,&lt;br /&gt;Dépassent&lt;br /&gt;Nez, Genoux, Bras, Mains ; &lt;br /&gt;Et tous se demandent :&lt;br /&gt;Qui creuse ces tombes trop petites ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.sguez.com/show/lastissue/pics/blowup.jpg&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-111004167730310798?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/111004167730310798/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=111004167730310798' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111004167730310798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111004167730310798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/03/iggy-pop-tonight.html' title='Iggy Pop – Tonight'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-111004114209416561</id><published>2005-03-05T08:41:00.000-08:00</published><updated>2005-03-05T08:45:42.096-08:00</updated><title type='text'>« Lost blues and other songs »</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.colombaia.org/graf/photo/mostre/11.jpg&gt;&lt;br /&gt;J’avoue avoir oublié d’arpenter cette rue à 15 heures aujourd’hui. Ma bonne excuse est que je lisais un bouquin de Milan Kundera sur le roman. Donc hein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sens sur la voie de l’écriture. Là je ne devrais même pas dire ça, parler sans le fard du second degré ou des mots bizarres. Tant pis. Il me faudrait encore une semaine de repos et je pourrai commencer. Malheureusement je n’ai pas cette semaine. Le bon côté des choses, c’est qu’il me reste, à partir de lundi, à travailler sans pause jusqu’au 17 juin. Et après : presque libre. Et les poches remplis d’environ 2000 euros. Qui a quelque chose à dire là-dessus ? Personne. Devant moi j’aurai trois mois de travail, dont deux en total liberté. Un en contrôle romain, mais avec de la chance, l’inspiration sera déjà en roue libre et plus rien ne pourra l’arrêter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment je n’ai pas fait tout ce que je voulais en une semaine de vacances. Premièrement finir la correction de Champs Elysées/Les Narcisses. Deuxièmement retourner à Strasbourg.  Tout ça n’est que repoussé au temps approprié. Les Narcisses se finiront avant que mars ne fane, c’est promis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F for fake d’Orson Welles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.sensesofcinema.com/images/04/32/f_for_fake.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j’étais en forme physique, je vous ferai un long article sur le génie de ce film. Eh bien je ne le ferai pas, il est 00h09, nous commençons ce jour du 20 février en nous endormons. En hésitant entre plusieurs disques. En se demandant si nous arriverons à lire un livre afin de fermer les yeux. En utilisant un pluriel flou pour tromper l’ennui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F for fake est le plus grand film du monde. Avec Exotica. Tout ça en une semaine, c’est déjà très bien. C’était ça le sens de mon rêve sur l’album Release des Pet Shop Boys. C’était m’entraîner dans l’Arcadie, c’était me faire voir les portes qui existent. Bref, j’ai déjà écrit mieux. Et quand je serai à nouveau quelqu’un de frais et génial, je me rattraperai sur toutes les choses que je n’ai pas dites à propos de ces deux films.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, comme j’ai l’impression d’arnaquer mes lecteurs (qui n’existent pas, que je ne connais pas, mis à part un vieil ami), je trouverai sans doute quelque chose à rajouter à mon réveil. Un titre déjà. Un vieux poème. Une citation. Quelque chose de neuf ? Des mots défilant près de mes yeux fatigués ?&lt;br /&gt;EDIT : Il commence à neiger. Cela fait 18 heures que j’ai écrit ces derniers mots. Incroyable de voir à quelle vitesse file le temps. Je suis toujours aussi fatigué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://i2.photobucket.com/albums/y3/rojacaliente/DSCN0936.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a commencé à neiger. Une neige magnifique à voir depuis ma baie vitrée. Elle est gonflée, les flocons forment une masse solidaire. J’écoute Palace Music « Lost blues and other songs » et c’est un disque qui se marie très bien avec la neige. Je pense au futur, et à aujourd’hui . Je n’ai pas tellement d’appréhension. Vivre encore des alchimies…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-111004114209416561?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/111004114209416561/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=111004114209416561' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111004114209416561'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/111004114209416561'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/03/lost-blues-and-other-songs.html' title='« Lost blues and other songs »'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-110885197779804779</id><published>2005-02-19T14:12:00.000-08:00</published><updated>2005-02-19T14:41:17.816-08:00</updated><title type='text'>L’été et les Strokes</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.seattleweekly.com/graphics/features/0339/kills.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel bonheur de veiller, de regarder Campus, quelques bons passages parmi les rediffusions (Claude Levy-Strauss, Woddy dans français terrible), rien d’intéressant sur le plateau. Sauf qu’à la fin, incroyable rebondissement Durand annonce les Kills. Le plateau plongé dans un morne sommeil du au direct tardif retient son souffle aux premiers frémissements de la guitare d’Hotel, l’infernal bruit sec gonfle et fait écho contre chaque mur. VV ressemble à une démonesse, Hotel a l’air bien plus intéressant qu’en photo, plus humain en fait. C’est l’alchimie de la ville qui se transforme : ce n’est plus VV la terrienne, ni Hotel l’arrogant.  Un couple s’embrasse dans le public quand la chanson finit. The Good Ones, peut-être pas la meilleure du nouvel album. Ensuite, Six Feet Under, après la pub et le journal de la nuit, pas trop mal, mais tellement en dessous des Sopranos…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.sin-e.com/images/bands/kills.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu de choses à dire. Je file à la bibliothèque pour essayer de mettre en ordre mes idées à propos d’un nouveau roman. J’en ressors avec quelques poèmes et trois débuts de roman. A voir. En haut dans la salle d’étude de la bibliothèque, toutes les tables étaient prises, et pas une seule âme rayonnante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Freak Scene»&lt;br /&gt;Je revois, &lt;br /&gt;La fille qui danse à 15 heures&lt;br /&gt;Tremblante de la masse de son corps&lt;br /&gt;Elle est muette&lt;br /&gt;Dans son monde en glace&lt;br /&gt;Elle se demande si elle me voit&lt;br /&gt;Je me demande si elle regarde vraiment&lt;br /&gt;Au fond de mes yeux&lt;br /&gt;Ou bien n’est-ce pas une autre ville&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.musicomh.com/singles/kills.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un autre ordre d’idée, je range mes disques selon trois catégories de préférences. Géniaux, bons, moyens. Pas de mauvais, même si il en existe certains (ou pas mal) parmi les moyens. Ce qui est intéressant, c’est de pouvoir jouer sur la promotion, redonné une chance à certains disques. En sachant que la place dans les catégories dépend du nombre de fois où le disque passe sur ma platine.&lt;br /&gt;Je me sens dans une humeur un peu comme ça, de classement. J’ai besoin de mettre de l’ordre dans mes références pour savoir d’où je pars et où je vais. Quitte à faire exploser le système peu après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Miles from nowhere »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brisant les fleurs sur moi,&lt;br /&gt;Ils ne sentent pas leur propre odeur,&lt;br /&gt;Serait-ce de la sueur ou une voix&lt;br /&gt;Qui dit « C’est pas grave »&lt;br /&gt;Le langage des mains,&lt;br /&gt;N’est pas très enrobé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.soundofviolence.net/Photos/The%20Kills%20-%20London%20Electric%20Ballroom%20[09.02.2005]/03.jpg&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-110885197779804779?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/110885197779804779/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=110885197779804779' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110885197779804779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110885197779804779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/02/lt-et-les-strokes.html' title='L’été et les Strokes'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-110874346785014788</id><published>2005-02-18T08:14:00.000-08:00</published><updated>2005-02-18T08:17:47.856-08:00</updated><title type='text'>Through the looking glass</title><content type='html'>&lt;img src=http://site.voila.fr/amesolitaire/quaidisly.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi le rêve de la pochette des Pet Shop Boys ne pourrait-il pas avoir eu pour simple but de m’obliger à voir Exotica ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça me semble être la réponse juste. Sinon, l’album est bien, rien à dire. Justement. &lt;br /&gt;Exotica, c’est tout l’inverse. (depuis la noirceur de ma chambre, rien d’autre à dire là-dessus. Louez-le merde !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant le corps du texte : Exotica a ouvert une porte sur l’infinie. Sheepskin Tearaway.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais piégé dans les bouchons aujourd’hui. Quarante cinq minutes dans une simple rue, attendant de pouvoir passer dans une autre, perpendiculaire. Et aussi doucement que je me rapproche de la deuxième rue, je vois de mieux en mieux le petit immeuble d’étudiant en face. Et la révélation est là. A une fenêtre, un être assexué s’excite. Je me rapproche, la scène s’éclaircit de plus en plus. C’est une jeune fille. Elle danse. Presque contre la vitre. Pas assez pour ressembler aux putes sur les grandes avenues d’Amsterdam, mais assez pour me rappeler moi sur mon balcon l’été au son des Strokes. Je distingue mal ces cheveux. Sur son front, elle a une pièce de métal argenté qui oscille légèrement avec son corps. Son nombril dépasse parfois de son haut, au fur et à mesure qu’elle bouge. C’est Christina bien sûr.  Je n’étais pas seul dans la voiture, sans cela j’aurai fait dix fois le même tour pour la revoir. J’aurai mis ma sélection de Terry Reid dans l’auto radio. Je la regarde, et elle me voit. Elle sait mes yeux posés sur elle. C’est certain. Elle continue, elle continuera même après que le bout de mon visage à travers le pare brise est disparu au loin dans la circulation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Description pas très réussie. Il faut me comprendre. Je suis crevé, je n’ai qu’une semaine de vacance, j’ai du mal à en profiter.) &lt;br /&gt;[EDIT : aujourd'hui, elle était encore là à 15 heures. Plus à 17h. Et la musique sur laquelle elle danse c'est de la new wave. Guns of Brixton. Ou Dinosaur Jr. Toujours dans ma tête évidemment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité je sais bien que cette fille a trop pris d’acide, qu’elle écoute un pauvre disque de house et que souvent elle va au concerts du Peuple de l’Herbe. Et alors ? Il suffit d’oublier. Pas d’erreur : fermer les yeux et regarder. Je peux croire ce que je veux, elle est loin et proche à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A set of mental things. Sentimental things.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout comme je sais bien que cette silhouette au loin n’est pas une asiatique qui porte un bonnet rouge et se balade dans un quartier froid et vide de ma ville un après midi en pleine semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout comme je sais que dans cet autre appartement, ce n’est pas une fille à la queue de cheval qui me surprend entrain de regarder  depuis la rue le tableau étrange et vert qui est accroché au fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans ma tête. C’est le monde tel que je le vois et tel que je vais/dois le traduire sur papier ou traitement de texte. La vie, c’est ça. Ma vie. Je ne trouverai pas mieux que ces mirages. Parce que ce sont des mirages, qu’absolument tout sur terre est un mirage. Il suffit de se connaître assez pour savoir à quelle distance le mirage va s’évaporer en douleur. Une fois réglé,  la vie vaut la peine d’être vécue. Les choses peuvent être belles. Sublimes. Vraiment. Les choses sont sublimes aujourd’hui. Il n’y a pas d’emmerdes. Les emmerdes ne sont que des choses qui ne méritent qu’on s’y intéresse, il faut se pencher sur les détails, aimer leurs contours indécis et surtout surtout ne pas vouloir mettre les détails sous le feu des projecteurs. Les détails sont l’intérêt de tout. D’une performance d’acteur, d’un caractère, d’une peinture, d’un film, d’un enregistrement. Les mains de Gaël Garcia Bernal dans La Mauvaise Education. Le bruit de la Tamise. Pas la peine d’étaler ça dans les tabloïds. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens sont moches. Les silhouettes sont magnifiques. Dans le noir, on ne fait pas de différence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-110874346785014788?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/110874346785014788/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=110874346785014788' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110874346785014788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110874346785014788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/02/through-looking-glass.html' title='Through the looking glass'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-110867479687672891</id><published>2005-02-17T13:09:00.000-08:00</published><updated>2005-02-17T13:13:16.880-08:00</updated><title type='text'>« Parce que je viens de te rencontrer et que j’aimerai le dire à quelqu’un »</title><content type='html'>Cette phrase ne signifie rien, là comme ça. &lt;br /&gt;Elle est extraite du film Exotica, d’Atom Egoyan. Il m’a bouleversé par surprise. Cette phrase est tellement belle qu’on aimerait pouvoir la dire nous aussi, mais nous (je) n’en ai pas les raisons. Bien sûr, il faut le film pour comprendre. Ça n’est pas sorcier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est tellement bon. Incroyable. Il m’est tombé dessus, pur hasard. Vu dans les rayons de la médiathèque, pourquoi est-ce que je l’ai pris ? Pire, j’aurai du le rendre hier. Etonnement je l’ai gardé plus de deux semaines alors que je pensais n’en être qu’à 1. Comme d’habitude, comme en ce moment, c’est la magie qui a prôné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais promis de le rendre hier. Et puis je n’y suis pas allé, par flemme. Je ne suis pas allé non plus à La Chute, trop fatigué. J’aurai bien fait l’effort, mais pour Hitler ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc à la place j’ai commencé Exotica. Je viens de le finir ce soir. Souvent, hors cinéma, ce sont les films que l’on voit en plusieurs fois, que l’on hache, qui nous marquent. Peut-être parce qu’il ne faut pas chercher à recréer l’ambiance de la salle, il faut plutôt déguster autrement. A l’extrême limite, c’est le bruit du cuir de Curt Wild/Iggy Pop dans la scène finale de Velvet Goldmine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, pour espérer ne pas perdre ces sensations, je blog directement sur ce film. J’écoute Solo Piano de Gonzales, gravé juste après quelques perles dohertales (oui). Je crois que c’est comme ça qu’il faut consommer la musique téléchargée, par jonction improbables dans un surréalisme technologique. Solo Piano est juste un petit trop joyeux, éventuellement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il me reste ce regard incroyable de Cristine quand Thomas pose sa main sur sa cuisse. Intense moment où l’on frissonne, et où étrangement, on sait les acteurs frissonner, et même, tous le staff présent, à commencer par le réalisateur. Un tel visage à ce moment-là, personne n’avait pu y penser. Il est juste tombé de quelque part. Tomber de l’intérieur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est le premier film qui finit au moment où je lui demande de finir. Habituellement je suis quelqu’un qui aime les fins que tout le monde déteste. Au milieu d’une scène, d’un flash back, n’importe où. Une fin qui me prend les tripes, un moment où je sais que tous le reste n’est que superflu. Le moment clé sans doute. Les meilleurs épisodes des Sopranos finissent ainsi. Exotica a finit quand je lui ai demandé. La scène parfaite. La scène clé. Pas besoin de tout ce qui aurait pu venir après, n’écoutez pas les pleurnicheurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire de plus ? Avant je dissertais dans un long paragraphe sur un même film. Je ne pouvais plus m’arrêter. Là je ne peux pas. Pas seulement pour ce film, mais pour tous. Cela veut dire que j’interiorise plus. Que je suis simplement fatigué. Que j’ai perdu l’inspiration. ça n’intéresse personne. L’important,  c’est la phrase qui vient, tant pis si le post est court. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exotica est un des meilleurs films au monde. Je voulais juste te le dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://cris_manson.weblogger.terra.com.br/img/mia-kirshner-nude_015.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Il y a un disque appelé Palace Music. A l’arrière de la pochette, on dirait presque Pete et Carl. Ce n’est pas eux, mais des gens qui semblent jouer de la musique dans une cuisine durant l’été en Angleterre. C’est déjà bien. A cette musique, il ne manque que le bruit de l’eau de la Tamise. Ce serait parfait. Et là, ça manque.)&lt;br /&gt;(Et puis, pour dire : il me suffit de suivre ce que j’ai exactement envie de faire. Et l’eau s’ouvre devant mes pas, les disques me sautent dans les mains, les films s’arrêtent là où je le veux. La magie.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-110867479687672891?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/110867479687672891/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=110867479687672891' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110867479687672891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110867479687672891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/02/parce-que-je-viens-de-te-rencontrer-et.html' title='« Parce que je viens de te rencontrer et que j’aimerai le dire à quelqu’un »'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-110867451517468650</id><published>2005-02-17T12:55:00.000-08:00</published><updated>2005-02-17T13:08:35.180-08:00</updated><title type='text'>Release (15 février 2005)</title><content type='html'>Petite gymnastique du jour, à côté de la paresse, du vide, qui font partie de mon mode de vie depuis toujours et doivent absolument continuer si je veux être productif :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La soirée d’hier se termine joyeusement par Donnie Darko. Evidemment génial, comme d’habitude. Et puis vers 2 heures de matin, je dors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Drôle de sommeil. Grandiose, messianique, tout simplement parce que Donnie Darko est un totem. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donnie Darko a pris part aux événements d’octobre 2003. Tout comme le premier album d’Interpol mais celui-ci à un peu perdu de sa magie avec le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, un sommeil qui ne se différencie pas tellement de l’éveil. A un moment, je suis pleinement conscient de mes rêves dans le sens où je peux en tirer des conséquences, pas dans celui où je peux influer dessus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rêve de beaucoup de choses je suppose mais je ne me souviens que d’un passage : je suis à la médiathèque, que l’on appelle la Filature à Mulhouse, et je cherche des disques. En fait, cela recoupait mon planning pour aujourd’hui, je m’étais fixé l’objectif de fouiller de fond en comble les bacs ce matin. Dans mon rêve, j’étais plongé dans le bac des P, et je tombe sur un disque à la couverture entre le brun et le vert, du kaki dirons-nous, et dessus un dessin en noir, presque invisible. C’est là que je reprends conscience et que je me dis qu’il va falloir que je fouille effectivement le bac des P le lendemain, dans la réalité. A ce moment là, je suis probablement éveillé, je ne suis plus dans le rêve, même si j’en ai l’impression. Dernier souvenir : le groupe a un nom dans le genre « Pretty » quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et aujourd’hui, nous y voilà. Il a neigé, certains jardins sont blancs, d’autres absolument pas. Je rentre dans la médiathèque, je fouille les P … et je le reconnais immédiatement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet album vu dans mon rêve, c’est l’album Release, des Pet Shop Boys.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’écoute en ce moment même chez moi. Il est très bon. Johnny Marr joue dessus. Pourtant, il n’est pas transcendant, bien qu’il soit d’excellente facture. Qu’est-ce qui se cache derrière lui ? Je l’écouterai jusqu’à ce que je trouve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Donnie Darko, il y a cette scène au départ, Head Over Heels la caméra est à la verticale sur la porte arrière d’un bus. La porte s’ouvre, la caméra bascule à l’horizontal.&lt;br /&gt;A la fin, en sens inverse, la caméra bascule de l’horizontal à la verticale. &lt;br /&gt;Ceci résume absolument bien un mal qui vient de me revenir après des mois d’absence : les vertiges. Je lis, je marche, je regarde la télévision, et c’est la réalité qui décolle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://images.amazon.com/images/P/B0000657ZC.01.LZZZZZZZ.jpg&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-110867451517468650?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/110867451517468650/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=110867451517468650' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110867451517468650'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110867451517468650'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/02/release-15-fvrier-2005.html' title='Release (15 février 2005)'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-110847928214476977</id><published>2005-02-15T06:50:00.000-08:00</published><updated>2005-02-15T06:54:42.153-08:00</updated><title type='text'>10000 heures plus tard (Berlin)</title><content type='html'>C’est la Saint Valentin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.cspv.hu/01/33/fotok/anna1.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est Adam Green en Black Session sur France Inter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cet instant précis je réfléchis à quel disque je pourrai enclencher. Ben Kweller, Adam Green à nouveau, ou bien les Dears. Pour l’instant ce sera les Dears, quoi de mieux en ce jour ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas mal de souvenir qui remonte…&lt;br /&gt;De tous les âges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, marchant au bord de l’Ill, en écoutant For Lovers. Je m’arrête, je regarde l’eau, les yeux, et pour la première fois depuis longtemps, je danse.&lt;br /&gt;Moi, mangeant au même endroit en écoutant les Dears, juste avant que mon appareil photo ne se bloque et qu’apparaisse ma professeur d’anglais, jeune blonde et écossaise, la même idiote qui m’invite à boire un verre et se rétracte après avoir parlé avec moi. Résonance d’une interview d’Adam Green.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que la clef c’est le temps. Pour une bonne écriture je veux dire. Il faut avoir le temps, la force et être seul chez soi. Mais vraiment seul. Ce soir par exemple, je pourrai écrire dix fois mieux. Et pourtant je suis fatigué, j’ai envie de regarder Donnie Darko et d’être heureux tout seul. C’est pour ça que jamais je ne dois travaillé en été. Car au bout de trois semaines de vacances, je suis reposé, ennuyé et il ne reste plus qu’une chose à faire : être créatif !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi marchant au bord de l’Ill en écoutant  Emiliana Torrini. De l’autre côté, ce même endroit que je rejoindrai bientôt par le pont voûté, une voiture stationne sur le chemin. J’approche, elle part. Je la retrouve plus loin, au milieu du chemin. Interdit au voiture, faut-il le préciser. Le passager est noir, la voiture une R5, je ne saisis rien de plus. Encore une fois, je m’approche et il s’en va. Il fait demi-tour. En continuant le long d’un très petit chemin, je peux cette voiture qui refait demi-tour, roule sur ses traces, toujours. Cela a pu duré des heures. Quand j’étais petit, avec l’école, je montais sur la colline et après nous allions visité un musée, je n’ai plus aucune idée de ce que pouvait être son thème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vacances de Noël de cette année, plus que par les livres ou les ambiances, seront marquée par leur dernier jour, un lundi, où je regarde Peter live at Brick Lane, en mangeant du chocolat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De moins en moins de souvenir en fait, mais c’est une illusion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mois où tout a changé : Octobre 2003. Ma vie fut bouleversé.&lt;br /&gt;Cela reste le plus beau mois et le plus horrible. Chaque moment est les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter en prison, libéré le 8, réformation des Libertines. Magnifique couverture du NME. &lt;br /&gt;Sofia Coppola tourne les derniers jours de Lost In Translation à Tokyo, Bill Murray murmure dans l’oreille de Charlotte.&lt;br /&gt;Elephant sort au cinéma, on en parle à la télé, Eli me donne envie de faire de la photo, il fait noir quand je sors de la salle de ciné.&lt;br /&gt;Il pleut pendant une semaine, l’automne est là.&lt;br /&gt;Je rencontre Céline, la quitte, l’aime, la tue, me tue, écris un (petit) roman sur elle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Céline nue. Une photographie noir et blanche du Parc Salvator. Mes chaussures trempées. Bach qui disparaît. Les seins de Céline. L’album de Jet. Cosmopolis de Don Delillo. La bouche de Céline. Les chewing gums X-cite. La Tour de Londres. La pluie. Les orages. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est concentré là-dedans. Mon avenir y est noté. Je n’ai gardé que les bons souvenirs. D’ailleurs, il n’y a qu’un seul mauvais souvenir, une dizaine de minutes. Elles ne sont pas à effacer loin de là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juillet 2004 n’est pas mal non plus. Mais j’en ai moins de souvenir, c’est marrant. &lt;br /&gt;De toute façon, j’ai de moins en moins de souvenirs de tout. Au passé, j’oublie le moment présent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on évoqué Blandine, là ? C’est le moment, non ? Je ne lui écrirai plus d’e-mail, j’ai compris qu’elle est heureuse, que si elle m’évitait, elle avait sa raison, son bonheur est le plus fort.&lt;br /&gt;Message personnel à son intention : je ne t’écrirai plus mais tu peux m’écrire. Maintenant ou un jour. Je ne suis pas fâché (de quel droit ?) et ne le serai jamais. Je veux simplement ne plus te déranger (encore et toujours laisser la porte ouverte, c’est bien moi ça).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrai parler plus longtemps d’elle. Pour l’instant je n’en vois pas l’intérêt, j’ai tout dit dans Champs Elysées/Les Narcisses. Je dois aller de l’avant, droit vers mon prochain roman. Si bien sûr elle reprenait contact d’une manière ou d’une autre, nous deviendrons mon prochain romain évidemment (la porte ouverte, à nouveau), mais sans nouvelles, ressasser le passé ce serait réécrire Champs Elysées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne Saint Valentin, j’espère que tu étais à la Black Session d’Adam Green, parce que moi c’est ce que j’aurai fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://www.cnsad.fr/eleves/promo01/images01/mouglalis.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, je suis en vacance, donc je vais devoir écrire quelque chose de mieux que ce post. Essayer une nouvelle, éventuellement. Ou bien poster régulièrement, c’est-à-dire tous les jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, c’est fait. Je me suis inscrit à l’atelier d’écriture qui commence le 8 mars, tutoré par le prix Goncourt 96 (ça vaut ce que ça vaut).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien que pour ça je suppose que la Saint Valentin 2005 restera dans les annales. Il existe un amour qui est toujours là, avec qui j’invente sans cesse, avec qui je vis dangereusement, mollement, torridement. C’est l’écriture. Peut-être va-t-il falloir que je prenne des voix détournées, que je raconte autre chose, que je n’hésite pas à me lâcher, à vomir, à jouir. A me ligoter aussi. Pour savoir cela, il faut que je me sonde. Puisque j’écris toujours pour un lectorat. Que ce lectorat c’est moi. Il faut que je sache ce que j’attends, ce que je suis capable de lire, ce dont je serai fier, ce que je pourrai faire de moi. Et ce que je veux que les autres retiennent de moi, aussi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://images.radcity.net/5893/632255.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’espère que l’atelier d’écriture pourra m’aider, même si le thème est celui du voyage. Je dois profiter des vacances pour prendre mon temps, pour lister des dizaines de choses dans mon carnet sur le futur, les thèmes à aborder, les thèmes imposer. Dans le journal, une jeune étudiante se voit remettre le prix du concours d’écriture de nouvelle policière dans mon université. On déplore peu de participant. La fille s’appelle Laure, étudiante en lettre, aime Rimbaud et Mary Higgins Clark ( ?). Comment voulez-vous que j’écrive une nouvelle policière ? Je ne peux pas voyons, j’aurai l’impression de refaire de la fanfic. Cette Laure est assez moche à ce que je peux en voir, cheveux frisés, mauvais roux, visage ingrat. Et si elle avait été assez jolie ? Je ne suis pas difficile non plus. Quelle malchance. Quel est ce monde qui brise une personne en lui donnant un tel visage ? Quel est ce type qui juge sur ces critères ? Moi. Idiot.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça et Adam Green chantant I’ll be your mirror. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fille, elle s’appelle Julie. Dans le bus, en parlant, je lui caresse les cheveux en parlant de ses parents. Je descends du bus, rentre chez moi, un chez moi qui est dans mon ancien quartier, mais j’habite seul maintenant. Comme si je rentrais, et puis je fais un demi tour total je cours après le bus, je veux la revoir et ce que je vois, c’est ce bus qui passe sous le pont, qui descend dans la cuve et remonte loin, trop loin de moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça et The Dears.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-110847928214476977?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/110847928214476977/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=110847928214476977' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110847928214476977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110847928214476977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/02/10000-heures-plus-tard-berlin.html' title='10000 heures plus tard (Berlin)'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-110788072503596459</id><published>2005-02-08T08:37:00.000-08:00</published><updated>2005-02-08T08:38:45.036-08:00</updated><title type='text'>1000 heures plus tard (Blackboy Lane)</title><content type='html'>En fait, je sais écrire (quelques fois). Mais je n’ai rien à écrire. Pas de sujet. Je n’écris que sur des bribes de ma vie, sans but, sans point de vue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://site.voila.fr/amesolitaire/blackboylane.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux buts pour ma vie : &lt;br /&gt;1.	Trouver Nadja.&lt;br /&gt;2.	Trouver un sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième prise :&lt;br /&gt;En fait, je peux écrire (quelque fois). Mais je ne sais pas écrire. Si je savais écrire, la moindre bribe de phrase aurait du sens, un sens qui ferait écho comme la voix de Peter in Albion (Shaken and Withdrawn).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux buts pour ma vie : &lt;br /&gt;1.Tribucher jusqu’à trouver Nadja.&lt;br /&gt;2.Rabâcher jusqu’à savoir écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime pouvoir me lever le matin et dessiner ma journée. C’est de l’architecture, c’est créer un monde. Je décide des couleurs et des odeurs. Tel film (Donnie Darko) dans la soirée donnera le bleu. Les Sailor Sessions qui montre le talent de Pete quand il est acculé aux murs donne l’étrange jaune de l’été en Angleterre. Un livre dans l’après midi, peut-être Dali couplé avec le Velvet, et voilà le vent amer des côtes espagnoles. Jamais rien ni personne ne pourra trouver mieux comme mode de vie. Tu sais comment je suis. Tu sais comment je vis. Non ? Eh bien, voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la rétrospective des court métrages de Chaplin, la salle est pleine. Tellement que je suis obligé d’enjamber des sièges pour essayer de trouver une place. Les courts s’enchaînent, les gens entrent et sortent de la salle dans un flux incessant. Je trouve enfin une place sur un siège qui a servi de porte manteaux. Le siège à ma droite est pareil, occupé par une ou plusieurs vestes. La femme assise sur le siège d’après, que je pensais endormie tellement elle était affalée se tourne vers moi et enlève la veste qui encombrait le siège la séparant de moi. Elle me dit de m’y assoire, j’y serais toujours mieux que noyé dans tous ces manteaux. J’y vais. Elle me sourit et regarde l’écran. Très vite, elle s’affale à nouveau. Mais cette fois, il y a moi, et elle se retrouve étendue sur mon torse. Je ne dis rien, elle ne dit rien, au fond nous comprenons. Ecran noir, et un nouveau court commence. Elle me parle de lui, elle me parle des nombreux courts secret que Chaplin a fait pendant la guerre. Je sens sa poitrine dans mes mains. Et 1000 heures plus tard, plus rien. Elle a disparu. Je suis seul dans mon lit, réveillé. Comme à chaque fois il me faut plusieurs secondes pour me rappeler que ce n’est pas vrai. Sincèrement, j’aurai le droit de pleurer. Je ne le fait pour une raison inconnue. Ou parce que je sais qu’il s’agit là d’une réminiscence de Paul Auster, de la dernière séance de Lost in Translation, de la vie de tous les jours, et c’est déjà pas mal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et aujourd’hui j’ai mal au crane (trop de « et » ? ). Le nez irrité. Plus mal à la gorge, c’est déjà ça. Perdu, hagard. J’aimerai retourner à Strasbourg, assis sur la Place Kléber à regarder les filles au terrasses des cafés avec le Velvet en tête. Pour comprendre cela, il faut remonter d’une semaine en arrière. Après un entretien de stage, je suis laissé seul dans un quartier que je connais peu. Avec le disque de Mono fraîchement acquis, je décide de flâner, visiter et méditer. La musique colle au bitume, comme un bain avec une photographie, elle révèle des centaines d’images, des cauchemars, des décors et des vieux rêves. Surtout, ce que j’apprends, c’est à quoi ressembler la réalité et comment la représenter. Un vieux panneau de basket Woody Woodpecker dans une arrière cour, un carreau brisé, les sacs poubelles et des sachets devant chaque maison, un landau perdu au milieu d’enseignes salies. Des milliers de faits que j’ai déjà oublié. Des endroits, des fenêtres et des grilles, je me demande qui peut se trouver derrière, qui peut m’y attendre sagement comme moi je l’attends, qui a affiché son poster Woody Allen et rêve de danser à moitié nue devant lui. Personne, derrière ces fenêtres ils m’arrivent d’apercevoir des personnes âgés seul qui épient dehors comme moi j’épie dedans. (à l’inverse, en début de soirée aujourd’hui je regarde par la fenêtre d’un appartement au second, j’y voix un tableau étrange et un homme chauve qui au fur et à mesure qu’il se rapproche de la fenêtre se transforme en magnifique jeune fille à la queue de cheval scrutant la rue l’œil énervé par ma curiosité). Je passe à côté d’une maison et ressent cette même douleur que plusieurs jours après en croisant Bob. Je fais deux fois le tour du quartier, monte et redescend, observer, gêné et traverse le grand boulevard. De l’autre côté, je m’égare dans le cimetière. Je ne cherche rien de spécial, rien d’autre que des traces de vie. En enlevant mes écouteurs, une mobylette qui passe, et décidément, il vaut mieux les remettre. Tout au bout je me glisse dans la petite rue étroite qui longe le cimetière et redescend. A un moment, à travers les buissons, je vois la cour du cloître et un moine aux cheveux gris qui ouvre une lourde porte de bois. Je traîne encore et encore. J’attrape le premier arrêt de bus venu. Quelqu’un y est déjà assis. Une fille. Je suis sous l’abri et je la reconnais. Je l’ai déjà vu à une séance d’Eternal Sunshine et à une de Lost in Translation. C’est la colocataire d’une vague connaissance. Je n’ai plus d’autre force que pour sourire. Je ne peux parler. Je l’observe, elle sait que je l’observe. Elle joue avec ses mains. Elle est assise sur le banc comme elle serait couchée nue sur un lit, les jambes allongées-pliées comme celles de Penny lors de son overdose, quand William la regarde faire un lavement. Le visage de la poupée qui change quand l’éclairage change dans Eternal Sunshine. Je m’en rappelle, je pense à cela. D’abord c’était la peur qui nous distanciait, et puis une grosse femme arrive et se place pile entre nous deux. Je n’en vois plus que des bribes, ses ongles blancs, ses cheveux mal coupés. Parfois elle fait des grimaces. Qu’elles étaient les probabilités que je la retrouve là, en attendant ce bus. Elles étaient nulles. Le hasard ou la coïncidence. Pas la même chose, pas du tout. Avant, sur l’esplanade, je marchais et en face de moi approchait une silhouette féminine portant un bonnet rouge. A cet instant, je comprenais tout, j’entrevoyais l’avenir, cette attente dans l’abri bus. La silhouette se révélait bien sûr être une grand mère. Puis le bus arriva et c’était plusieurs mètres qui séparaient nos deux places face à face, et bientôt des dizaines de personnes s’interposait entre nos visions partagées, si bien que je ne la vis même pas descendre avant de me rendre compte que c’était elle qui hésitait à entrer dans la boulangerie, là sur le trottoir. Et maintenant je suis seul et j’ai peur, peur de ne pas pouvoir écrire, peur d’être perdu à jamais, de ne pas être un écrivain et de n’être rien d’autre que ma façade. Une maison vide, dont les murs de papiers ne tiennent pas au vent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux que tous les fils soient apparent. Je veux que l’on voient les effets, que l’on entende la voix s’éraillée et toussée. Je le veux jusqu’à ce que je sois meilleur. Parce que pour l’instant, je ne suis pas assez bon pour cacher tous ces à-côtés. Un bout qui dépasse, et c’est la magie qui disparaît. Si l’on voit tout, la magie s’envole –prend son envol- (dit-il très sérieusement, sans montrer ses doutes). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En relisant certaines de mes précédents posts, je me rends compte de la nécessité absolue que j’avais de faire une pause. Là encore, en cet instant même, je crains que mes mots ne vaillent pas grand chose, tristement. Est-ce fini ? Plus rien… Trop d’eau aurait coulé sous les ponts ? Trop de d’illusions et désillusions ? Je n’en sais rien. Seul le temps et l’estomac le diront. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Crash, Ballard exprime exactement ce que je pense à propos du sujet. Le roman parle de la déchéance de notre société, de sa course effrénée à la sensation qui va jusqu’à dépasser le corps (enfin, chacun peut y voir ce qu’il veut, le dire comme il veut, ça tourne néanmoins autour des mêmes choses). Mais il n’écrit pas un roman où la thèse serait dévoilée, écrite noir sur blanc, énoncée par un deux ex machina bavard. Il décrit une histoire, des faits, un personnage. Et à travers eux, à travers l’histoire qu’il raconte, il fait passer les bases et les finalités de sa vision.  Et il est compris au moins en partie. There’s a tale, tale I would tell. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai vu Bob dans le bus l’autre jour. Le vrai, longs cheveux gris et habillé complet de jean. Il passe à ma hauteur et quelque chose se tord en moi. Je n’ose pas le suivre au dehors.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-110788072503596459?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/110788072503596459/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=110788072503596459' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110788072503596459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110788072503596459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/02/1000-heures-plus-tard-blackboy-lane.html' title='1000 heures plus tard (Blackboy Lane)'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-110788061576864447</id><published>2005-02-08T08:21:00.000-08:00</published><updated>2005-02-08T08:36:55.766-08:00</updated><title type='text'>100 heures plus tard (Frozen in time)</title><content type='html'>« Tu sais comment je suis. Tu sais comment je vis »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=http://site.voila.fr/amesolitaire/frozenintime.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je ne suis pas sûr que tu le saches. Aucune certitude sur le fait qu’une seule personne sur terre ne le sache. Et ne le comprenne, évidemment. Mais la compréhension vient du savoir, le savoir de la compréhension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lou Reed @Greenwich Village, 1983.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;IL vient sur scène en cuir. IL commence à jouer Sweet Jane. Son groupe est totalement désuet, un chauve aux lunettes de soleil ( le fameux Robert Quine) joue de la guitare. N’importe où, n’importe qui d’autre, et l’on aurait rit de ses hommes. Cet endroit lui-même, un grand bar où les spectateurs sont assis, comme un mauvais cabaret, comme un unplunged de la dernière fille à la mode. Et puis, non, la musique ne correspond pas à l’image. Sweet Jane sonne comme une chanson des Undertones. Lou a peu de présence. Lou ne dit rien. Lou sourit. Lou, c’est Lou Reed, et quelque chose s’échappe. Quelque chose qui vient à manquer, et en dehors du catalogue du Velvet, on s’ennuierait presque. Désolé. Désolé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Last Tango in Paris de Bernardo Bertolucci&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, après David Lynch, ce même film serait serti de centaines de bruits bizarres et oppressants. Heureusement, le film n’est pas d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi dire, pourquoi prétendre ? Ce n’est pas ça que je veux dire. Ce que je veux dire, c’est que depuis 6 mois ou presque, je n’avais plus pensé à l’amour. Je vivais ma vie, jour après jour, essayer de rester vivant, être stupide, stupide parce que c’est le seul moyen de ne pas voir la laideur de tout. Gemstones cracking cause we’re justing too strong. Et depuis une semaine, ça m’a repris. A une soirée de ma promo, enivré de vin. Stupide comme d’habitude, voyant, invisible, juste un peu plus entreprenant. Je ne sais comment j’ai commencé. J’entoure sa taille de mon bras. Il s’en plaint un minimum. Je continue, elle tolère. Elle tolère, je continue. Jusqu’à tard, jusqu’à deux heures du matin. Jusqu’à ce qu’elle me propose d’aller faire l’amour dans la cuisine et que la cuisine ne soit pas disponible. Je me rappelle du revers de ma main caressant sa petite joue tandis qu’elle me regarde avec ses grands yeux. Je lui dis qu’elle a un copain, que ce serait une erreur. Elle prétend le contraire. &lt;br /&gt;Ce n’est pas tellement elle. Ce qui me fait frissonner, c’est l’éphémère, c’est la durée de la soirée, ce sont les quelques secondes de communion . Quoi qu’on en dise, ça ne pourrait pas durer plus. J’aimerais que cela se reproduise tous les soirs, avec n’importe qui. Être Peter. Sentir que d’une certaine façon, notre enveloppe charnelle a une existence, que même, elle vous possède, elle se libère des carcans de l’esprit et possède un pouvoir, en vrai. Et qu’est-ce que ça fait de voir la personne qui vous a donné du courage être vilipendé dans la presse. Ça ne change rien je suppose, reste la musique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas du jour papillon. C’est simplement que tant que je ne l’aurait pas trouvée, je ne pourrai rien trouver de plus adéquat que les petits flirts innocents. Elle ( l’) étant bien sûr pour la seule, l’unique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tahiti Rain Song. Je n’avais pas encore compris. Pas avant hier. Maintenant, je sais pourquoi elle est parti, je sais pourquoi elle est heureuse et enfin je la comprends. Tahiti Rain Song, c’est la première chose de moi qu’elle a lu. Tahiti Rain Song, c’est la chanson qui a coïncidé avec son apparition immaculée et immatérielle. Elle la connaissait, elle l’écoutait. De mon côté, je m’en inspirais pour toute la partie indienne des « Narcisses ». Je pensais même l’inclure à la BO. Et puis c’est seulement hier que j’ai réalisé que la pluie de Tahiti, elle avait eu des chances de la voir depuis ces deux derniers mois. Elle a pu écrire de nombreuses chansons à son sujet, à défaut de m’écrire des lettres. C’est encore mieux.&lt;br /&gt;Et c’est vrai, cela, je n’aurai pu lui offrir. Je ne lui offrais que la chanson, que des bruits enregistrés dans une baignoire par deux sœurs n’ayan certainement jamais sentie la pluie de Tahiti sur leur peaux blanches et peintes. J’offre l’inexistant à qui le demande. Je n’offre rien de réel. Je ne pouvais pas lui offrir Tahiti, pas si vite. Je pouvais lui offrir un fantasme, un rêve, une volonté de s’échapper. Mais ces choses sont personnelles, on ne peux les donner, elles sont intransmissibles. Elles sont sans intérêts, sans existence, je n’existe moi même que sur le plan de l’esprit, et c’est normal, connaissez mon histoire. J’écris, j’écris, et j’écris des fois. Je ne sais rien faire, je ne sais rien créer. Je ne sais que transformer. Je ne sais qu’embellir, enlaidir. Je ne sais que me taire et laisser le choses se perdrent dans mon cerveau. Quand je parle, elles ont toutes disparues. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas un disque qui tourne. Je ne suis pas une voix qui chante. Je ne suis pas une personne qui joue. Je ne suis pas la chanson de la pluie de Tahiti. Je suis simplement celui qui écoute. &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-110788061576864447?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/110788061576864447/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=110788061576864447' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110788061576864447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110788061576864447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/02/100-heures-plus-tard-frozen-in-time.html' title='100 heures plus tard (Frozen in time)'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-110727311997452926</id><published>2005-02-01T07:49:00.000-08:00</published><updated>2005-02-01T07:51:59.976-08:00</updated><title type='text'>10 heures plus tard</title><content type='html'>&lt;img src=http://site.voila.fr/amesolitaire/lamoureuxblanc.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"so you want to be a writer?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;if it doesn't come bursting out of you &lt;br /&gt;in spite of everything, &lt;br /&gt;don't do it. &lt;br /&gt;unless it comes unasked out of your &lt;br /&gt;heart and your mind and your mouth &lt;br /&gt;and your gut, &lt;br /&gt;don't do it. &lt;br /&gt;if you have to sit for hours &lt;br /&gt;staring at your computer screen &lt;br /&gt;or hunched over your &lt;br /&gt;typewriter &lt;br /&gt;searching for words, &lt;br /&gt;don't do it. &lt;br /&gt;if you're doing it for money or &lt;br /&gt;fame, &lt;br /&gt;don't do it. &lt;br /&gt;if you're doing it because you want &lt;br /&gt;women in your bed, &lt;br /&gt;don't do it. &lt;br /&gt;if you have to sit there and &lt;br /&gt;rewrite it again and again, &lt;br /&gt;don't do it. &lt;br /&gt;if it's hard work just thinking about doing it, &lt;br /&gt;don't do it. &lt;br /&gt;if you're trying to write like somebody &lt;br /&gt;else, &lt;br /&gt;forget about it. &lt;br /&gt;if you have to wait for it to roar out of &lt;br /&gt;you, &lt;br /&gt;then wait patiently. &lt;br /&gt;if it never does roar out of you, &lt;br /&gt;do something else. &lt;br /&gt;if you first have to read it to your wife &lt;br /&gt;or your girlfriend or your boyfriend &lt;br /&gt;or your parents or to anybody at all, &lt;br /&gt;you're not ready. &lt;br /&gt;don't be like so many writers, &lt;br /&gt;don't be like so many thousands of &lt;br /&gt;people who call themselves writers, &lt;br /&gt;don't be dull and boring and &lt;br /&gt;pretentious, don't be consumed with self- &lt;br /&gt;love. &lt;br /&gt;the libraries of the world have &lt;br /&gt;yawned themselves to &lt;br /&gt;sleep &lt;br /&gt;over your kind. &lt;br /&gt;don't add to that. &lt;br /&gt;don't do it. &lt;br /&gt;unless it comes out of &lt;br /&gt;your soul like a rocket, &lt;br /&gt;unless being still would &lt;br /&gt;drive you to madness or &lt;br /&gt;suicide or murder, &lt;br /&gt;don't do it. &lt;br /&gt;unless the sun inside you is &lt;br /&gt;burning your gut, &lt;br /&gt;don't do it. &lt;br /&gt;when it is truly time, &lt;br /&gt;and if you have been chosen, &lt;br /&gt;it will do it by &lt;br /&gt;itself and it will keep on doing it &lt;br /&gt;until you die or it dies in &lt;br /&gt;you. &lt;br /&gt;there is no other way. &lt;br /&gt;and there never was.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Bukowski "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : trop bon pour ne pas le piquer&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-110727311997452926?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/110727311997452926/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=110727311997452926' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110727311997452926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110727311997452926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/02/10-heures-plus-tard.html' title='10 heures plus tard'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-110727293141388213</id><published>2005-02-01T07:40:00.000-08:00</published><updated>2005-02-01T07:48:51.413-08:00</updated><title type='text'>« Lady don’t fall backwards »</title><content type='html'>&lt;img src=http://site.voila.fr/amesolitaire/fond.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, qu’y a-t-il à dire ? Quelques fois, reprendre contact avec le monde de l’écrire. Il est prescrit d’y aller très doucement, comprendre que les mots s’agencent dans la tête, pas sur le papier. Ne pas penser, c’est écrire. Penser, c’est perdre des idées dans le vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moment où il se met à pleuvoir dans Eternal Sunshine.&lt;br /&gt;L’entrejambe de Clémentine.&lt;br /&gt;L’éclairage changeant sur sa poupée. &lt;br /&gt;Le sang dans la chambre 2046.&lt;br /&gt;L’idée persistante que c’est un suicide.&lt;br /&gt;Bob hallucinant son propre visage dans Tokyo avant même la séance photo.&lt;br /&gt;Charlotte encore et encore plus jeune.&lt;br /&gt;William se faisait dépuceler en l’absence du Dieu Pan.&lt;br /&gt;La farandole des muses autour de lui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus facile d’écrire des tirets que des tirades. C’est trop tôt. Je me souviens qu’il y a quelques jours, je me rendais à peine compte que B. m’avait laissé seul. Quel disque pouvait-je bien écouter alors ? L’absence de B. souvent me revient. Mais la plupart du temps, je l’attends. Je crois encore, comme je le croyais avant, qu’elle était emprisonnée dans un soulier de verre. Qu’elle dormait et qu’un jour je serai assez proche d’elle pour l’éveiller d’un baiser. Au mieux, je m’imagine qu’elle a engagé une entreprise pour m’effacer de sa mémoire et que quand nos chemins se croiseront à nouveau, elle se rappellera de tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi écrire avec parcimonie ? Parce que comme avec la guitare, le corps inconscient fait un travail que ses pairs aurait à peine le temps de formuler. Il fait le laisser jouer avec notre corps, lui fournir l’écrin nécessaire pour qu’il puisse être libre après tout. Et un jour enfin le mémoire se soulèvera, laissant passer la lumière sur un papier prêts à s’imprimer. ça vient, ça vient. Déjà les idées, bonnes et mauvaises, arrivent et s’entassent peu à peu. Les habitués savent bien qu’il me faut un échec amoureux pour que ces idées dans leur entier s’assemblent et forment une photographie. D’une qualité médiocre soit. Est-ce l’échec amoureux qui me donne la force d’écrire ou bien l’envie d’écrire qui me fait échouer en amour ?Je ne parle pas de B., là ce n’est pas un échec puisque rien n’a jamais ‘existé’. B. est un film, à voir et à revoir, qui m’échappera toujours une fois le générique achevé. En fait, je parle plutôt d’échec réel, avec des personnes pleines de défaut. Le jour même de la rupture, quelques heures après le soulagement, je jure de voir les idées s’emboîter d’elles-mêmes dans mon cerveau. S’est arrivé avec C. pour Céline, avec N. pour Champs Elysées. Le seul mystère reste Le Poumon mais je suppose que C. m’a donné assez d’horrorshow pour deux bouquins d’affilés. D’ailleurs il faut bien garder en tête que ces filles n’apparaissent pas dans ces bouquins, que jamais ça n’est leur histoire ou qu’elles font autre chose qu’un caméo. Nos histoires ne valent pas la peine d’être intégré à un bouquin, il n’y a rien de beau en elle. Donc aujourd’hui, je recommence. J’essai de séduire quelqu’un auquel je suis plus ou moins indifférent. Je ne sais pas pourquoi, j’en ressens juste le besoin. Attirance animale, attirance sentimentale, attirance sexuelle. Plus j’y réfléchis et moins j’y crois. Non, ce que je crois, c’est que je fais ces choses exprès dans l’optique de la rupture, jeter ou me faire jeter, comme ça je trouverai la force d’écrire, le pouvoir d’écrire. Il faut que je le fasse vite, pour pouvoir coucher mes idées. Ce ne sera pas encore le bon bouquin je pense. Mais ça s’en rapprochera, comme à chaque fois. Le bon, c’est pour bientôt. Celui qui fera son chemin jusqu’aux librairies. En fait, il est probable qu’il ne lui manque qu’une bonne histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;She said i’ll show a picture,&lt;br /&gt;Picture of tomorrow,&lt;br /&gt;It’s not changing&lt;br /&gt;It’s all sorrow   (approximativement)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, Champs Elysées change de titre pour devenir Les narcisses. Et ce changement s’accompagnent d’une rectification de toutes les fautes d’orthographe, de cohérence et de style. Reste celles qui m’ont échappé et celles qui sont jolies. Les mêmes, en sorte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Melinda and Melinda de Woody Allen&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est vraiment pas son meilleur loin de là. Assez en dehors des standards même. Premièrement, il faut le dire, il est moche. C’est tout simple, décor, image, couleur. Il n’y a pas d’alchimie comme il pouvait y en avoir dans Anything Else pour citer le plus récent. Il n’y a pas de lieux, que des endroits. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, le système des deux histoires au sein du même film fait qu’aucune des deux visions n’est assez développée. La majorité des personnages restent figées, impalpables du fait de leur manque de temps d’écran en fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, il faut applaudire la démarche, son originalité et le fait qu’elle permet de disserter sur le film assez longtemps. Et que demande-t-on à un film de Woody Allen sinon que de nous permettre de pénétrer son univers, de discuter de lui, à l’intérieur de lui, écouter du jazz new orleans dans un bar techno. C’est ça aujourd’hui le secret de Woody Allen, dans chacun de ses nouveaux films, bons ou mauvais, où l’écran n’est qu’un miroir liquide qui nous force à récréer trente ans d’histoires d’un univers, il faut bien le dire, relativement parfait. Notre monde intérieur en somme, projeté sur les murs par toutes les lumières de la ville.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-110727293141388213?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/110727293141388213/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=110727293141388213' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110727293141388213'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110727293141388213'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2005/02/lady-dont-fall-backwards.html' title='« Lady don’t fall backwards »'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-110363777981829452</id><published>2004-12-21T05:59:00.000-08:00</published><updated>2004-12-21T06:02:59.816-08:00</updated><title type='text'>Ce monde où l'on catche</title><content type='html'>&lt;img width="280"  height="380" src=http://site.voila.fr/amesolitaire/poesiedephotographie/samedi11heures.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extraits :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Moi qui croyait avoir perdu cet esprit de bonheur, d’inspiration du quotidien, il me suffit de quelques heures de solitude, hors des cours, pour le retrouver. La première neige de l’année commence à tomber, d’abord elle prends la forme traître de petit grêlons, et en une heure, le temps de tourner le dos à un miroir, et tout est blanc. A mesure que le jour s’endort, elle se transforme en pluie. Je vais à pieds jusqu’à la médiathèque. Mes chaussures sont vite mouillées, jusqu’ici tout va bien. Patientant à un feu rouge, un bus passe trop près de moi et je suis trempé de la tête aux pieds. Anecdotique, pas grave, parce que dans mes oreilles, j’ai Chet Baker en mp3 anonymes. Je trouve la couleur de ce Noël, celle que j’avais si peur de perdre à jamais, comme j’ai peur de perdre la couleur des jours, ces deux semaines à venir vont s’animer des sons de Chet Baker, des Rolling Stones (pas Forty Licks, non non, Single Collection), des Sun Sessions d’Elvis, et de Las Ondas Marteles, en lieu et place d’Adam Green, Jeffrey Lewis et the Postal Service l’année dernière. Aussi bizarre que ça puisse paraître pour les initiés, je ne suis pas sûr que cette cuvée soit la meilleure. Là n’est pas l’important, l’important c’est que ce monde parallèle, où il n’existe plus ces lieux artificiels, où les marionnettes sont de bois et où contempler à encore un sens. &lt;br /&gt;J’essaie de produite à nouveau. Photographie mise à part bien sûr. J’essaie d’agencer mes idées, d’écrire des poèmes. J’ai bien l’impression de ne pas être un poète, malheureusement, de ne pas savoir placer les mots ni raconter. Il ne s’agit pas de raconter une histoire, mais de raconter un rêve, un fantasme, un objet ou un visage. Ce sont ces choses qui font l’histoire. Je ne sais pas le faire, je ne suis pas doué pour. Alors je ne suis doué pour rien, pour pas grand chose même. C’est triste, je me force, je n’ai pas peur de la perfection, c’est elle qui a peur de moi. L’époque, notre époque, n’est sans doute pas propice à cela, aujourd’hui la poésie ne veut plus rien dire, il ne dit plus rien à ses lecteurs et ses lecteurs ne lui disent plus rien. D’ailleurs elle n’a plus de lecteur. Quelle souffrance de vivre dans un monde où les gens ne connaissent pas la poésie. Je ne me vante pas, je ne lis pas de poésie tous les jours, je n’en écris pas tous les jour, je n’en connais pas par cœur, j’en ai lu très peu en fait. Mais la poésie de Cocteau reste celle qui a changé ma vie, ma vision du monde et de l’écriture, comme un enfant qui voit une épave de voiture être sortie du lac où il se baigne. C’est ça le secret. Les enfants vieillis de ma génération n’ont pas de souvenirs de poésie qui ont pu forger leur vision. Les enfants vieillis de ma génération gardent le goût amer qui se colle à la langue lorsque l’on lèche un bout de plastique. Ce n’est plus la génération de la terre, ni du bois, ni même du goudron. C’est celle du plastique, des parcs d’attractions, du micro-onde, de la montre à quartz. Insatisfaite, impatiente, mécontente. Et surtout, ne rien faire pour changer cela. Passer à autre chose et »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Qu’est-ce que j’appellerai de la magie moderne : une rencontre fortuite et improbable, qui s’appuie sur toutes les lois de la nature moderne. Tous d’abord, ces lois sont celles énoncées par Freud en tant que piliers de la nature humaine, à savoir la perception, les préjugés, les stéréotypes, le fausseté du regard. Peut-être était-elle fausse à l’époque, en tout cas, aujourd’hui elles nous ont été directement implantées dans le cortex par la publicité télévisée. Je rentrais chez moi en écoutant Las Ondas Marteles dans les écouteurs de mon walkman. La neige avait commencée à fondre. Plus tôt, je m’étais touché le visage avec un doigt et ma peau était si fragilisé par le froid que je me suis griffé. Je pose la main sur la porte d’entrée de mon immeuble et elle s’ouvre toute seule. Une femme l’a tirée à ma place, une femme la quarantaine, les cheveux courts et roux, et derrière elle, une jeune fille de mon âge la suit. Je dis bonsoir, il n’y a qu’elle qui me réponds. Un court instant, un fragment de seconde, je la vois que son regard sur moi se trouble. Elle a de magnifiques yeux bleus, une chevelure brune et des joues rondes. Elle disparu le long de la rue. J’aurai pu, dans l’absolu, lui dire que je l’aimais. C’était la première et la dernière fois que je la voyais, mais j’aurai pu. Là n’était pas le plaisir, en lui parlant, je perdais la totalité du bonheur qu’elle a pu me donner. Seul dans le hall de mon immeuble, je me balançais contre le mur en chantant « Y despuès de todo ». Je ne pouvais faire cela, je ne pouvais être romantique, qu’en ne parlant pas à cette fille. A partir du moment où je lui aurai adressé la parole, son image et sa beauté se seraient effondrés parce que j’aurai assez vite résumé sa vie : tous les samedis en boite de nuit, la semaine accrochée au téléphone portable, NRJ sur son autoradio, une sortie à Europarc pour les grandes occasions, trois tours sur le Silverstar au minimum, à Noël, une imprimante et un string pour cadeaux. Ce que je cherche à dire, c’est que la terre entière est devenue identique. Plus les gens cherchent à se rebeller, à s’identifier, plus ils entrent dans le moule. Plus personne n’aime le théâtre et les mendiants de la boulangerie. Plus personne ne fait du violon et écrit des histoires sur une princesse sans jambes. La liste continue. Les gens font ces choses, une par une, parce qu’ils y sont inscrits, que leur nom est sur la liste depuis qu’ils sont tous petits. Ils ne font plus ça par nature, par besoin irrépressible. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Parfois, j’en ai conscience, je parle dans le vide. Je raconte n’importe quoi, des ramassis qui n’ont aucun sens, aucune logique. J’exagère pour ne pas avoir à porter le chapeau. C’est moi le problème. Et alors ? Pourquoi MOI, je n’aurai pas la solution. Pourquoi est-ce que le monde ne s’adapterait pas à moi. Je n’ai pas la chance d’être né en adéquation avec lui, alors il faut bien que je rattrape mon infirmité d’une manière ou d’une autre. »&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-110363777981829452?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/110363777981829452/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=110363777981829452' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110363777981829452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110363777981829452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2004/12/ce-monde-o-lon-catche.html' title='Ce monde où l&apos;on catche'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-110355491730289110</id><published>2004-12-20T06:54:00.000-08:00</published><updated>2004-12-20T07:01:57.303-08:00</updated><title type='text'>My Darling Clementine</title><content type='html'>&lt;img width="380"  height="280" src=http://site.voila.fr/amesolitaire/poesiedephotographie/halloween.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien. Ce sont les vacances de Noël. A nouveau. Il y a moins de film que l’année dernière, mais ce n’est qu’une impression. American Splendor, Kill Bill, Anything Else. En fait il n’y avait que Kill Bill durant les vacances. Donc bon. Je pense sans arrêt à mes posts de l’année dernière à la même époque. Je parlais de CQ, de la neige qui tombait, du trou noir temporel que constitue la semaine entre Noël et Nouvel An. Qu’est-ce qui a changé depuis un an. Sincèrement ? Rien du tout. Je viens à peine de me rendre compte que je ne blogge presque plus depuis six mois. C’est horrible, et je me demande bien pourquoi. N’aurais-je plus rien à dire, à écrire. J’ai quand même écrit un roman dans l’intervalle je pourrai dire que ça m’a occupé, que ça a occupé mon esprit. Pour être franc, j’ai plutôt cherché à ne plus me poser de questions. Sur la disparition de Blandine qui au fond n’a jamais existé autrement que comme un fantasme un personnage de livre, sur ma vie, les visages qui la traversent, le manque de visages pour la traverser. En période de fêtes, en période de vacance, en période de fin et de début, on se tourne vers ce bon vieux blog bien sûr. Durant cet intervalle, j’ai progressé, encore et encore, c’est vrai. Il y a quelques jours, je cherchais quelque chose-je ne sais plus quoi- dans ma chambre et je me suis arrêté pour simplement l’admirer. Voir mes appareils photo, ma guitare, le plan de Tokyo sur mon mur, l’affiche Forever Woody, l’amas de mes bouquins, la pyramide de mes disques qui menace de s’écrouler. J’en suis tellement heureux, je me rapproche de plus en plus de la personne que je rêvais d’être il y a deux ans. Evidemment, il manque quelque chose –quelqu’un pour le partager-, mais j’ai tout de même assez de lucidité pour me demander pourquoi j’ai ce besoin si fort. C’est étrange, c’est stupide. Je suis assez heureux comme ça. Je suppose que c’est simplement animal, le couple et le nid, etc. Pas beaucoup de visages féminins qui traversent réellement ma vie. Je fais les efforts nécessaire, maintenant je peux l’assurer, car ce n’était pas le cas des mois plus tôt. Que voulez-vous, une fille aimant la simplicité, le café, les images d’angleterre, la poésie et le romantisme, ça ne se trouve pas à chaque coin de rue. Evidemment, elles dirons toutes aimer ça. C’est très probant. Elles disent aimer ça, mais regardez-les, écoutez-les, observez les gens qu’elles fréquentent, les endroits où elles vont. Vous comprendrez que tous n’est qu’apparence, que distance et qu’attraction, animale encore une fois. Et moi voyez-vous, par je ne sais quel subterfuge, je n’ai pas d’attirance animale. Je ne suis pas moche, plutôt mignon, je ne suis pas con, plutôt marrant (mais pas très humble) et pourtant, personne ne me remarque. Où que j’aille, il ne se passe rien, personne ne tourne la tête vers moi, personne ne m’aime en secret, personne ne m’admire. Oui, j’ai découvert très récemment ce besoin de reconnaissance. En fait, je ne cherche que ça :la reconnaissance. Pas du monde entier, non. La reconnaissance d’un petit public, d’une femme sincère. Je sais que c’est beaucoup. Mais pour beaucoup moins, une fille folle, superficielle, et sans aucune qualité d’écriture a été intégrée à la rédaction de Rock’n’Folk, et des milliers de filles pleurent pour des milliers de garçons qui les ont trompés. Donc, pourquoi je ne pourrai pas bénéficier de ces choses moi aussi ? J’ai mes qualités, et beaucoup de  défauts, c’est sûr, même si ce ne sont pas ceux sus-cités. Alors pourquoi pas une petite part du gâteau pour moi aussi ? Parce que j’ai ce facteur Morrissey, on ne me voit pas, et je ne vois pas ceux qui me voient. Et aussi, je suis un sale con qui s’emballe trop vite, je ne fais pas la différence entre l’amour et l’attirance, je suis complètement stressé 24/24, je suis agoraphobe certains jours (surtout quand la foule est stupide), je suis paralysé par la peur, je suis tétanisé par mon manque de connaissance du monde et des autres. Voilà c’est dit ? Je ne m’en plains pas, ça vous arrangé, tous va s’arranger. Mais chaque chose est liée. Je suppose que le moment où le me tendra la main coïncidera avec le moment où je mettrais un pied dans l’inconnu, que le moment où l’on me tiendra la main sera celui où je tiendrais l’autre en échange. Mais je ne peux pas tenir une main invisible, et je ne peux m’extraire de ma tombe sans aide. Parce quel intérêt de s’en extraire si ce qui est dehors n’est pas mieux, hein ? Toujours cet espoir que ce soit mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la bibliothèque de l’université, je découvre les livres de Marshall McLuhan et William Blake dont j’ai toujours rêvé. &lt;br /&gt;Je commence à avoir mal à la gorge.&lt;br /&gt;Je vais voir Nobody Knows accompagné de Cendrillon, elle ne dit pas grand chose et part en courant à la sonnerie de son portable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis les idées me viennent pour un nouveau livre. Quelque chose de plus dur, éloigné de moi, un livre qui m’aidera à m’éloigne de moi. J’ai déjà le début, la première scène, la musique, et le générique. Oui, il y a un générique. Du coup ça ferait plus un film qu’un livre. Je ne peux pas enlever ce générique, au moment où j’en ai eu l’idée, une voiture qui sortait d’un portail m’a foncé dessus. C’est toujours bon signe. J’ai du sauter en arrière pour ne pas voir le choc me détruire les genoux. J’ai vraiment pensé être immortel. Et c’est vrai, à certains endroits, à certains moments de la journée, je suis immortel. Si je pouvais étendre cette certitude à tous le reste, je serai guéri. Improbable.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-110355491730289110?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/110355491730289110/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=110355491730289110' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110355491730289110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110355491730289110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2004/12/my-darling-clementine.html' title='My Darling Clementine'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-110131976494762531</id><published>2004-11-24T10:06:00.000-08:00</published><updated>2004-11-24T10:09:24.946-08:00</updated><title type='text'>Comment devenir un désastre </title><content type='html'>&lt;img src=http://www.knifecrime.org/smashing/smashing/itsmyparty.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut un jour de rêve, tout simplement. Il faut essayer de le traduire alors que je n’ai plus blogger depuis un mois. D’ailleurs, est-ce pour cela qu’en ce moment, j’ai un niveau de discussion qui frôle le zéro ? Je suis incapable de répondre à des questions censées sans m’embarquer dans un attirail de phrases sans intérêts à propos de moi, que je ponctue fréquemment à l’aide de soupirs et de « Je ne sais pas ». Espérons que blogger à nouveau, après voir fini Champs Elysées voilà trois semaines, me servira à progresser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, il y a cette fille. Je suis dans un magasin sans intérêt, à une rue de chez moi, où ils vendent des fringues, des bibelots, des téléphones portables, à des prix battants toute concurrence. Magasin qui n’existe, mais il faut noter que ce genre de boutique revient souvent dans mes nuits. Je suis avec des amis et au détour d’un rayon, je la vois. Elle est en première année à l’IUT, elle est jolie, avec un visage doux. En réalité, je suis très bien ce que ça cache. Nous la voyons sortir du magasin, elle aussi accompagnée d’amies. Je la poursuis à toute vitesse et dans la rue, je cours après sa petite bande, je la rattrape et essaie de la reconnaître. Elle n’est plus là, il n’y  a que ses amies. Je me présente, je demande où elle est. Elle est rentrée chez elle. Je lui laisse un message. &lt;br /&gt;Je ne sais comment, j’apprends que ma tante la connais. Je me renseigne sur elle. C’est la fille parfaite. C’est une bonne élève, sérieuse, elle adore la peinture et la bossa nova. Ma tante nous arrange une rencontre. Bizarrement, cela se passe dans l’ascenseur de mon ancien immeuble, accompagné de sa famille. Dans la cabine de l’ascenseur, elle me sourit, nous échangeons deux ou trois mois et nous nous reconnaissons immédiatement. Il me manque des morceaux, exactement comme si je me promenais dans mes souvenirs à l’instar de Joël retraçant sa vie avec Clémentine. La machine à souvenir saute, j’entends le bip bip systématique, et nous nous retrouvons sur des gradins. Je les reconnais, ils ont été posés sur la place principale de ma ville pour une raison inconnue. Les gradins sont vides, c’est un matin gris et un peu pluvieux. Nous nous embrassons. A ce moment précis, nous changeons de souvenir à nouveau. Le même endroit, la même place, la nuit. Il y a les stands du marché de Noël et je la vois, elle et sa famille, avancer devant moi et partir par des petites rues. Encore une fois, je les suis, et je ne les trouve plus. Retour au matin gris. Nous nous embrassons encore. Quand j’ouvre un œil, c’est pour nous voir tous les deux marchant sur la place, en face des gradins, main dans la main entrant de parler de choses et d’autres, de la beauté du jour et cinéma, sans doute. Est-ce là une vie si difficile à imaginer. Apparemment oui, pour tout le monde, sauf nous, moi. D’un coup, il y a un tremblement de terre. Notre version sur les gradins ne le ressent pas, tandis que la version entrain de marcher est secouée dans tous les sens et voit le sol s’ouvrir sous ses pieds. Je les perds de vue, le tremblement de terre s’arrête et je suis seul sur les gradins. J’observe mon autre moi, qui est seul lui aussi. Des gens commencent à sortir des bâtiments affolés. Mon autre moi cherche sa petite amie, elle a disparu quelque part dans les gravas. Il entend sa voix qui sort du sol, elle l’appelle à l’aide, elle est enfermée sous la terre. Rassemblant ses forces et se faisant aider d’un passant, il soulève plusieurs blocs de bétons et dégage un peu la voix. Fait étrange : dans le sol est encastré un carton rempli de légume. Mon autre moi sait qu’elle se trouve en dessous. Il enlève le carton et les légumes tombent à côté de lui. Sans le carton, la galerie où sa petite amie se trouve commence à s’effondrer. Elle tombe dans un puit sans fond vers le centre de la terre. Mon autre moi sait qu’elle est tombée par sa faute. Retenu par le passant, il décide tout de même de sauter dans le trou à sa suite. Il met un premier pied dans le vide, et je fusionne avec lui. Nous ne faisons qu’un quand nous nous laissons tomber. Très vite, il fait complètement  noir. Un générique de fin s’anime sur la musique de David Bowie, « I’m deranged ». C’est un film inédit de David Lynch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réveille. C’est un de ces réveils magnifiques semblable à celui d’Eternal Sunshine, le matin où Joël vient de se faire effacer la mémoire. Il fait gris et un peu pluvieux. Musique dans ma tête : Let me kiss you de Morrissey. Pour un samedi, j’ai cours. Approfondissement d’anglais à l’IUT. Pourquoi pas. Je me lève assez vite, sans traîner au lit. Je m’habille et vais manger tel un petit zombie. C’est presque le rêve qui n’est pas fini. J’ai l’impression de tout faire comme un robot parfait, c’est magnifique, je ne pense à rien, je me contente de contempler. Je me lave tranquillement, je suis même en avance sur mon planning. Je sors de chez moi et descend les escaliers. A la hauteur du premier étage, je sens quelque chose qui sors de mon nez. Je vérifie avec un mouchoir : c’est du sang. Le mouchoir est vite plein. Je n’avais plus saigné du nez ainsi depuis longtemps. Ça m’arrivait souvent étant petit, à l’école primaire, au moins une fois toutes les deux semaines, sans que les médecins ne comprennent. Ça ne m’était plus arrivé depuis presque dix ans. Je sors un deuxième mouchoir, le porte à mon nez, et plus rien. Pas une goutte, pas une tache. Comme si je n’avais jamais saigné. Pourtant le premier mouchoir en témoigne encore. Je regarde mon reflet avant de sortir de l’immeuble, mon nez est impeccable, pas une trace. J’enclenche You are the quarry de Morrissey, en commençant par Let me kiss you évidemment. J’attrape le premier bus venu, coup de chance, il va directement à l’IUT. Je ne pense toujours à rien, je regarde le paysage urbain en pensant à mon rêve, en y voyant mon rêve. Les cours : six personnes sur douze, trois mecs que je ne peux pas supporter et qui sans doute se foutent de moi à plein tube. Je suis censé manger avec une amie le midi mais elle annule pour une raison inconnue. Elle a encore retourné sa veste. Elle devait m’inviter. Ça tombe mal, je n’ai pas d’argent, rien à manger, et mes parents doivent s’entretuer à la maison à l’heure qu’il est (là-dessus, je ne me trompais pas). Finalement, la prof nous lâche à onze heure. L’IUT est déserte, les autres groupes finissent à midi. Je me cache aux  toilettes le temps que mon groupe s’éparpille et vide les lieux. Puis, lâché dans cet environnement, je prends des photos d’une porte à travers laquelle on voit la neige qui s’est mise à tomber. Quand je me retourne, je vois des gens qui arrivent dans ma direction. Je monte au premier étage, range mon appareil photo, et redescend de l’autre côté. Je peux les voir entrain d’attendre là où j’étais, comme s’ils me cherchaient. Je sors vite, sous la neige, je m’emmitouflé et mets Morrissey. Le prochain bus arrive dans une demi heure. Je me décide à rejoindre un autre arrêt où passent plus de bus. Là-bas, il y a déjà un bus. Il me suffit de courir cent mètres et je peux l’avoir. Je ne le fais pas, au lieu de cela, je le regarde partir et décide de rentrer à pied. Je passe à côté de mon cinéma d’art et d’essai favori. J’ai l’impression de me transformer en bonhomme de neige. Au bout d’un quart d’heure, j’arrive près d’un autre arrêt de bus. Je vois un bus qui s’apprête à s’y arrêter. Cette fois, je me donne la peine de courir et j’arrive à l’attraper. A l’intérieur, les gens ont les visages de personnages-décors de mes rêves. Je sais qu’il me faut être à la banque avant midi si je veux manger. Il ne reste que dix euros sur mon compte, je ne peux les sortir qu’au guichet. Je descends à l’arrêt le plus proche de ma banque. Je fais un petit détour par la bibliothèque pour consulter les horaires. Elle ferme entre midi et deux, je ne pourrai donc pas m’y rendre. Sur le chemin de la banque, je passe à côté d’une librairie qui vient d’ouvrir. Une libraire spécialisé dans les livres en anglais. Je me promets d’y passer. Je suis à la banque à 11h45. La banque ferme à 11h45. Heureusement, je profite qu’un type en entre en courant pour me faufiler derrière lui. J’arrive à retirer mes dix euros, je pourrai donc manger. Je retourne à la librairie anglaise. A l’intérieur, un coupe de vieillards regarde les livres pour enfants. Moi, je me tourne vers les romans, des noms sympas, Jonathan Franzan, Nick Hornby. Il n’y a pas énormément de livres, ils coûtent 12 euros, les étagères sont de fortune. Le paradis, quoi. Une couverture m’attire, le titre est joli : Cloud Atlas. Le nom de l’auteur me dit quelque chose : David Mitchell. Réflexion faite, c’est l’auteur d’ « Ecrits fantômes ». Merci la quatrième de couverture. C’est décidé, je le fais mettre de côté et j’y retourne quand j’aurai plus d’argent. A tout hasard, après que les vieillards soient partis, je demande à la vendeuse s’il est possible de commander Crash de James Ballard. Il n’est même plus édité en français, je lui dis. Elle croit l’avoir en rayon. Elle m’explique que c’est un de ses auteurs favoris. Elle a cinquante ans, les cheveux en désordre, typé maghrébine, parle parfois en anglais. Et elle aime Ballard. Effectivement, le livre est en rayon. Tant pis pour le Cloud Atlas, ce sera pour une prochaine fois. C’est Crash que je fais mettre de côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais depuis longtemps où je veux manger : c’est une rue près de la gare où il n’y a que des friteries tenus par des asiatiques. Plus précisément, je vais dans la « Friterie Alsacienne », celle dont je parle vers la fin de Champs, Elysées. Pour y entrer, il faut faire coulisser une vitre. Il n’y a que le comptoir à l’intérieur, une télé, une serveuse française genre alcoolique et une asiatique. Je m’installe sur une chaise au comptoir. Je commande des nems à la serveuse asiatique et je ne comprends rien à ce qu’elle me répond. Je me contente d’acquiescer. Un type assez bizarre, genre sorti de prison, rigole en regardant « Attention à la marche » à la télé. J’aurai préféré des clips, ou quelque chose comme ça, MTV :UK. Mes nems arrivent, la serveuse me donne même la sauce à nem. Ce sont des nems étranges, mutants. Il y en a deux, énormes. J’en coupe un bout, le trempe dans la sauce et le mange. Le goût est horrible, dégouttant. Je demande un quart de rosé pour faire passer la pilule. Un ouvrier entre et s’installe près de moi. La cinquantaine, édenté. Il prend une bière, un quart de rouge et un steak frite. Je mange mes nems tant bien que mal, aidé par mon rosé. Descendu à grand gorgée, il me tape vite. Je me commence à me prendre au jeu de la télé, à échanger des rires ou des moues étonnées avec mes convives. J’ai l’impression d’être comme eux, une pauvre type du peuple, seul un samedi midi et un tout petit peu saoul. Je sens que ce sera ma vie dans dix ans, et j’en suis très heureux. Après les nems, je demande une assiette de frites. Le vieil ouvrier se mets à me parler. Il a froid. Et c’est vrai. Le fuel dans les petits chauffages d’appoint est entrain d’être changé. Il me demande si je travaille et je mens, je réponds que oui, je travaille dans une librairie. Je pense à la libraire anglaise. Et j’étudie en même temps. Lui fait de l’installation de je ne sais plus quoi. Là encore, je ne comprends pas les trois quarts de ce qu’il dit. Je commence à me demander si je n’ai pas un problème d’audition. Le temps que l’on parle, le journal de treize heures va commencer. L’ouvrier va travailler. Aux nouvelles : des morts, ce qui me permets d’échanger des regards effarés avec les serveuses, et des nouvelles de Sarkozy, ce qui me permets d’échanger des sourires moqueurs avec le sorti de prison. Peu après, lui aussi s’en va, remplacer par un groupe de jeunes qui viennent manger leurs kebabs. Cela fait une heure que je suis dans la friterie. Je suis scotché au tabouret, fusionné au comptoir. Ils me regardent et je les regarde avec dédain, c’est moi l’habitué, c’est moi l’ouvrier ou le sorti de prison, et il ne faut pas me faire chier. Quand ils s’en vont plus tard, je demande à payer. Après, je sors mon appareil photo, et propose de prendre la boutique en photo. La serveuse française me demande pourquoi et je réponds que je suis apprenti photographe. Elle me demande pour qui. Pour le journal ?(intéressée). Non, dans un club.(faux). Okay, en échange elle me donne une affiche de la boutique.(une feuille jaune A4).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rentre chez moi après un détour à la Fnac où je constate qu’ils se sont réapprovisionnés en dvd Lost in translation+Virgin Suicides. Morrissey ne marche plus depuis longtemps, les piles sont mortes. La Fnac diffuse le dvd des Libertines, donc je reste longtemps contre l’écran plat parce que le son est réglé au plus bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez moi, je somnole, demande de l’argent à mon père. Une heure et demie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retourne à la libraire anglaise. Il y a une autre vendeuse, blonde et vieille, qui accompagne celle de ce matin. Elle va me cherche Crash pendant que l’autre me crée une fiche. 5% après cinq livres achetés. J’espère pouvoir revenir bientôt pour le Cloud Atlas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bibliothèque est à côté, je vais m’y enfermer jusqu’à la fermeture. Je tombe sur plusieurs bouquins sympas : l’intégrale Tristan Tzara, Girlfriend dans le coma de Douglas Coupland, L’art plastique au XX° siècle. Je monte dans la salle de travail en haut pour lire ce dernier. Je compte m’en servir pour un hypothétique exposé oral sur l’art et le beau au XX° siècle. Il me faudrait juste convaincre les deux connes qui bossent avec moi. En haut, je reconnais à une table ce type avec qui je m’étais sérieusement engueulé en Première. Je le vois partout en ce moment. Je commence à me demander si nous ne sommes pas les mêmes, si ce n’est pas mon meilleur ami. Comme d’habitude, nous faisons semblant de ne pas nous reconnaître. Je griffonne quelques mots sur un bout de papier et une heure passe très vite. A cinq heure et demi, une vieille fille de la bibliothèque vient me chuchoter de dégager. A la caisse, un livre sur 50 ans de collages ne passe pas. Tant pis. &lt;br /&gt;Je veux me rendre à la médiathèque maintenant. Avec des nouvelles piles, j’écoute Up the bracket au casque. Je travers la ville, et sur une place sur déroule la commémoration de la libération de la ville. Il fait nuit, des soldats bougent des drapeaux sur des jeux de lumières. J’écoute The good old days. Et les bruits du tambour de Gary est rejoint par ceux des militaires. C’est magnifique et synchrone, je marche en regardant le visage des curieux, et je pense que c’est sur la même place que c’est conclu mon rêve. Je prends le chemin habituel pour la médiathèque, j’y passe tous les samedis à la même heure. D’habitude, une jeune fille au sac rouge est assise devant une boulangerie fermée, entrain de lire des feuilles de cours. Aujourd’hui, elle n’est pas là, et ça me déçoit. A la médiathèque, pas grand chose. Je prends un Chaplin, parce que le jour l’exige, je loue Photograph Smile de Julian Lenon parce que ça fait un mois que je me tâte, et je fins par L.I.E en dvd parce que je me rappelle qu’il était sorti à la même époque qu’Elephant. Des gamins braillent. Je lis quand même un bout de la revue Positif qui parle de 2046. Rien de très original en rentrant chez moi. Il est six heures et demi. Je sors mon chien, mange une pizza. Je pars à sept heures et demi en prétextant que je vais au ciné avec des amis. Ce n’est pas loin de la vérité. Je prends le bus n°1 de 19h38. Je n’écoute rien du tout. Il y a un peu de monde, on dirait les mêmes gens que ceux que j’ai vu toute la journée. Je pense encore à mon rêve, à la façon dont tout y ressemble. J’arrive à la ZUP. C’est-à-dire l’un des pires endroits de France (renseignez-vous un peu sur Mulhouse) et accessoirement l’endroit où je travaille tous les jours. Je fais une centaine de mètres pour arriver à mon cinéma d’art et d’essai préféré. Il est huit heures, je vais voir « Moi, Peter Sellers ». La caissière est ma préférée. C’est la patronne. Nous discutons parfois de certains films. Elle me sourit, je pais ma place. Je me renseigne sur la prochaine vente d’affiche, si elle pouvait me mettre celle d’Eternal Sunshine de côté. Justement, elle allait la décrocher, elle peut me la vendre de suite. J’accepte. Elle vient de voir le film, le projectionniste lui a passé dans l’après midi à la place d’un film égyptien où personne n’est venu. Elle a adoré. Je lui ai dit que je l’ai vu trois fois. Je réfléchissais à la voir une quatrième fois à la séance de 22 heures, mais puisque j’achète l’affiche, je n’aurai pas assez d’argent. Je remarque un groupe d’allemand derrière moi, trois filles, un gars, et une me regarde sans s’arrêter de sourire. Je m’assied la rangée devant eux. Le film est pas mal, le réalisateur en fait juste dix fois trop. Le tout est sauvé par le personnage de Peter Sellers, son côté aussi pathétique que moi. Des moments sont drôles, à la limite de la jouissance. Sans plus. Je ne comprends pas ce qu’à le réalisateur à mettre quelques décors en images de synthèse. Le film se finit, comme d’habitude, les gens se pressent pour sortir. Et le personnel du cinéma fait le pressing car la séance suivante et déjà en retard. Les allemands sont partis mais il reste des gants mauves sur un siège. Je les prends. Ils discutent devant le guichet, je m’approche et demande en français si c’est à quelqu’un. Effectivement, c’est à l’une d’elles. La fille me sourit toujours. Je pars en courant, sans me retourner, sans dire un mot. Où j’étais encore trop dans le film, où j’étais encore trop dans mon rêve. Je n’adresse même pas un au revoir à la caissière. Il fait 1°C dehors. Je m’arrête deux secondes pour fermer ma veste et je suis presque rattrapé par les allemands. Je commence à marcher en espérant qu’ils me proposent de me ramener dans leur voiture mais ce n’est pas le cas. Moi et ma manie d’attendre les événements au lieu de les provoquer. Je dois rentrer complètement à pied. Soit au moins quarante minutes dans le froid. Ça ne me déplait pas. Je n’écoute toujours rien. Je passe à côté d’un bar irlandais nommé « Le Shamrok ». Deux blondes magnifiques et salopes passent à côté de moi. Trente ans. L’une d’elles s’arrête de parler et dit « MMMh, charmant. » Je ne réponds rien, je ne leur adresse même pas un regard. Je continue mon chemin en pensant sans arrêt à ce qu’elle a dit. Ça a presque remplacé le rêve de ce matin. Chez moi, je me réchauffe. Je vais sur MSN pour une raison que j’ignore. J’arrête et sur mon lit, j’écoute Julian Lenon. Je suis trop fatigué pour écrire ce post. Ça a été une des plus grandes journées de ma vie. Une de celles qui me rappellent que j’adore novembre, même si c’est le mois le plus rapide de l’année. Je m’endors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, je me lève à midi, écoute Razorlight en sortant mon chien et remplace les affiches de Spider et Anything Else par celles de CQ et Eternal Sunshine. Je lis Girlfriend dans le coma. C’est l’histoire de l’entourage d’une fille qui s’appelle Karen et tombe dans le coma. Dans Champs Elysées, Blandine s’appelle Karen.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-110131976494762531?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/110131976494762531/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=110131976494762531' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110131976494762531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110131976494762531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2004/11/comment-devenir-un-dsastre.html' title='Comment devenir un désastre '/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-110131959551306304</id><published>2004-11-24T10:04:00.000-08:00</published><updated>2004-11-24T10:06:35.513-08:00</updated><title type='text'>It's my party</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.knifecrime.org/the_riots/free_pete/oops2.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’amuse d’une ligne de guitare du « Milk » sur le nouvel album des Kings of Leon. Je ne devrai pas ? J’ai coupé mes cheveux . Je n’aurai pas du ? Je sais, mais il paraît que je fais plus adulte comme ça, et je dois être pris au sérieux. Par tout le monde, la terre entière, le parfait inconnu, et surtout, un éditeur. Et quand j’aurai un visage plus mûr, mes cheveux repousseront d’eux-mêmes. Ils me le diront. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buffalo 66 de Vincent Gallo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’histoire de Dante. Ici, il s’appelle Billy, il est amoureux d’une fille stupide nommée Wendy Balsam. Ce sera sa Béatrice. En vieillissant, il deviendra dur, bourru, stupide, méchant. Un vrai enfoiré, comme Dante l’était avec sa femme, Gemma. Alors quoi, faut-il détester le film parce que Billy est un beau salaud ? Parce que Vincent Gallo est un vrai salaud ? Non. C’est une pochade, le fantasme d’un petit garçon qui voit sa vie s’effilocher, qui se rêve en vieux gars duraille que le destin vient sauvé et transforme à nouveau en petit garçon. Le destin s’appelle Layla, Christina Ricci. La scène est la scène finale, à la sortie du Sexotic Club de Scott Ward. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les femmes. Le corps des femmes est une marchandise, elles sont une marchandise elle-même. L’homme, lui, est force de travail, il est machine. C’est pas mieux, pas pire. Homme machine, femme marchandise. Il n’y qu’une solution, être fou, être un petit garçon timide. Est-ce que quelqu’un veut me rejoindre là-dedans ? Est-ce que quelqu’un s’est levé le matin pour se rendre compte qu’il n’avait jamais grandi ? Oui bien sûr, encore faut-il avoir été un enfant intéressant, pas un de ceux qui braillaient, un de ceux qui se taisaient pour avoir plus de chose à dire aux créatures qui peuplaient les nuits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi : le premier constat est qu’il fait relativement beau après la pluie des derniers jours. Il est cinq heure et demi, je marche sans bruit pour aller à la médiathèque. Un sachet avec dvds et disques à rendre. Pas de walkman pour changer, pas de walkman parce que j’ai oublié de charger les piles. La lumière est belle. J’entre dans la filature et doucement une musique emplit mes oreilles. Je rends ce que je devais. En fait, ce n’est pas de la musique, ce sont des sons qui me rappellent immédiatement la bande originale d’Elephant. Des oiseaux, des portes qui grincent, le vent. J’ai l’impression que cela dure de longues minutes (alors qu’en fait, les sons durent moins d’une minute), je regarde les nouveautés en disque et embarque immédiatement l’album de Mellow et le dernier coffret de Johnny Cash. Léger détour aux vhs pour louer un doc sur un peintre traditionnel japonais et en m’approchant des dvds, je regarde la pochette du disque difusé. Avant de le voir, j’avais ce pressentiment. « They were wrong, so we drowned » des Liars. Le disque est fini, je sais qu’ils vont le poser aux rayons nouveautés. Je fouille les dvds, et instinctivement, je reconnais le visage de Vincent Gallo, sans réflechir à la polémique, je me dis que les images de Brown Bunny avait l’air bien, donc va pour Buffalo 66 (et j’ai eu raison). Retour aux nouveautés disques, je me défausse du Johnny Cash contre le Liars, c’est un choix. Je vais m’installer pour lire le dernier numéro de Positif et des Inrocks. Dans une interview d’Alex Kapranos, je lis la moitié de ma vie, et ça me rend heureux de me savoir pas seul (à vous de retrouver le passage correspondant). Pendant ce temps débute l’album des Scissor Sisters, qui est vraiment pas mal sans être transcendant. Il donne une ambiance, une couleur. Une demi-heure passe, je rentre chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dernière fois que j’ai ressenti une telle ambiance, je rencontrai Blandine le lendemain. Est-ce que cela veut dire qu’elle va me revenir bientôt ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’espère, c’est pour ça que je l’écris. Parce que je ne pourrai être amoureux que d’une personne capable de ressentir ce que je viens de raconter, même si elle l’exprime mal (comme je viens de le faire) ou si elle ne sait pas l’exprimer du tout. Pas quelqu’un qui aurait loué Mickaël Jackson et Matrix. Même pas, parce qu’il y a une chose que personne ne veut reconnaître : la musique, les films, les tableaux, font mon monde. Ils en donnent la couleur, le ton et l’humeur. Pour certains, c’est TF1 et la Star Ac. Pour d’autre, c’est la nature, un cheval et de la paille. Les plus désespérés, le crack et l’héroïne. Foutez-vous ça dans le crane. Blandine, c’est toi que je veux. Fous-toi ça dans le crane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(date : plus d'un mois. avant tout)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-110131959551306304?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/110131959551306304/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=110131959551306304' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110131959551306304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/110131959551306304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2004/11/its-my-party.html' title='It&apos;s my party'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-109830461055454334</id><published>2004-10-20T13:58:00.000-07:00</published><updated>2004-10-20T13:36:50.553-07:00</updated><title type='text'>Les cendres de demain</title><content type='html'>Bien bien bien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis vivant. Jusqu'à quand ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'écris, c'est que je souhaite que ça finisse vite. Disons que, oui, enfermé chez moi, je suis bien. Disons que oui, quand je peux contrôler tout ces visages, quand je n'ai pas besoin de communiquer avec eux, tout va bien. Disons que le problème, c'est que l'animal en nous veut des amis, des amours, des connaissances. C'est ma perte. Si je me dis que je me suffis à moi même, tout ira bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque chose comme :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la place dans le nouveau cinéma coute dix euros. C'est extremement cher mais ça donne la possibilité d'accèder en plus à la Fnac à l'intérieur du ciné. Je choisis plus ou moins au hasard un film qui s'appelle "Focus". Je fais une remarque à haute voix en disant que ce n'est pas "Autofocus", un tout autre film. A la caisse, la vendeuse ne prend pas moins argent, interrompu par une vieille dame venant se renseigner, de fait, je rentre dans le cinéma sans avoir payé. La sécurité me court après, je la sème à travers la fnac, et essouflé, je fouille des disques, trouvant un inédit de Radiohead sous couverture bleue et rouge, ainsi qu'un disque nommé "Noah Wyle Experience". Assez enfantin comme rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a ce magasin, qui loue des cassettes vidéos et vend des fringues. Des jeans à 0,56 euros. Et puis je cherche je crois des épisodes de X-files et il n'y a que des films de sous série Z, de jaquettes étranges et monstrueuses. Plus tard, y retournant, je file une jeune fille qui rentre à l'intérieur, et en réalité, la boutique est aussi un lieu de culte, une grotte chrétienne semblable à celle de Lourdes, et la jeune fille parle si fort qu'elle ameute tout les clients, une fois qu'ils la regardent, elle s'envole de quelques centimètres au dessus du sol. Après, nous faisons l'amour, pervers, amoureux, étranges, juste normaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et une poignée de secondes avant le réveil, quelqu'un d'autre apparait, dans le décor d'une photographie de Man Ray, les ténébres, je vois son visage et elle me tend la main, attrape mon bras, et me sort d'un piège, à moins qu'elle ne m'attire dans ses ténébres. Ma bouche touche ses joues, touche sa bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-109830461055454334?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/109830461055454334/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=109830461055454334' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/109830461055454334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/109830461055454334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2004/10/les-cendres-de-demain.html' title='Les cendres de demain'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-109653439410641507</id><published>2004-09-30T01:20:00.000-07:00</published><updated>2004-09-30T01:53:14.106-07:00</updated><title type='text'>Suis-je ce garçon désespéré à qui je ressemble tant</title><content type='html'>Parler du livre que j'écris à son sujet me calme, j'entre dans un endroit serein, un monde dont je dessine la carte. Cette année, je ne cache plus mes aspirations artistiques, la plupart des personnes que je cotoie le savent, ce sont ceux qui partage ma majeure. Pas que j'ai envie de leur en parler, pas qu'ils aient envie de m'entendre, mais quand on me pose des questions, je réponds, franchement. Je parle de la trame du livre, du nombre des pages, des lieux qu'il traverse, du réconfort qu'il me procure, de la vie fictive dans laquelle je me réfugie, de mon amour pour Blandine, en tant que personnage puisqu'elle n'est plus que ça. D'un certain côté, c'est une façon de rationnaliser notre relation, elle n'a jamais existé que par des mots, elle a disparu, ça ne compte pas dans l'esprit des gens normaux. Si l'on invente une rencontre, que cela devient de la fiction, c'est acceptable, c'est même beau et triste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question : Pourquoi ils ne veulent pas vivre les choses qui les émeuvent ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour citer Brooklyn Boogie, "Auggie, il serait merveilleux si il était différent". Pour moi, voilà toute l'essence des vies qui tournent sans cesse autour de moi et que je cherche à fuir le plus vite possible, je cours je cours, en fait non, je me cache dans un coin sombre. La population du 21° siècle vit dans un univers de frustration permanente qu'elle provoque elle-même, elle ne peut survivre que dans l'insatisfaction, elle est attiré par la souffrance, le dégout et la déchéance.  Moi aussi, très certainement. Sauf que je ne veux pas y céder, je ne veux pas me rouler dans la fange. Oui, la population du 21° siècle est scatophile. D'une étrange manière. Elle va vers ce qui la dégoute le plus, d'un point de vue mécanique. Et elle l'aime, de tout son coeur, c'est même un amour magnifique, quand on y pense. C'est la source de toute littérature, de tout art. Ce sont des histoires raconté par des scatophiles refoulés. Il se déteste trop pour manger de la merde. Et pourtant, qu'est-ce qu'ils aimeraient ça. Alors, il s'éloigne le plus possible de ces choses, ils s'isolent et ne veulent rencontrer que des gens comme eux, se marier avec des gens comme eux, coucher avec des gens comme eux, des gens comme moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre genre : je passais la soutenance de mon mémoire. Plusieurs autres personnes passaient avant moi, j'attends assis dans la même salle, et quand vient mon tour, quand on prononce mon nom ... &lt;br /&gt;Trou noir. Je reprends conscience en sortant de cette salle. Je traine dans les coins habituels de l'IUT jusqu'à ce que la feuille de résultat soit publiée. Elle arrive, et j'ai une très mauvaise note générale. 17 à l'écrit, et l'oral, 1. Je prends cette feuille, sort de l'amicale, dans le couloir, l'examinatrice discute avec le président et le directeur, en passant à côté d'eux je déchire la feuille de résultat et la jette violement sur l'examinatrice qui s'effondre. Avec de partir, je vole de l'argent. &lt;br /&gt;Ma vie n'est plus que cela, une longue crise de folie, qui m'amène à me faire virer de chez moi. Je vis dans la rue, dans des foyers, souvent je brise des poubelles ou des panneaux, je suis ivre de rage. &lt;br /&gt;Un jour, sale, en pleurs, être humain mort, je reviens à l'IUT, pour voir cet endroit où tout à commencé. Je croise mon meilleur ami dans les couloirs, il me dit qu'il faut absolument que je voie le directeur, il y a surement moyen d'arranger les choses, je ne peux pas rester dans cet état. En me dirigeant vers son bureau, je croise des autres élèves, et ils m'insultent au passage, me dévisagent avec de la peur dans le regard. Le directeur m'acceuille plutôt bien, froidement évidemment... Il m'avoue que la police me recherche pour l'argent que j'ai volé. J'explique que j'ai des pertes de mémoire depuis cette soutenance, je ne me rappelle pas avoir volé l'argent, je l'ai fait ça c'est sûr, mais je ne m'en rappelle pas, et c'est pareil pour presque chaque jour de ma vie désormais. Il part appeller la police, retirer sa plainte à condition que je me fasse soigner. Dans le bureau vide, je sens la rage monter en moi, une force animale, celle d'un singe, d'un tigre, je veux sauter sur le bureau en poussant des hurlement, faire tomber une armoire, sortir dans les couloirs et tuer les élèves qui me passeront sous la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien des années après, je suis sur le balcon d'un grand building à l'américaine quand de l'agitation se mets en branle. Le bruit d'une sirène, un projecteur qui illumine la façade du building, une voix dans un haut parleur. En suivant la lumière du projecteur, je vois une vieille femme, debout sur la rembarde de son balcon, deux étages plus hauts. Elle va se jeter. Je monte sur la rembarde, je l'ai déjà fait avant, le balcon supérieur n'est pas haut, il est très facile d'y accèder en s'accrochant sur le bord puis en grimpant sur son ossature métallique. L'étage au-dessus, j'entends quelque chose qui goutte, et je me rends compte que la vieille femme pisse de peur, de tristesse. Je reproduit la manipulation et me retrouve à son étage. Je m'approche rapidement d'elle, l'enlève fermement du rebord et la rentre chez elle, la glissant immédiatement dans son lit. Je crois reconnaitre l'examinatrice de mon mémoire, et je ressens un amour fort pour elle, maternel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je n'étais qu'un petit garçon aux cheveux étranges, mon grand père avait fait un dessins au fusain pour moi et la fille dont j'étais amoureux. Mélanie Keller. Le dessin représentait un vieux couple de souris parlant d'amour. Un jour, 8-9 ans, j'ai déchiré ce dessin, parce que Mélanie, sans doute, ne m'aimait pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-109653439410641507?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/109653439410641507/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=109653439410641507' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/109653439410641507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/109653439410641507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2004/09/suis-je-ce-garon-dsespr-qui-je.html' title='Suis-je ce garçon désespéré à qui je ressemble tant'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-109645196400625800</id><published>2004-09-29T02:21:00.000-07:00</published><updated>2004-09-29T02:59:24.006-07:00</updated><title type='text'>La vie sexuelle des Beatles</title><content type='html'>Prendre des cours de photographie ou pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me transformerai pas en Man Ray le lendemain de la scéance, je ne rencontrerai pas Lee Miller sur le siège juste à côté de moi aux cours.            Et pourtant, c'est évidemment ce que je souhaite, ce sont mes désirs profonds, mes motivations pour ce cour.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faire dans ce cas-là ? Ce sont des motivations normales, un peu irréelles juste comme ma vie. Un indice : en suivant dans la rue une jeune fille qui m'évoquait Nadja, elle a fini par entrer dans une boutique de photographie Kodak, et moi j'ai suivi mon chemin. Un signe, de qui.  Dieu, the giant so-what. Nadja. Le destin. Moi-même.    Et je ne vois pas l'intérêt de parler en code, c'est l'habitude de l'écriture blog qui revient tout doucement. Nadja, Bianca, Blandine.     La même personne, encore et encore, depuis toujours, bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait plus de deux mois que je n'ai pas blogger. Retrouver, les automatismes, le ton. Savoir à qui l'on parle, voilà le plus important dans un blog. Ne plus s'adresser aux autres, à soi, aux inconnus, mais à quelque chose qui les surpasse, qu'ils ne peuvent même pas concevoir. Il est approximativement possible de mettre un nom sur cette chose, sur mon auditoire : le néant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis que je suis tout petit, j'attends la femme de ma vie. C'est bête, c'est moi. Si je réclame le fait d'être unique, il faut bien que j'ai un mode de vie unique, des désirs uniques. Je ne ferai rien tant que je n'aurai pas trouvé la femme de ma vie. Pour les gens normaux et choqués, la femme de ma vie équivaut quasiment à "mon type de femme". Sauf que mon type de femme est tellement rare, qu'il n'y qu'une personne sur terre qui lui corresponde. Voilà ce que j'appelle femme de ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne m'adresse pas encore au néant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les nuits, je rêve d'abandon. Tout d'abord, je me rendais sur Paris en voyage de classe, par le train. Je me trompe de wagon et perd mes amis. Je descend arriver à Paris, je me trouve dans une énorme station soutteraine qui fait le lien avec le métro. Je veux me rendre en un endroit bien précis, la Place d'Italie, mais ma monnaie ne marche pas dans le distributeur de tickets. Je suis obligé de sortir de la station, je fais surface sur une grande place pleine d'enfants qui jouent. Je m'assois sur une pierre en regardant les enfants, je demande mon chemin, je me rends compte que quelque chose cloche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Rome. Encore un code. A Rome, un festival prone le retour aux temps gaullois. Plein de tentes, de stands, et de gens déguisés. Encore un voyage de classe. Je marche aux milieux des allées encore boueuses de la veille et des vestiges romains semblables aujourd'hui à des pierres naturelles. Et je LA vois, Nadja, à un stand, je ne me rends pas tout de suite compte que c'est elle, elle aussi est avec une classe, c'est au bout de plusieurs minutes que je réalise que je l'ai croisé, je fais demi tour en courant et laisse mes amis qui ne comprennent pas. En fouillant toutes les allées, je ne la retrouve pas, et m'écroule sur une tente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me dirige vers un Parc près de chez moi. D'une manière ou d'une autre, un type de l'IUT m'accompagne. Nous avons rendez-vous avec Nadja. Il est l'heure, elle n'est pas là. Nous sommes très inquiets, je cris son nom à tue-tête, je scrute les arbres dans le parc, les chemins de terre et de cailloux, elle n'est pas là. Nous sommes un matin d'octobre, notre époque, il y a peu de monde, un ciel neutre, un temperature clémente bien qu'un peu froide. Et derrière moi, j'entends le type de l'IUT qui parle avec elle, je me retourne, elle est là, en jogging, en sueur, essouflée, et il me dit :"Je suis vite montée à Paris en vous attendant."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes dans l'ancienne maison de mon grand-père, assis sur le canapé, j'ai mes bras autour d'elle et nous regardons la télé. Le dessus de sa bouche me caresse quand nous nous embrassons. L'atmosphère est magnifique, réconfortante. Mon grand-père apparait à la porte, lui il y a 10 ans, et il nous demande si elle sera là pour Noël. Oui elle sera là, bien sûr elle sera là, on passera les fêtes en famille, peut-être en famille restreinte, les gens que j'aime, elle, toi, moi. Ce sera beau, il y aura de la neige et un grand sapin vêtu d'une guirlande lumineuse blanche. Et le bois brulera dans la cheminée. Un instant d'absence, elle disparait. Je suis seul sur le canapé et à la porte défilent tout les gens de l'IUT qui me demande si je serai là pour Noël. Bien sûr que je serai là, qu'est-ce que j'ai à faire d'autres, je viendrai et s'amusera et on se saoulera et on sera stupide et tout le monde finira par s'endormir et moi je serai horrifié, je pousserai des cris en voyant apparaitre des images de falaise et de mer irlandaise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-109645196400625800?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/109645196400625800/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=109645196400625800' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/109645196400625800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/109645196400625800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2004/09/la-vie-sexuelle-des-beatles.html' title='La vie sexuelle des Beatles'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-109631753940959468</id><published>2004-09-27T13:35:00.000-07:00</published><updated>2004-09-30T02:00:57.746-07:00</updated><title type='text'>For Lovers</title><content type='html'>&lt;img src=http://www.funland.nildram.co.uk/wolfman/logo.jpg&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aimait les ciels de loups,&lt;br /&gt;avec la lune du bleu&lt;br /&gt;du noir où sont les nuages,&lt;br /&gt;étendu au fond de son lit&lt;br /&gt;il se réveillait toujours au&lt;br /&gt;dessus de la couette&lt;br /&gt;il parlait et racontait les histoires&lt;br /&gt;de ce monde d'horreur&lt;br /&gt;où l'on frissone &lt;br /&gt;entourés d'âmes éteintes, &lt;br /&gt;un monde plein de tops models prêtes à crier :&lt;br /&gt;                Himalaya !&lt;br /&gt;Répétant son nom sans arrêt,&lt;br /&gt;il tomba dans une fissure de son draps&lt;br /&gt;et personne ne le revit &lt;br /&gt;le jour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-109631753940959468?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/109631753940959468/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=109631753940959468' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/109631753940959468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/109631753940959468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2004/09/for-lovers.html' title='For Lovers'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8150314.post-109614863225629429</id><published>2004-09-25T14:42:00.000-07:00</published><updated>2004-09-27T13:34:51.053-07:00</updated><title type='text'>A la recherche de Nadja</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.artnet.com/magazine/people/laster/Images/laster12-3-18.jpg" /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pourquoi devais-tu tant ressembler à Bianca de Coco Rosie ? (à gauche)&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8150314-109614863225629429?l=tahitirainsong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/feeds/109614863225629429/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8150314&amp;postID=109614863225629429' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/109614863225629429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8150314/posts/default/109614863225629429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tahitirainsong.blogspot.com/2004/09/la-recherche-de-nadja.html' title='A la recherche de Nadja'/><author><name>paul_austère</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13549855088830080160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://site.voila.fr/amesolitaire/chaplin.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
